CHAPITRE PREMIER. I I
pn présence du plateau d'or ; quand ou touche le premier avec un acide, il n'y a aucun effet produit, parce que I électricité positive qu'a prise l'acide dans sa réaction sur l'eau du doigt, neutralise Télectricitë contraire que possède le platine. Avec la potasse , les effets doivent être exaltés, attendu que la potasse communique de rélectricité négative au platine, laquelle s'ajoute à celle qui lui est pi'opre. Ces expériences tendent donc à prouvai* que réellement le platine a une électricité propre, indépendamment de tout contact avec un corps iiumide; il est difficile cependant d'admettre encore une ^*I^ctricité inhérente aux corps, indépendamment de toute action physique, chimique ou calorifique. Je m'en ^'ens au fait, sans me prononcer sur la cause. Avec l'or ^ïi ne trouve pas les mêmes effets qu'avec le platine, ^U moins à un degré aussi marqué.
Si le platine possède réellement un état négatif qui 'Ui est propre, quelle qu'en soit la cause, les autres 'iiétaux devraient avoir également un état électrique dépendant de leur nature, lequel compliquerait les effets électriques produits, quand ils sont attaqués par des «tgents chimiques.
Si cet état électrique existait, il devrait prédisposer
Elas ou moins les molécules de chaque métal à se conijner avec un acide ou avec un alcali , selon cet état. Ainsi le platine, qui est négatif relativement aux autres létaux, doit repoussscr les acides avec lesquels il tend à se combiner, et attirer au contraire les alcalis; ce
SBràit en partie à cette cause qu'il faudrait attribuer le peu ^«f&nité de ce métal pour les acides, tandis qu'il en a tine asses marquée pour les alcalis , ainsi que l'action Qu'exerce le platine en éponge sur l'hydrogène, qui, «EDt condensé et se trouvant dans un état électrique jBOnTenable, se combine aisément avec l'oxigène.
l3i8.£a partant déjà supposition de M. Peltier, voici ament on peut se rendre compte des effets précé- «liiétB, en ne «'attachant seulement qu'à l'état constam- Uql négatif du platine.