CHAPITRE VI
tttf CffBlfCHES ËXI^ÉRIllIRlfTlLES DE M. HARIIIS ^UR LES LOIS PONHAIHENTALES DES ACTIONS ÉLECTUIQUES,
§ V^^ . Description des appareils,
1357. J*Ai exposé avec de grands développements dans le second volume (90, etc.) les recherches expérimentales de Coulomb , pour la détermination des lois élémentaires de l'électricité , ainsi que les travaux analytiques de M. Poisson relatifs à la distribution de Félectricité sur la surface des corps. L'accord parfait qui existe entre les résultats de l'expérience et les déductions de l'analyse est tel qu'il est admis aujourd'hui par tous les physiciens que l'on ne peut rien ajouter] aux grandes découvertes de Coulomb , touchant les lois de l'action à distance 9 que des faits de détail qui ne peuvent les infirmer en rien.
Cependant, depuis quelques années on a commencé à attaquer quelques-unes de ces lois; je citerai particulièrement M. Harris , qui a entrepris une série de recherches dans le but de montrer qu'elles n'ont pas la généralité qu'on leur accorde (i). Quelque prévenu que l'on soit contre un travail de cette nature , comme il repose sur des expériences et par conséquent sur des faits, j'iû pensé qu'il était de mon devoir de les exposer ici,
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afin que les physiciens puissent les discuter et voir jusqu'il quel point les conséquences qu'on en tire sont fondées.
Je dois faire observer néanmoins que M. Harris,tout en reconnaissant que les résultats qu'il a obtenus sont fuielquefois en plein désaccord avec les grandes découvertes de Coulomb , avoue cependant qu'ils peuvent y rentrer, si l'on a égard aux phénomènes d'induction qui ont lieu à de petites distances entre deux corps électrisés; au surplus, il -désire et provoque même une discussion des résultats qu'il a obtenus , disposé qu'il est à accueillir favorablement les observations qu'on pourra lui adresser à ce sujet. Tout en payant un tribut (fhoininages aux physiciens qui ont illustré la partie de l'électricité qu'il explore Je nouveau, il ajoute qu'en rendant compte de faits déduits de l'expérience et de l'induction, son but a éti uniquement d'étendre le cercle de nos connaissances, sans clicrclier à renverser, uniquement par esprit de système, dus théories solidement établies.
M. Hanis a reconnu que la balance de torsion qui l rendu de si grands services à la science, était d'un usage un peu diflicilc, et présentait quelque inconvénient dans l'emploi d'un fil de métal, dont l'élasticité n'est jamais parfaite; c'est pour y remédier qu'il a construit une nouvelle espèce de balance appelée balance ùî/U, i caiisp des deux fils dont on fait usage au lieu d'uo seiiL La force de réaction de cet instrument ue provient d'aucun principe d'élasticité, comme, dans la balance At torsion, mais bien de la pesanteur. Je vais essayer d'en donner une description aussi succincte qu'il meMn possible.
1 358. Lorsqu'une aiguille m n (fig. 1 5) est suspeiutot à deiis fils de soie non tordus n b d b\ placés pui'allèle* ment l'un à l'autre, à égale distance des centres c,c',et fixés aux points (/«', elle est dans sa position d'équilîbn quand clic est liorizontalc dans le plan vertical passant par les deux fils. Au moyen de celle disposition «n tournant l'aiguille autour de l'axe imaginaire cé^ l« lignes de suspension se dévient de la verticale, et "