CHAPITRE SUPPLÉMENTAIRE
celles avec lesquelles elles sont combinées. Ce rapport général des particules déjà en combinaison, avec les autres particules auxquelles elles ne sont pas combinées, est très-distinct dans un grand nombre de cas chimiques que M. Faraday énumère.
Il a déduit aussi de quelques expériences que le transport dépend particulièrement de l'action mutuelle des corps décomposés.
Il regarde comme une conséquence de ses expériences, que plus les corps sont directement opposés l'un à l'autre dans l'affinité chimique, plus ils sont disposés à se séparer l'un de l'autre dans les cas de décomposition chimique.
Les pôles, suivant lui, sont, simplement des surfaces ou des ouvertures par lesquelles l'électricité entre ou passe dans la substance qu'on décompose. Ils limitent l'étendue de cette substance dans la route du courant électrique. Les métaux sont des pôles parfaits en raison de leur grand pouvoir conducteur et de la propriété de ne point se mélanger avec les substances qui agissent sur eux.
Il m'est impossible de donner dans cette notice plus de développements sur la théorie électro-chimique de M. Faraday; mais je crois que le peu que j'en ai rapporté suffira pour en donner une idée au lecteur.
Je crois avoir exposé dans ce précis la plupart des faits les plus importants, relatifs à l'électricité, au magnétisme , et aux phénomènes naturels qui ont des rapports plus ou moins directs avec ces deux agents.
Je me suis appliqué aussi à démontrer la nécessité de faire marcher de front l'étude des sciences naturelles physiques et chimiques, pour leur avancement réciproque. Si les corps organiques sont régis par des lois qui leur sont propres, ces lois ne sont pas néanmoins tout- à- fait indépendantes de celles qui concernent la nature inorganique , puisque les premiers se composent d'éléments qui tendent sans cesse à for-
mn des rompons inorganiques. Cette fntte continuelle des fonces vitales avec celles qui ne le sont pas, est bien digne «FaltireT l'attention da philosophe. (Test en modifiant pi os on root ni tout ce qui est relatif à ces deux genres de forces , q'-ie l'on finira peat-etre par décoavrir h» rapports qui existent entre nn corps organisé et celoi qui ne Test pas. J'ignore si Ton dévoilera nn jour quelques-uns des mystérieux phénomènes qui président à la vie, mais je pense qurim des moyens (Ty parvenir, est de suivre la marche que j'ai indiquée dans cet ouvrage. Peut-être me fais-je illusion à cet égard, mais si cette marche ne conduit pas au but désiré , elle servira toujours à coordonner les faits et à ouvrir une nouvelle direction aux sciences physico-chimiques.
Maintenant, je vais entrer en matière et exposer avec des développements convenables les faits que je nai Êiit qu'indiquer dans cette notice.