‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 4)Chapitre 94 sur 119 · DECOMPOSITION DES MATIÈRES ORGANIQUES · texte numérisé non relu

DECOMPOSITION DES MATIÈRES ORGANIQUES

celui qui tapisse les cavités bulbeuses des mattes de cuivre de filaments de ce inétal natif et les cavités des argiles de filaments du sulfate de fer qui se forme au milieu d'elles, etc.

On peut objectera la théorie de M. Brongniart que, lorsqu'on brise des masses de basalte qui ont été enfouies dans des endroits humides, on trouve que les cavités intérieures sont remplies d'eau. Suivant M. Fournet, la formation des zéolithes est due à un transport par l'eau des éléments qui proviennent de la décomposition des roches environnantes.

§ VI. Décomposition des matières organiques.

Si nous abordons maintenant les matières organiques, nous voyons que la tourbe se forme, de nos jours, aux dépens des plantes herbacées qui croissent dans nos marais. Souvent les dépôts sont séparés par des couches de limon et de matières sablonneuses, au milieu desquelles se déposent des coquilles fluviatiles et terrestres, des débris de l'industrie humaine, et même des pyrites.

Il n'existe pas de tourbières dans toutes les localités. En général, il ne se forme de la tourbe ni dans les eaux courantes, ni dans les masses d'eau stagnante profondes, ni dans les marais qui se dessèchent pendant les chaleurs de Tété, ni dans les eaux qui renferment quelques sels en solution. Le mode de décomposition qu'éprouvent toutes les matières organiques, doit attirer toute notre attention. Davy (i), dans l'examen qu'il a fait des manuscrits d'Herculanum, a trouvé qu'ils n'avaient pas été carbonisés par l'action du feu et qu'ils se trouvaient dans un état analogue à une sorte de tourbe; leurs feuilles étaient réunies en une seule masse par une substance particulière produite dans une longue suite de siècles,

(i) Annal, de Ch. et de Phys», t. x, p. 44.

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