CHAPITRE VI. ayS
le eourant d'une pile de la paires par la boussole de sinus y et à travers le liquide contenu, soit dans Tùn des tubes j soit dans les deux.
En opérant sur des dissolutions de diverses natures, il a trouvé que l'intensité était rigoureusement en raisoa directe de la section , et en raison inverse de. la conductibilité, comme Fechner Tavait déjà reconnu.
Dans ces expériences , il a négligé la résistance de la pile, ainsi que la longueur du fil de la boussole, parce que ces conducteurs réunis ne formaient, en longueur réduite, qu'une très-faible portion de la longueur du liquide des tubes soumis à l'expérience.
La communication avec le liquide des tubes a toujours été établie avec le métal dont l'oxide se trouvait dans la dissolution. Il a pris le cuivre pour le sulfate de cuivre, le zinc pour le sulfate de zinc , et enfin le platine pour l'eau pure ou acidulée. La loi de l'intensité des courants étant la même pour tous les conducteurs, rien n'a été plus facile que de comparer la conductibilité des liquides à celle des métaux.
Il a déterminé avec une certaine exactitude la conductibilité d'un liquide particulier, afin de s'en servir comme de type à l'égard des autres liquides. Il a pris pour liquide d'épreuve le sulfate de cuivre saturé à la température de i5^, qu'il a mis dans un tube horizontal d'un mètre de long et de 20 milliipètres de diamètre. A côté de ce tube , il a disposé un fil de platine de aoo mètres de long et il a fait passer le courant de la. pile de la éléments par la boussole pyrométrique et le sulfate de cuivre , puis le même courant dans I9 boussole pyrométrique et le fil de platine, dont on a varié la longueur jusqu'à ce que la déviation ne fût plus que de a a degré3. Il a trouvé que i3a mètres de fil de platine équivalent exactement à une colonne de sulfate de cuivre de 1 mètre de longueur et de ao millimètres de diamètre. Pour produire ces effets, il faut que les conductibilités du platine et du sulfate de cuivre soient entre elles comme le rapport iavçrsç des section^ Yt 18 •
^94 MESURE RÊLAT. liÉS SJOtlké. THERMO-ÉLEC. , ETC.
ftiultiplié jjai* lé rapport direct <îe$ longueurs. Kri eftectUàiit ce calcul, il a trdtiv^ que la conoiictibilttë dii platine est plus de !2 piillions et demi dé toh plus grande qtié Ia conductibilité d'une diéadlutiôù de $ulfatê de é*uivré.
Il a dômpari ehsuite là Conductibilité du élilfaté éé cuivre à celle des âiltreà lîqtiideâ, au inoyéri de deui appareils composés cliacun de trôi^ tubes cylindriques, d'un deml-mèlre de longueur, dont les diamètres sont entré euA Comme les nombres ï , 2,4» Le plus petit est àe 3 h 4 millimètres. Ces tube<i sont fermés k leur extrémité inférieure par deà boiicboris de cuivre rouge, qui peuvent i^'enlever à volonté; puis h leur extrémité supérieure tts reçoiyent de petites tiges pareillement de cuivré, quî gèltvent être enfoncées plus ou nloîns,de manière à faire entrer dans le circuit éléctrîqtle des colonnes liquides plue ètl iâoins longuet, depuis qtielqiies millimètres }u$qu^i Sô centimètres; L*utl des appareils est retnpii d'une dis- Soiutidn saturée de sulfate de cUÎvre, pour servir de fypé aux liquides bons conducteurs, et Pautre contient une dissoittitfcirf plus ou moins étendue dé Sulfate de cuivre, pôu^ sertir de type auX mauvais conducteur». Voîcî quelques-uns des résultats qttll à obtenus :
Hfisolaticnis; Co^dactibiiités«
Di5Solutietl«atat^« «<«..;.;;...*. i
id. étendue de < vol. d*eau ....,..,. 0,64
Id. de a \êh d*tatf.. ...•.•*...!... o,44
Id. * 4 volumes d'eau ...:.......•. • . o,3ï
Id« Mturée dé 9tt\(àte de cuivr^. i,oà
Id. saturée d|e sulfifte de zinc. ...;>.. o,4 1 7
Eau distfUée. .,,**..*....;./....,.,♦.., o,oaa9^
E»u avec r^rt7 d'àclde ukrîqtie. ..*•...... O,0i5
DaiftS !es réStiîrats que nou^ venons de rapporter, î( ri*a pas été tenu compte de la perte d'électricité qui a lieuL quand Féléçtricité passe d^un métal dans un liquide.
