‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 5)Chapitre 108 sur 231 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

est placé en haut ou en bas. Cest en s'appuyant également sur cette électricité inhérente aux particules des métaux, qu'il est bien difficile d'admettte, qu'il a voulu expliquer les effets électriques de contact dans lesquels OD n'aperçoit aucune trace d'actions chimiques. ' M. ÎDelarive, qui a observé aussi quelques faits analogues, les a attribués, et je partage assez son opinion, ^'soit à une action chimique de la part de l'air ou des agents extérieurs sur les corps, soit à des actions mécaniques, soit enfin à des causes inaperçues qui troublent l'état d'équilibre de leurs molécules. Pour remonter à la cause du phénomène, j'ai repris quelques-unes des ex- ■ périences de M. Peltier, en les variant et en me servant ; d'un excellent éleclroscope , muni de deux plateaux condensateurs en platine.

Si l'on touche le plateau inférieur avec une lame d'or et le plateau supérieur avec un doigt humecté d'eau distillée et qu'on les sépare, on n'obtient jamais de charge électrique, comme je l'ai déjà dit, et cela quelle que soit la sensibilité de l'électroscope , pourvu qu'on évite les effets de frottement, qui sont des causes efficaces de dégagement d'électricité, comme on en a la preuve, en substituant aux électroscopcs ordinaires des doubleurs qu'on a abandonnés en raison de cela depuis longtemps.

Mettons ce fait en regard de celui qui a été obtenu par M. Peltier.

En superposant l'un sur l'autre deux plateaux condensateurs, l'un de platine, l'autre d'or, et établissant la communication entre ces plateaux au moyen d'un arc de platine, tenu à la main par un manche isolant, le platine prend l'électricité négative, l'or l'électricité positive.

I^s partisans de la doctrine du contact considèrent ce fait comme une preuve de iVxistence de la force électro-motrice, attendu qu'il n'y a pas ici de contact du doigt mouillé avec un métal. M. Peltier soutient que l'état négatif du platine est inhérent à sa nature et que les-effets observés sont dus à la différence des états

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