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moins grande. Supposons encore que cette argile renferme des matières conductrices de l'électricité capables on non d'altération , telles cfue de petits filets de cuivre métallique, ou bien des pyrites; ou ne peut nier que ces circonstances ne puissent se présenter. Eli bien ! il n'en faut pas davantage, d'après les principes dont on a essayé de donner une idée précédemment, pag. 333, pour qu'il y ait décomposition du sulfate de cuivre, dépôt de cristaux de protoxide de cuivre, et même de cuivre métallique sur les corps conducteurs qui auront servi à transmettre l'électricité qui provenait de la réaction du sulfate de cuivre sur l'eau, ou bien sur une dissolution à un degré moins grand de saturation. C'est au moyen du même principe que l'on explique la formation des cristaux de protoxide et de deutoxide de cuivre sur les vases en bronze, qui restent enfouis pendant des siècles dans la terre, ainsi que les cristaux de peroxide hydraté ou non hydraté de fer sur des masses de fer soumises à des altérations très-lentes. Les produits résultant de l'altération du plomb sont soumis au même principe.
Cet exemple suffit pour montrer les effets qui peuvent être produits dans les terrains qui sont mouillés par des dissolutions métalliques de diverse nature, dont quelques-unes n'agissent que faiblement l'une sur l'autre. La présence d'un troisième corps suffira toujours pour augmenter l'énergie de la réaction. Je viens de dire que ce corps devait être conducteur, mais nous savons que, dans les tubes capillaires, et par conséquent dans les fissures excessivement étroites, les parois, quoique d'une nature moins conductrice, suffisent pour remplacer la conductibilité. Cette propriété de la capillarité doit jouer un grand rôle dans les phénomènes géologiques de décomposition. Il me suffira de rappeler que, si Ton introduit dans un tube de verre à très-petit diamètre un mélange d'oxide de nickel ou de cobalt avec de l'hydrochlorate de chrome, il se dépose
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éduràiits , Us ont lieu dans toutes sortes de directions, et dès lors leurs actions se contrarient et se détruisent : aussi n'a-t-on pu reconnaître jusqu'ici aucun effet sur l'aiguille aimantée dans l'action de deux corps qui se combinent. Mais il n'en est plus de même quahd ils communiquent avec un troisième corps suffi* samment bon conducteur pour qu'une portion des deux électricités dégagées éprouve moins de difficulté à le suivre, pour former du fluide neutre, qu'à se combiner immédiatement Sur la surface thème de contact : alors il y à production d'un courant et d'effets électro-chimiques plus ou moins sensibles, dépendant de la nature dés corps; l'un des corps au moins doit être liquide.
Quand l'un d'eux est mauvais conducteur , on a des effets auxquels j'ai donné le nom d'électrô-capillo-chimiques, et dans lesquels l'action capillaire paraît suppléer au défaut de conductibilité. Il est donc bien entendu que; dàiîs les actions lentes, trois corps, Hont un au moins qui est liquide, sont nécessaires pour là production d'effets électro- chimiques observables. Voici maintenant quelle est la conséquence de ce principe : lorsque deux corps ne réagissent que très-faiblement l'un sur l'autre, la présence du troisième donne écoulement à l'électricité., et il en résulte un petit appareil voltaïque, qui suffit pour augmenter l'énergie de l'action chimique des deux corps. Voilà comment il faut concevoir le rôle que joue l'électricité dans la nature. L'exemple suivant éclaircira ce que je viens de dire.
On sait que l'acide hydro-chlorique n'exerce qu'une action excessivement faible sur l'argent; eh bien ! mettez en contact ce métal avec un morceau de charbon, fermez hermétiquement le vase qui renferme l'acide, voici ce qui se passera : le charbon s'emparera des deux électricités qui se sont dégagées dans la faible réaction de l'acide sur le métal; il en résultera un courant, dont l'action augmentera1 celle de l'acide sur l'argent. On aura alors du chlorure d'argent qui cristallisera en
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oétaèâlres réguliers, et de l'hydrogène carboné dont la tension deviendra suffisante pour briser le vase si ses paroifc offrent peu de résistance.
