CHAPITRE VI
tance c d devient moindre. On. a donc une force de réaction provenant du poids de l'aiguille, laquelle est transmise, pour ainsi dire, aux points de suspension, puisque le centre de gravité de la masse s'élève et tend sans cesse à revenir dans sa position première, et se trouve dans une position semblable à celle d'un corps qui tombe suivant un très-petit arc circulaire. D'après cela, si l'on fait osciller l'aiguille et qu'on observe les effels produits, on peut fléterminer, au moyen des formules relatives aux corps oscillants, la nature de la force qui produit les oscillations.
, iSog. Voici les accessoires de la balance bifile : un cylindre de bois P (fig. i6), de 2 pouces de hauteur, et de 2 pouces de diamètre, est suspendu à deux fils de soie de cocon ab^ d V ; un index fixé au cylindre indique sur un cadran gradué ig la durée et l'étendue des oscillations. Les fils ab^dU sont suspendus dans un châssis convenable s de s (fig. 17), soutenu par une base solide A B, élevée sur des vis à niveau; chaque fil, après son passage dans de pelils trous pratiqués dans la barre mobile /•/'', est joint au-dessus à un gros bout de soie se continuant par dos trous dans la barre fixe^/^, et s'attachant enfin à des chevilles régulatrices eu dete. Au moyen de cette disposition, les fils ab^ d b' 'sont mis promptement eu place, comme dans la fig. 16. En changeant déposition la barre rr' (fig. 17), on fait varier les fils de longueur. Des trous successifs en r/ correspondant à d'autres points placés à des distances égales, permettent de varier les distances respectives des fils.
Le centre du cylindre c (fig. 16 et 17) étant suspendu au-dessus du centre du cercle gradué ig, on intercale eùtre les fils, à des distances données, des arrêts s' s" s"\ en roseau ou en liège, afin d'empêcher leur contact; l'index étant tourné d'un angle de 60°, le poids P oscille, et on note avec soin le temps d'une oscillation.
Voici les résultats obtenus: i*^ Le temps d'une oscillation est commue la racine carrée de la longueur
V, %^ partie. 5
des fils <le suspension, divisée par leur distance respective, et est tout à fait indépendant du poids du corpi oscillant.
1° TjCs oscillations sont isochrones pour tous la an&les. A l'aide de ces l'csuitaLs et de la formule
employée par Coulomb dans ses expériences pour U torsion des iils, on peut en déduire facilement les lois de la force de réaction communiquée au fil. Dans celte formule, n représenle la force perpendiculaire appliquift à l'cxtréniitc d'un bras de levier, pour résister à la force de réaction communiquée au fil, quand le cylindrée (Gg. 16 et r^) est tourné autour de son axe, de manière a lui faire décrire un arc de 60"; l'unité de la force perpendiculaire est «gale à un grain ; runité du bras de levier est égale un pouce; P est le poids du cylindre c, cif)rimé en fonction de l'unité de poids; a son rayûu;^ a force de la pesanteur; ï le temps d'une oscillation exprimé en secondes, n le rapport de la circonférence au diamètre. En appliquant cette formule , on trouve qiw la valeur de « varie avec le carré de la distance enlK les fils d'oscillation , divisé par leur longueur , et est proliortionnellc au poids du cylindre P; de sorte que l'on >
Et comme l'expérience prouve que les oscillatiol cylindie sont isochrones pour tous les angles, il •' suit que n est proportionnel à l'angle de déviation du
Ces lesultats ont été vérifiés par l'expérience. Les tableaux suivants renferment quelques-uns des notnbreut résultats obtenus par M. Harris :