CHAPITRE SIXIEME. , 5oi
certaines facultés polaires que possèdent les molécules, et qui se développent ensuite peu à peu par des influences extérieures telles jque celles de l'eau ou autres agents.
D'un autre coté, M. Berthier, auquel nous devons d'excellentes analyses d'un grand nombre de substances minérales, a trouvé que la potasse n'était pas le seul corps enlevé et qu'il s'échappait aussi de la silice, c'est* < à-dire que le feld -spath perdait un silicate de potasse, et jse transformait en un silicate d'alumine, dans lequel les proportions de silice et d'alumine avaient changé par rapport au feld-spath.
M. Berzelius (i), en parlant des corps qui perdent la propriété de se dissoudre dans les acides, après avoir été exposés à une température élevée , cite le feld-spath comme étant probablement un de ceux dont les molécules se trouvent dans un état d'union très - intime qui les empêche d'être altérées par les acides. Pour détruire cette indifférence, il faut, dit-il, exposer les corps à des réactions électro-chimiques plus ou moins fortes.
M. Fournet, voulant se rendre compte des causes qui ont concouru à la formation du kaolin, a étudié, à Pont- Gibaud, cette substance clans les filons, dans les parties inférieures des basaltes et à la surface du sol. Ce kaolin provient des granités, gneiss et basaltes décomposés superficiellement dans leur place originaire.
Eu suivant leur altération depuis la surface du sol jusqu'à une certaine profondeur, il a trouvé : i° Une zone supérieure, couleur jaune ou rouge, due à la suroxidation du fer.
20 Unezone mitoyenne, de couleur verte très-prononcée.
3°Unezone inférieure offrant tous les caractères d'un granité intact, mais qui se désagrège complètement au moindre choc.
Enfin au-dessous se trouve, en liaison intime, le granité solide et inaltéré. Ces faits et d'autres analogues
(i) Traité de Chimie, t. iv, p. $74»