CHAPITRE PREMIER
BES CAUSES QUI EXERCENT USE INFLUENCE SDB LES ACTIOSS ÉLECTRO-CHISUQUES ES GÉNÉRAL.
§ 1", De l'influence des surfaces des corps de nature quelconque sur les effets électro-chimiques.
loig. Avant d'exposer les effets produits dans la réaction lente les unes sur les autres, de plusieurs substances en contact, nous devons montrer rinHucnce qu'cKerceut leurs surfaces suivant 1 état daos lequel elles se trouvent.
On sait depuis ioiigteinps que lorsqu'on abandonne à elle-même la solution saturée d'un sel, les cristaux se déposent sur les parois du vase qui la renferme, ainsi que sur les corps élraiigers qu'on y plonge, et particulièrement sur les arêtes. La force qui agit dans cette cirronstance est la même que celle qui produit la capillarité et qui détermine dans l'éponge de platine, à la
n IITFL. DES SnHF. DES CORPS DE HAT., *TC.
température ordinaire, la combinaison de l'hydrogèm avec l'oxigène, propriété qui n'appartient pas seulement aux métaux non oxîdabtes, mais encore à des corps, tels (\ae le charbon, Id pierre-ponce, !a porcelaine, le verre, etc., que l'on chauffe au-dessous de SSo". La configuration de ces corps influe tellement sur les résultats , que l'on trouve une différence très-nolable entre les quantités d*eau formées dans le même temps avec des fragments de verre, selon qu'ils sont anguleux ou arrondis. En général, ces effets sont d'autant plus sensibles, que les corps ont des surfaces plus nettes; c'est ainsi que des lames de platine qui ont servi à des décompositions électro-chimiques, produisant, du moins la lame positive, des effets semblables, parce que la surface du métal a été décapée par l'action de l'acide transporté. C'est tellement 1.1 ta cause du phénomènf!, que l'on fait acquérir nu plallne la puissance la plus forte an le trai* tant d'abord à ch»ud avec la potasse caustique, puis avec l'acide sulfurique et le lavant dans l'eau distillée.
Il résulte de là que les surfaces, comme les corps poreux, jouissent de la propriété de condenser les gaz, et de faciliter leur combinaison en détruisant la force élastique qui s'y oppose,
1020. Nous avons déjà fait connaître quelques expériences qui montrent de quelle manière cette même force intervient dans les pliénomènes clrctro-chlmiques ; nous allons en citer d'autres qui jetteront quelque jour sur son influence.
On prend nu tube de verre fermé par un bout, de 8 à 10 centimètres de long et de i h a millimètres de diamètre; on introduit dedans de l'oxide de cobalt calciné et réduit eu poudre Irès-fine avec tie l'eau, un fil d'argent et une dissolution d'hydro-cidorate de chrome, puis l'on ferme l'ouverture supérieure. Au bout d'une quinzaine de jours, on commence à apercevoir dans la partie inférieure, sur la paroi même du tube, de petites dendrites métalliques. La réduction de l'oxide ne s'opère réellement que dans la partie qui est en contact avec le