CHAPITRE QUATRIÈME
qui y soit abondant. On y trouve quelques combustibles charbonneux.
On peut diviser ces terrains en quatre groupes principaux :
La formation crayeuse, sur laquelle repose l'argile plastique-; elle est de formation sédimenteuse et n'offre aucune apparence de cristallisation ; elle est le résultat d'un précipité chimique, et se divise en craie avec silex et craie sans silex, qui est au-dessous de la première. Les silex renferment quelquefois dans leur intérieur des cristaux de strontiane sulfatée; au-dessous de la craie on rencontre le grès ferrugineux, le grès vert et l'argile de Weald, qui renferment des pyrites, du fer phosphaté, des dépôts de combustible charbonneux, du sulfate de baryte, etc. Je ferai observer que ce mode de composition n'est pas absolument essentiel à cette époque; que, dans le midi de l'Europe, on trouve des calcaires et des grès de caractères fort différents, quoique de la même époque.
Nous arrivons ensuite à la formation jurassique, qui se compose de trois élages : du calcaire oolifhique, du calcaire à gryphite, appelé lias, et du grès inférieur. Toute cette formation est composée de couches éminemment sédimentaires, et de couches de calcaire compacte. La stratification est parfaitement prononcée. Qn n'y trouve que du peroxide hydraté de fer, oolithique et des pyrites. Ces dernières sont plutôt dans les marnes argileuses que dans le calcaire lui-même. Ces terrains sont remarquables en raison des cavernes et des cavités qu'ils renferment et des pétrifications qui les remplissent.
Les débris de corps organisés y sont considérables, et on est loin d'en avoir déterminé toutes les espèces.
Vient ensuite le terrain de marne irisée, de muschelkalk et de grès bigarré, qui contient du gypse et de la dolomie, quelquefois avec cailloux. Les marnes irisées contiennent des lits irréguliers de calcaire avec de la strontiane sulfatée à la partie supérieure , du