I. la
JjS DE LA LUMIÈRE ELECTRIQUE, ETC.
' Davy(|) a disposé un appareil dans lequel il a fait le vidç sous le mercure, sous d'autres métaux en fusion et sous diverses dissolutions. Il a trouvé les résultais suivants : le vide mercuriel parfait est perméable à reléctriçité et il devient lumineux soit par l'étincelle ordinaire, soit par le choc d'une bouteille de Leyde. Quand le tube est très-chaud, la lumière électrique se montre dans la vapeur avec une couleur verte vive' et de grande intensité. À un froid artificiel de vingt degrés au-dessous de zéro du thermomètre 4e Fahrenheit, la lumière est excessivement faible. Pendant ï'ébullition du mercure, la lumière a le plus grand éclat. En introduisant dans le vide mercuriel diverses quantités d'air, la couleur passe successivement dûvert au vert de mer , au bleu et au pourpre. Dans le vide fait sur Palliage fusible de bismuth et d'étaiû, la lumière est jaune et de la phosphorescence la plus p41e. J3avy en a tiré la conséquence que la. lumière électrique dépend principalement de quelques propriétés qui appartiennent à la matière pondérable, à travers laquelle elle passe , et que l'espace oîi il n'y a pas de quantité appréciable de cette matière , est capable d'offrir les phénomènes lumineux; enfin, qu'il ne lui semblait pas improbable que les particules superficielles des corps
Îjui, détachées par le pouvoir répulsif de la chaleur, onnent la vapeur, pussent être également séparées {'>ar lés forces électriques, et produire des apparences umineuses dans le vide, privées de toute autre matière, par la destruction de leurs états électriques opposés.
Cette dernière opinion qui a servi de base à sa théorie électro- chimique, a été partagée par M. Berzelius qui, comme je l'ai dit, a avancé que le feu était produit dans les combinaisons chimiques, de- la même manière que dans la décharge électrique.
"(i) Sur les effets électriques dans le vide. Annal, de Ch. et de Phys., t. xx, p. 168.
a PERIODE, CHAPITRE PREMIER. 1 79
J'ai déjà indiqué les effets de chaleur que différents physiciens avaient produits avec la pile ; mais ces effets lie sont rien, comparés à ceux que Davy a obtenus en i8i3,avecla pile de l'Institution royale de Londres, composée de deux mille couples présentant une surface de 128,000 pouces carrés; ils peuvent jeter quelque jour sur la cause probable de l'incandescence perpétuelle du soleil. Davy ayant fait passer entre deux pointes de charbon placées à peu de distance l'une de l'autre, la décharge de cette énorme pile, il se produisit une lumière dout l'éclat était comparable à celle du soleil. Toutes les substances infusibles placées entre les deux pointes de charbon ne purent résister à une chaleur aussi forte et entrèrent en fusion. Tous ces effets ayant en lieu également dans le vide, Davy ne put admettre, pour cause première de la chaleur et de la lumière, la combustion du charbon; il en tira la conséquence que l'une et l'autre devaient être attribuées à la réunion des deux Électricités; cette expérience vint à l'appui de ta théorie électro-chimique dont j'aï exposé précédemment les principales bases.
' Je dois dire aussi que le rapprochement entre les effets lumineux et calorifiques de la pile avec la lumière du soleil est du à M. Arago.
A la même époque, M. Children faisaiteonstruire une pile d'une grandeur remarquable, dans laquelle chacun des éléments avait une surface de 3a pieds carrés. Des fils de plalîne qui avaient jusqu'à i lignes de diamètre fuient rougis dans une certaine longueur et même fondus; les métaux, et Içs oxides invisibles à la chaleur de dos fourneaux entrèrent en fusion. M. Children s'occupa de ces expériences remarquables à plusieurs reprises, mais particulièrement en i8i3 et i8i5.
L'ingénieux Wollaston , doat le nom rappelle toujours des expériences délicates faites sur une petite échelle, traita cette question d'une manière inverse"; il fondit un fil très - fin de platine avec un seul couple voltaïque de la plus petite dimension. Cet appareil était
l8o J>É L* LUMIERE ÉLECTniQUJÇ, ,BTÇ,.t .
.iWméd^un gé à coudre en cu'iwe «Jq^t^il g|vait1(e,tile.y^ le
', fond e)t..qu'il aplatit de n.iaii ière a rapprocher , |j;s. cjepx
surfaces a nue très:petite distance l'une .de.l'autre^-tjn6
'petite lame de zinc fut placée entre lesde.ux.su.r^aees
de cuivre, sans les toucher. 11. mit ensuite ^en tconunuDi-
çatjon la petite |ame de zinc avec. la surface e^térieu^çe ,
au moyen d'un fil excessivement, .fin;. de. platjs.e, , jde
5^; de . pouce de diamètre, et en plongeant ^e^jcounle
' .dans l'eau légèrement,|e fil rougit .et fondit... Cejttejexjié-
riençe. et -d'autres observations antérieures .It*i d^gnran-
' trèrent que, pour avoir les -plus grands effets possibles
r de chaleur,, il fallait augmenter dans chaque-çouplfc^pl-
, taïque la surface du cuivre relativement au zjue. JÎ.(Cûn-
st;riiisit, d'après ce principe, une pile qui .pprte.soi» nom
, et dont on fait usage foutes les fois que l'on. yeu.(, £vo-
.duîre des effets de chaleur et de, lumière: ,.
