CHAPITRE SUPPLÉMENTAIRE
Félectricité de la torpille avec les électricités commune et voltaïque. Il rapporte les observations qui ont été faites à cet égard. Tous les phénomènes observés avec les diverses espèces d'électricité ne différent donc pas dans leur caractère, mais seulement dans leur degré, et doivent, varier en raison des circonstances qui font changer la quantité et l'intensité.
Dans un second Mémoire (i), M. Faraday s'est occupé d'une nouvelle loi de conductibilité électrique et du pouvoir conducteur en général.
On savait depuis long-temps que l'eau pure était un assez mauvais conducteur de l'électricité et que la glace ne transmettait pas du tout le courant voltaïque. Davy, en 1821 (2), avait annoncé que le nitre desséché, la .
{notasse caustique et la soude sont conducteurs de l'éectricité voltaïque, quand on les liquéfie à une température élevée; on s'en était tenu à ces résultats, sans chercher à les étendre et surtout à en tirer des conséquences générales sur la conductibilité électrique.
M. Faraday a d'a|>ord constaté , avec le galvanomètre, que l'interposition d'une plaque légère de glace dans un liquide traversé par un courant, intercepte ce courant, quelle que soit la force de la pile. Cette propriété isolante de la glace n'existe pas pour l'électricité des machines qui a une tension suffisante pour vaincre la résistance qu'elle lui oppose. Ainsi donc l'eau pure qui jouit médiocrement du pouvoir conducteur à l'état liquide le perd tout-à-fait à l'état solide ; cette loi est générale. Il existe un grand nombre de corps, et en particulier le chlorure de plomb, qui, étant fondus, donnent passage à l'électricité et sont rapidement décomposés, tandis que les effets cessent à l'instant de la solidification. Les carbonates alcalins, le sel marin, la litarge, les iodures de potassium, etc., ainsi que les substances qui
1) Philosopliical Transact., i833, 2e partie. 2} Eléments of Chemical Philosophy, p. 169.