Il ii^i^ril^iili Vrîm^^i-ii^inVi-nt^'ipi^iili inii ut îfcitit<i4Li^i<iàiljitu^i
CHAPItRÊ Vît
KOUVFAUX DIÉVELÛPPEIIEHTS HELATIF» A lA Hà^ NIÈRE D'ÉVALUBa L'INTE998ITÉ »ES COUftAETII ÉLECTRIQUES ET LA QUANTITÉ D'ÉLECT|liaiT^QliI| EST NÉCESSAIRE POVft PJtGQJUPO^lEi» VU QUAimS D'EAU.
I j lUMQi t^MÉl^"- ^-"^
1 1287. Oir a ^^ii\i^ àpriùHqa^ lèsqtiaBtitÀ à'éUtipmiié qui codfttîtueot leà ocHimnlsi $Di)t propprli^nm^Ut^ tus effets produits. Pour dëmont^^ ^ pi*îpclipe, M4 Pontlltl s'est servi d'une roue dentée (figi 16) qui a déjà lem k M. Massoo pour dcfi elpérienc^i^dtl même genrn et qui ^st ainsi construite : le« di^tits ^^ k > <?» aptlt métalliqinifs ëk font corps avec elle, Ijds interVallfi» k»', ^'> a'» eduti (*tiflipiHI avec des morceaux de bois ajustés avec soin ; cette roue est portée sur un at^ boriZûiilal en métal, auquel on imprime un mouvement de rotation plus ou moins rapide. Qu peut lui filire faire de ao à kl toUr» poui» ui^ feiil lOur d'uue graudd roue aVeo laqueli0 eU0 esMnrappQrl^ Off le nombre des deilta etaiit d« ^, il ('«m^utl qu'il ^«M i,3oo dents du métal ou a,6o6 dents de bois et de métal pour un tour de la grande. roCie^ D'un autre côté, comme on peut faire jusqu'à 3 tours en i", il en résulte qu'une dent passe à peu près eO 7^ ^^ aeo0il^. Vtn» àd la roue est mit en coi»ma«i«atiQ«i n^^ Tuil d#« |)61^tt ^ \H pile 9 tandis qu'uiie latiguet^o' c)^ iaitoii f^ f» rppp^krt successivement avec cliuqU^ ck^t^ ^^ ia<|ùello çde npt puie légèreiaeiit i c^mmuiiiqMfi l^v^ l'uiiire p#l#> X»e <N[>urânt ne passe , bien entendu , que lorsque la languette
^76 WOUV. DiVELOP. StJn LA MAIT. I>iVAL. L*mt., EtC.
frotte sur une dent métallique, et est interrompu lorsqu'elle touche Tintervalle en bois. Il est évident que le rapport entre le passage et l'intermittence est égal au rapport qui existe entre Tare de la dent de métal et Tare de la dent de bois. Dans la roue, les deux arcs étaient égaux; la durée du passage et celle de l'interruption est donc chacune de y-~- de seconde quand la roue fait 21 tours en une seconde. Si l'on introduit dans le circuit une boussole, dont le multiplicateur est seulement de a OU- 3 tours, et que J'on observe l'intensité du courant, 1° quand la roue est en repos et que la languette pose sur une dent, 2,^ lorsqu'on met la roue en mouvement et que l'on augmente la vitesse successivement jusqu'à ce que l'aiguille ne fasçe plus que de légères oscillations, on trouve, au moyen des déviations produites, que l'intensité du courant dans ce dernier cas est moitié de ce qu'çlle est lorsque la roue est en repos; si l'on continue à augmenter la vitesse de rotation , l'aiguille continue à rester immobile. On se rend compte facilement, au moyen du calcul , des effets mécaniques qui sont produits dan"^ cette expérience.
Représentons par F l'intensité de l'action magnétique de la terre sur l'aiguille; par <p l'intensité du courant, et par D la déviation observée pendant le repos ,
on a 9 = F sin. D,
' Si X représente la déviation dé Taiguille, lorsqu'elle
1>rend Ba position d'équilibre pendant le recouvrement ^ 'action qu'exerce la terre sur l'aiguille sera
Fsin. ^.
Il est bien évident que cette force qui tend à ramener râiguille dans le méridien magnétique, agit d'une manière permanente aussi bien pendant le passage du cou-» jrant que pendant son intermittence.
JSiii prenant pour unité de temps la durée du passage