Brandt , en étudiant les effets de la lumière quj, est produite entre deux points de charbon par l'acliou .d'une forte pile, prouva que cette lumière, çpmme.çelle.du soleil, produisait la combinaison du.çhiore.e,t dâlliydrogène ainsi que la décomposition du chlorure -d'aEgent. Cette identité d'action n'est pas sans importance pour la science depuis que l'on soupçonne une origine. électrique dans les rayons solaires. . ....■..,: i '
Depuis Franklin l'on savait que les métaux ii'ayaient pas tous le même pouvoir conducteur pour i'éjectricjté. Priestley est le premier qui, comme je l'ai, dit, -ait essaye de ranger les métaux par ordre de conductibilité électrique. Il trouva que cet ordre était.; or, argent, cuivre j laiton et fer. Dayy (i) s'occupa de la même question. en employant la pile. Le moyen dont il s'est servi, quoique. peu exact, l'a cependant e.>!n:-;;; a <liv. fa,its généraux qui ont été reconnus .exacts par d'autres
{)rocétlés. Il prit des fils. de' différents . métaux de même ongueur et de diamètres égaux, .et chercha combien
(i) Philos. Transac, ' i8ai.
ac période; chapitre premier. 181
chacun deux déchargeait de plaques voltaïques suivant la 'W&h'tJdë'aé' Wô^
dëoii£^potrrâ4 a ten^ltrb' ■ de>'dibtnètrtf ;: • c?t â de 6 poucesdfcvhitoguètiï;k d&hâf géflit' 65 'plaques y 6 pouces d'étain • ni ^àlrés ; '6- poucfes de' platine' rr paires;' et de fer g.' * Il déj^dtivttt aussi que les filé métalliques avaient un:pbtoitàr'condudtéiiren raison inverse de leur longueur, * et,cque* l'effet -d'un1 fil était proportionnel à sa masse.1 ÀiûÈÏ 6* pouces4 de platine déchargent i a doubles pla-j qiièki; 3' poncés, aayetc; et'6 fils* ou un sfeul de même: Idngtttut, niais!6' fois plus pesant, "produisent le même»
fVrtttr s'assurer si un fil déchargeait entièrement une» pife^'Dàty ajoutait. deux autres conducteurs tjuiplon* g&tekft1 dans Peau et partaient chacun d'une des extrémités de la* pile; qnand il y avait effervescence, il en coMJhriit ^que 'la pile n'était pas entièrement • déchargée* • Ve&crles valeurs relatives de la conductibilité de différefais métaux* par Davy :
■m..., :■„.. .PQWlftçtî^ilité. d'après H. Davy. ...... .
"*Argentv .*.*; ;!. :•. €oo ■ "Était!. ...;.. *•. 109 •. "•Cuivré. ■.'•-. .••• .•• 5 5o i Platine.. ......•< aoo ■•>■
'Olf'i -'*;: ';*;", ....■; • ' J\oo ' ! Fer. . .-...;..'.. •$%:>• • 'Wombw %; •. v . c ; -. • 38a
■•»iîfi .:».... § X.Y&, Des poissons électriques. •■•■•■ • »•
"Aussitôt après les découvertes de Galvani et de Vol ta, Kaltention, des physiologistes et des physiciens- se. porta de* nouveau, sur les phénomènes que présentent le* pois* ions-électriques. - L'on s'appliqua surtout à découvrir les organés'gépérateurs d« principe qui donne laçommo* tiern* «Galvani y quoique affaibli par 1 âge et par une ma^ ladie^jui' le conduisit au tombeau v se transporta sur les boM* '<to"la* nà^r Adriatique en 1797,- poqr «étudier I'anatomie de la torpille. Plusieurs observateurs, particulièrement Rédi et Lorenzini, s'étaient déjà occupés
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&m n ■/ S#p*S#* U './wittunneit t jéanst» que- le sytr^f/l^ d** H*r f* rç»i s*ft 4 Jakchu ia^ negHra* Amuimm (\ifthth t\t t-Mui t\>+, l* Agraire ignaitiM j«mt «sàier le* mttUtu UtttiA muv nW\t*\ : « •«! •œnnut 4u*r* jpv le cervmim #-#fiiff iImiuM a I* prorfinstnii ie -''âenrûn» animale. IjiihU ijiim wiiftnf ta *ffet* qnï irênt 4*^ asz^ré pour IttttttiM j|im< l/i (/;r/»rn//tioTi était te résultai: ie Faction #f#* iVlw !nnh< finifwile, comme fi» faits >eL^liqaaieut niHtvh di» lu ffiAffii* manière daas la supp^k^xi où Té- IfffriMf/* i>hiil nrniMfthWr à r^lle «pie nous cmanangoas, il fMi <•<«) n'mdt/* quii Ifi science y a toujours ga^ne des observation* iiil4*m»*JMtcft sur l'anatonûe et là physiologie des |hiîammmm i'*li*rl r )#|iirM,
M. Cft'firfVfrv HniiiUllilnire (i) fit aussi an travail remarquable mu* rriniifnmii? de ces poissons; après avoir comparé 4uitre hih foim 1rs organes électriques, H les rapporta h mut rnmtfitiition uniforme, et trouva en outre que ces orgimnii consistaient dans un grand nombre de tubes a|)oiii'vrati<|Utis, rangés autour des branchies et rempli» cl'unci shhstance particulière; Vol ta j aussitôt qu'il eut trouvé et analysé les phénomènes éleé
(i) Joura. de Phys., t. lvi, p. »4i.