CHAPITRE IV
b'fiii employant pour frottoir le papier nu, ou couvert t cuivre, d'étaiii, d'argent on d'or, de soie, de co- , etc., la tension va en augmentant pendant un rtain temps qui est très-court , après quoi elle reste instante.
k La manivelle, dans les expériences dont les résultats àvent, faisait une révolution en 8, 4i 2 secondes, l^la vitesse était la même pendant un cevlain temps. I Avec les frottoirs ci-dessus indiqués, et des cylindres î verre, de résine ou de taffetas ciré, la tension est ildépendante de la vitesse, excepté avec des corps garnis p longs filaments.
1 Si i'on décharge le cylindre avec une frange métaligue placée du côté opposé au peigne, la tension 3 avec la vitesse, et d'autant plus que le frottoir t plus mauvais conducteur; la quantité d'électricité irait donc pioportionnelle à la vitesse quand on eniioie la frange. Relativement à l'influence de la pres- IdD; le mouvement de rotation étant uniforme, ou illinis le frottoir sous la pression de un à deux kilogr. ; a soumis successivement à l'expérience des cyidres en verre, en résine ou en bois, enveloppés de ffetas ciré ou de satin; les frottoirs étaient les mêmes ! précédemment. Dans ces différents cas, la déviation i deux pailles est restée constante pour chaque corps, [Uelle que fût la pression, que le cylindre fût décharge 1 non.
I M. Péclet explique ainsi ce dernier résultat ; Le conréel n'existe que sur une partie de l'étendue du «Qtact apparent; ce sont efFcctivement les points en ntact qui supportent la pression, qui frottent et qui iduisent de l'électricité. ]> nombre et l'étendue de ces •oînts doit augmenter avec la pression , mais dans un [pport avec la charge, qu'il est bien difficile d'apprécier. Il pense donc qu'au delà d'une certaine pression, le nombre des points de contact n'augmentant pas, l'influence de la pression doit cesser. Jjl conséquence qui paraît résulter de ces faits, c'est que la pression et la vitesse spnt
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sans influence sur les effets produits, et que la quaatité d'éleelricité est propoitioniielle à la vitesse, quelle que soit ta pression.
i345.M, Péclet, daos l'explication qu'il a donnée des faits observés, a fait abstraction de l'éleotricité qui se re* combine à la source même où elle se dégage, quandoD ne met aucun obstacle à cette recomposition. C'est faute d'avoir négligé cette condition que plusieurs physiciens ont été induits en erreur dans les explications qu'ils ont données des phénomènes relatifs au dégagement de l'électricité.
On peut , je croîs', adopter les deux principes suivants pour îiilerpréter les effets produits : i° lorsque la décomposition des deux électricités dans le frottement s'effectue plus rapidement que la recomposition, la tension électrique augmente; a" si la recompositiou se fait dani un temps appréciable, plus on tournera vite, plus U tension maximum augmentera. 3'ajouterai qu'il arrive un certain point, quand on tourne rapidement, où la tension de l'électricité dégagée est telle, qu'une portios des deux électricités se recomhine malgré la mauvaise conductibilité des corps frottés. On conçoit, d'après cela, comment il se fait que l'on arrive à une tension maximum que Ton ne saurait dépasser, attendu que les deux électricités se recombineut toujours en partie au contact, le frottement n'étant jamais tellement îastau' tané que la séparation destleux corps puisse s'effeutaer dans un temps inSniment petit. Yoilà comment il &iut concevoir que le dégagement de l'électricité est indépendant de la pression et de la vlttïsse du frottement. On voit donc que le dégagement de l'électricité, dans les circonstances où M. Péclet l'a envisagé', est une des questions les plus complexes de la science électrique , attendu que l'on n'a aucun mojcn de pouvoir apprécier les quantités d'électricité dégagée qui se iTCombineut au contact pour reformer du fluide neutre. De cette quantité plus ou moins considérable des deux électricités qui se recoinbinent au contact, dépendent tous les effets ^uî obsei-vés par M. Péclet,