ALTERATIONS UU PEH HT DE L4 FOH
itiscrve à l'air libre sans éprouver d'allératinn bien sensible. On elle cependant nne masse considérable de ce fer, ilu poids de plusieurs renlaînea di; (juinlatii, trouvée à Utumpa, dans l'Amérique méridionale, qui était o\idée dans qiielqut-s parties. Celte masse était enfoncée, en grande partie, dans un terrain argileux, La surface extérieure était très-compacte, mais en ayant enlevé quelques portions, on trouva l'inléneur rempli de cavités. Au niveau de la terre, là où il esistaît une humidité continuelle et où devaient se faire senlir davantage les influences atmosphériques, le fer était recouvert d'une couche d'oxide de 6 pouces d'épaisseur.
1067. On a eu souvent l'occasion d'examiner les effets qu'éprouve la fonte qui reste longtemps en contact avec l'eau. On a reconnu que l'acide carlionique contenu dans l'eau dissout le fer et l'entraîne; la musse qui reste est de la plombagine. Aussi les pièces de canon eti fonte qui séjournent longtemps dans la mer sont en grande partie converties en une masse poreuse; M. Berzclius rapporte que les canons d'un vaisseau qui avait coulé à fond, cinquante ans auparavant, aux environs de Carlscrone, éprouvèrent ce génie de décomposition. Aussitôt qu'ils furent au contact de l'air, ils s'écliaulfèrent tellement que l'eau ipii restait vncore s'échappa sous forme de vapeurs et qu'il fut impossible de les loucher. Ce phénomène est dû à l'absorption de l'oxigène.
M. Hatchette a examiné un morceau de fonte qui était resté plonge longtemps dans l'eau de mer; sa surface était recouverte d'une incrustation d'un pouce d'épaisseur, d'une substance ayant l'apparence de la plombagine; elle était cassante, grasse au toucherai laissait sur le papier une trace nuire. Cette substance qui renfermait un peu de chlorure de fer était composée de
Oxide de fer 0,8 1
Plombagine o,iG
Des ancres et aulies objets en fer forgé, placés dans les
moines ciiconslarices, n'élait'
enl qu'oxidés à leur siii'face; il est donc [jcrmis de croire que le contact du fer et de la plomlingine dans la fonte déterniLne une action voltaïqLie qui accélère raltératioii de celle-ci.
to68. £ii gênerai, la fojite exposée aux influences atmosphériques s'altère suivant sa nature : la fonte blancKe, qui est très-dure, aigre et cassante, est peu altérable à l'air.
La fonte grise ou noire, qui est tendre, moins aigre et plus poreuse, éprouve plus d'altcralion, surtout la dernière, a cause du graphite qu'elle renferme, lequel, dans son contact avec la fonte ou le fer, détermine des actions voltaïques,
La foute truîlée , composée des deux précédentes, offre plus de résistance et s'altère moins que la fonte noire On l'emploie ordinairement pour canons, cylindres et laminoirs.
Les bombes et obus sont en fonte grise tendre, tandis les boulets, qui doivent offrir plus de résistance, iont en fonte plus avancée, c'est-à-dire, en fonte plus blanche. Tous ces projectiles s'altèrent assez avec le temps pour causer des préjudices sensibles à l'État. Il serait doue important de trouver un moyen simple et économique de garantir de l'oxidalion les diverses espèces de fonte. Voyons les tentatives que Ton a faites pour cela.
Les officiers d'artillerie chargés de la surveillance de la fabrication des projectiles et des citnons ont remarqué que les fontes obtenues avec le coke pur s'altèrent plus que celles qui sont préparées au charbon, et d'autant moins que le coke renferme plus de charbon. D'où vient cette différence? Nous savons seulement que la première est plus foncée, plus douce et plus favorable à employer pour le moulage que l'autre, ce qui annonce une foice de cohésion moins grande et une disposition plus marquée à s'oxider.
On a remarqué aussi, dans diverses usines, que deux fontes provenant de la même matière, mais dont l'une est coulée dans du sable et l'autre dans un moule de fonte,'
^a DES ALTEHATIOKS DU FER ET DE LA FONTr.
que felîes qui ne lelaieiit pas. Il a montré entre fiiitres que les pi'oportitiiis de bases alcalines capables d'ciiipé* cher toute oxitlation neliminaicnt qu'une Irès-faible portion de l'air contenue clans l'eau. Il faut donc chercher une autre cause pour expliquer la faculté préservatrice que possède l'eau alcalisôe.
Une solution saturée de .sel marin et de sous-cïirbonate de soude, étendue de ^5 fois son volume d'eau de Seine, détermine en moins d'une minute , sur le fer et la foule, un commencement d'oxidation indiquée par des points d'un vprl-pâle qui, en moins de dix minutes, forment des saillies sensibles à l'œil. En appliquant sur la surface un fragment de charbon bien calciné, l'efiet est considérablement augmenté en raison de l'action voltaïque, et il résulte de là que la fonte, dans les mêmes circonstances, doit s'altérer plus rapidement que le fer pur.
On voit donc que les solutions qui ont une faible réaction alcaline en présence du sel marin et de l'air, jouissent de la propi'iété de produire sur le fer et la fonte qui plongent dedans des concrétions locales, pour ainsi dire instantanées, qui préservent le reste de la surface de toute altération ; les effets varient suivant les proportions . des différents sels, les solutions de continuité et les corps étrangers, qui adhèrent aux surfaces,
. 107^. M. Payeii pense que des concrétions semblables se forment dans des tuyaux de fonle comme ceux de Grenoble, ou passent des eaux très-légèrement salées et qui ont uite faible réaction alcaline, eu raison de la présence du carbonate de chaux. Ce qui tend encore à donner de la vraisemblance à celte manière de voir, c'est que dans ces tuyaux il se' forme de distance en distance des centres d'action qui préservent le reste de la même manière qu'on l'obsei've dans les morceaux de fonte soumis à l'expérience.
Si l'on incruste des morceaux de fer dans de la fonte, et même des fragments de fonte dans des plaques en fonte de nature différente, on a des oxidalions locales tubprculeuses qui naissent de préférence aux points de contact.