DO* DECOMPOSITION DES GRANITES
prouvent que la décomposition de ces roçhed a été w» cessive.
Dans le Limousin, si Ton examine avec attentif les masses granitiques qui sont en décomposition, 01 reconnaît aussi que leur altération est successive de h surface à l'intérieur.
Dans les Vosges , on a remarqué que le granité e$ profondément désagrégé sur les pentes orientales, prè de leur contact avec les formations secondaires et nof à peu de distance; mais cet effet ne doit-il pas étrëat tribué en partie à ce que le contact de deux rocbê hétérogènes est toujours accompagné de solutions* de continuité plus ou inoins sensibles qui favorisent les infit trations des eaux?
M. Fournet, pour expliquer la décomposition de granités, part du principe que leur masse a été désagrégée successivement de l'extérieur à l'inférieur, pu un effet de dimorphisme, qui a changé leur texture cristalline, comme les arragonites , les laumonites d d'autres substances nous en offrent des exemples.
Pour justifier cette désagrégation successive, il fkil remarquer ce qui se passe dans les basaltes et les pbonolithes. On voit d'abord une série de petites tache grises, plus ou moins rapprochées et rayonnantes, qui ré sultent d'une division extrême des parties et ne peuven1 provenir des effets de contraction et de dilatatiou, les quels divisent ordinairement la niasse sans la porphyriser. L'altération continuant toujours, la niasse se divi» en une multitude de fissures dirigées ordinairement sui vant trois plans rectangulaires qui déterminent uni désagrégation totale cuboïde ou plutôt sphérique pai l'émoussement des angles. L'exfoliation par couches cou centriques survient après par suite du gonflement de II tnasse. Les diverses couches détachées tombent dans ui état de désagrégation si complet, que les agents chimiques les attaquent facilement et les convertissent en ui corps argiloïde, coloré par le fer à un tel degré d'intensité, que Ton distingué, en Auvergne, le* terres végé