CHAPITRE V* 6l
une accumulatioQ dont la force attractive ^ agissant entre les deux surfaces ni et w', équivalait à une force de 4, 5 grains.
£n doublant la quantité d'électricité accumulée, la force s'éltBvait à i8 grains. Si on la triplait, l'accumulation balançait une force de 4^,5 grains, et ainsi de suite. Ces résultats sont absolument semblables à ceux qu'on avait obtenus par l'autre procédé.
i356. M. Harris a fait diverses expériences pour déterminer les circonstances qui influent sur les attractions et répulsions électriques entre des corps électrisés et d'autres qui ne le sont pas; je me bornerai à donner ici un résultat qui confirme les observations d'Hauksbée et . d'autres physiciens (i346).
Une boule de cuivre è (fig. i3), d'environ deux pouces de diamètre, ayant été fixée à l'extrémité d'une tige de métal isolée, et placée au centre d'une grande cloché, fut mise en communication avec un électrôscope A, au moyen d'une autre tige; puis on donna à cette boule une quantité d'électricité telle, que la déviation de l'électroscope fut de [\o* , Celte divergence se maintint quand on enleva les ff de lair de la cloche; mais si Ion approchait de la boule b une autre boule semblable V y non électrisée, au moyen d'une tige glissante, l'électroscope commençait à baisser et s'écartait de nouveau dès l'instant que l'on retirait b\
Un électrôscope à feuilles d'or (fig. i4)i renfermé 'dans une cloche de verre de laquelle l'air ne pouvait sortir, ayant été placé sur une tige isolante, puis recouvert d'une grande cloche, la divergence n'éprouva non plus aucun changement, quand on retirait les f| de Tair; en approchant une balle isolée /^, les feuilles se rapprochaient graduellement pour s'écarter de nouvel quand on la retirait.
Ces expériences nous montrent que puisque les particules de l'air peuvent être enlevées, sans que l'électroscope indique un changement sensible, tandis que la divergence décroît à l'instant où l'on approche un corps
6a DESGRIPT, d'aPP. PEST. à MM. lES PH^IT. d'aTT., ETC.
électrîs^ et se rétablit quand on le retire, il faut que l'influence de Tair ne modifie pas d'une manière appréciable l'action répulsive des deux électricités quand leur tension ne dépasse pas une certaine limite, et que la modification que cette action éprouve, par l'approche d'un corps non électrisé, soit produite par des casses qui sont en rapport avec ces corps.