‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 4)Chapitre 13 sur 119 · DU GALVANISME ET DE LA PILE DE VOLTA · texte numérisé non relu

DU GALVANISME ET DE LA PILE DE VOLTA

§ I. Découverte de Galvani.

Sulzer, vers 1802, avait consigné , dans sa Théorie générale du plaisir, un fait, auquel on fit alors peu d'attention et qui contenait cependant le germe d'une des plus grandes découvertes dont les sciences devaient s'honorer. Voici le fait : Si l'on joint , par un de leurs bouts, deux lames de métal, Tune de plomb et l'autre d'argent, et qu'on place l'une d'elles sur la langue, et, l'autre dessous, on éprouve une sensation assez analogue à celle que produit le sulfate de fer; on aperçoit en même temps une lueur légère, tandis que chaque pièce prise isolément ne communique aucune impression. Sulzer en tira la conséquence, que la jonction des deux métaux opère, dans l'un ou dans l'autre, ou peutêtre dans les deux, une vibration de leurs particules, qui affecte les nerfs de la langue , de manière à produire une sensation particulière. En 1786, Cotugno (1) annonça qu'un élève en médecine, disséquant une souris vivante, fut fort surpris d'éprouver dans la main une

(1) Journal encyclopédique de Bologne, n° S.

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