Résumons maintenant les principaux phénomèpes géologiques observés, et tâchons d'y trouver les conditions qui sont nécessaires pour la manifestation d'effets électro-chimiques; nous pourrons ensuite en faire l'application à des décompositions et à la formation de combinaisons insolubles.
Nous reconnaissons : i° que la chaleur de la terre va en augmentant de la surface au centre ; a° que la croûte du globe est composée de deux espèces de terrains qui ont une origine différente; terrains de cristallisation ou en masse, qui paraissent en général avoir eu une origine ignée, et terrains en strate ou de sédiment, dont l'origine aqueuse est bien manifeste; 3° que les* eaux thermales doivent leur température élevée aux terrains d'où elles viennent; que celles qui se trouvent dans le voisinage des volcans, contiennent principalement du gaz. acide carbonique, du gaz hydrogène sulfuré, des carbonate sulfate et muriate de soude; tandis que celles qui en sont éloignées renferment une petite quantité de gaz hydrogène sulfuré, des muriates de chaux et de magnésie, mais point de carbonate de soude; 4° qae les eaux minérales froides renferment une plus où moins grande quantité d'acide carbonique qui tient en dissolution diverses terres, des oxides métalliques et de la silice; 5° que toutes ces eaux, qui viennent de l'intérieur delà terre /traversent les fissures des roches, réagissent sur leurs éléments et produisent des composés solubles et insolubles. Les composés solubles sont dissous par elles et transportés au dehors , tandis que les composés insolubles restent sur place sotfs forme de cristaux pu de concrétions.
Les mêmes eaux, quand elles sont chargées de sels, peuvent encore réagir sur les roches supérieures et donner naissance à dés composés particuliers , dont nous parlerons dans un instant.
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évidemment formé par la réaction des dissolutions renfermant des phosphates sur 1e fer du mica qui a été enlevé à la manière des cémentations.
La capillarité a encore ajouté ici son action à celle des courants électriques résultant de la réaction du phosphate sur le fer.
' Le carbonate de chaux, les doubles carbonates de chaux et de magnésie, de chaux et de soude,seforment aisémenten présentant à l'acide carbonique des bases à l'état naissant.
Je* n'ai pas l'intention de rapporter ici toutes les décompositions et les formations nouvelles qui ont été observéesjusqu'icietdont on peut rendre compte, attendu que je serais forcé d'entrer dans des détails que ne comporte pas une simple notice. J'exposerai seulement les résultats généraux qui ont servi à établir les principes à l'aide desquels on peut rendre compte de quelques-uns des changements qui se sont opérés et s'opèrent encore, de nos jours, dans la terre.
Voyons maintenant quels sont les phénomènes chimiques qu'on peut utiliser pour produire des combinaisons insolubles cristallisées.
Rappelons - nous d'abord qu'en électro- chimie un moyen puissant d'action est de former des doubles combinaisons entre des composés solubles et d'autres qui ne le'sont pas, et d'opérer lentement la décomposition. C'est ainsi que, pour obtenir des sulfures ou des iodures métalliques, nous avons d'abord formé des doubles hyposulfites, des doubles iodures, etc.; la décomposition ayant lieu lentement, les éléments des sulfures ou des iodures ont pu se grouper régulièrement. On peut même, dans certaines circonstances, en continuant la décomposition des cristaux de ces doubles combinaisons, eu retirer entièrement une des parties constituantes et laisser l'autre sous une forme qui ne lui est pas propre. C'est par ce moyen que l'on arrive à former des pseudomorphoses.
On peut obtenir les mêmes effets sans l'emploi des forces électriques, par la méthode seule des doubles dé-