‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 5)Chapitre 140 sur 231 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

ll-ps électrisés ; phénomènes qui doivent modifier les nions attractives et répulsives, et dont l'étude est d'une lande importance pour l'iiHetprétatioii d'effets anos qui masquent les lois.

1 364- ^- Harris regarde comme évident qiie l'induc- , entre deux corps électrisés de la même manière, Ut se modifier iudéSniment, suivant diverses cîrcons- Ibces de quantité, d'intensité, de distance; d'où rësliltent "l phénomènes en apparence complexes.

J Voici encore des résidtats qui tendent à mettre en Kdence les modificaLions dont il est question :

Si

IIA

flï

•Interprétons maintenant ces résultats. On voit d'a- Vd que dans la colonne A, où les intensités sont peu Éisidërables et les distances petites, la force est comme

AU à peu près; tandisqiielacoloune F,où lesintensi-

I sont considérables et les dislances grandes, la force est fcnsiblementcommci ■ dans les autres colonnes BCDE,

II forces sont presque dans le rapport de 3 : (Stances sont comme a : i , excepté dans

jù la force est à peu près

zes sont petites.

' § in. Du plan d'épreiwe et de ses indications.

i365. M. Barris a examiné ensuite plusieurs c^ues-

, quand les m cas (co.

Tiuie--jlorsquelesdis-

DU PLAH D tPlUiUVK ET DE SES IKDICATIONS.

lions foiidamenlaies tle ia théorie de l'électricité statique; particulièrement celles qui sont relatives aux indication) du plan d'épreuve, qui joue un si grand rôle dam 1m Recherches expérimentales de Coulomb,

Ijb plau d'épreuve destiuc à faire connaître la tenaioa de l'électricité eu un point quelconque d'une surface électrisée, a été envisagé de deux manières ditTércDlet par les physiciens. M. Biot dit que ce plan, en s'assimilant avec \n\ élément superficiel d'un corps électrJsé, enlève autant d'électiicilé sur une des deux faces, qu'il en existe sur l'élément où on l'applique; en l'enlevant il est donc cliargé d'une quantité double. D'un autre côlc, M. Pouillet considère le plan d'épreuve eomnie étant à l'instant du contact dans le même état que l'clément superficiel de mêmes dimensions et dans les mêmes conditions électriques lorsqu'on l'enlève.Tj'électricité serait donc d'abord recueillie par uni; des faces seulement, et« répandrait ensuite sur l'autre ; dès lors chaque face nW rait que la moitié de la quantité que l'élément ciel possédait d'abord.

Ces idées sur le plan d'épreuve sont loin d'êt: tagées par M, llarris, comme on va le voir; v( ^^ faits qui lui ont servi à fixer les siennes relativemeat. ses indications :

Ijarsqu'un plan d'épreuve isolé est plongé dans une sphère creuse, chargée d'électricité, il ne présente p«s d'indication électrique quand on le retire; tandis qu'en touchant la surface extérieure, le corps isolé devient fortement électrique. C'est un fait sur l'exactitude duquel on ne saurait élever aucun doute.

D'un autre côté, Coulomb a trouvé, avec le plan d'épreuve, que lorsqu'on touche une sphère chargée avec une plaque circulaire isolée, dont l'une des surface) est égale à la surface extérieure de la sphère, elle ue présente plus quele \ delà force de réaction qu'elle indiquait avant le contact; d'où l'on conclut que la quantité restante sur la sphère, après le contact, n'est que le tiers de celle qu'elle possédait auparavant , et que par

ace n'au- '

vo^^^H i-emertim

^m CB&PITRE VI. "JJ

^niséquent la cliarge f>est partagée entre la plaque et la ^Bhèredans la proportion des surfaces. Pour voii' jiisqn'ù ^Bel point ces résultats étaient exacts, M. Harris a fait ^^p expériences suivantes : il a pris deux splières conduc- ^Bces de 4 pouces de diamètre chacune s s, et une pla- ^He circulaire de 8 pouces P (fig. 2a). ^^RAyant isolé et charge la sphère s, ainsi que le disque ^B l'aiguille de la balance, avec la même électricité, il ^Heberché la réaction électrique au moyen d'un disque ^Bpreuve. L'aiguille de la balance a été repoussée à 22°, ^Bforce de réaction <le Imstrument était égale à — '^j-;; ^K gr. par chaque degré. On a touché la sphère char- ^Bg avec la plaque isolée P, en observant ensuite In ^Btction électrique. Puis ou a donné de nouveau la charge ^^Bmitive à la sphère, de manière à obtenir encore une ^^Ece de 3 11", et on a. répété l'expérience avec la se- ^H^de sphèi-e isolée y. Les résultats obtenus dans ces ^Hïerses expériences, et qui sont consignés dans le ta- ^Htau suivant, montrent que les réactions électriques, ^^B^s les contacts respectifs avec la plaque et la sphère ^Hwt les aires sont égales, au lieu d'être comme a : 1 ^Bbu la théorie, sont presque les mêmes, tandis que les ^^rces correspondantes à 22° de dislance, comparées I avec la réaction de la charge primitive, sont presque comme 3 : 1 .

nvnnt le nonlacl rtedlslancp.

BFACrlTOSS APRÈS LE CONTACT.

BÉACTION a 14".

nÉACTKfflàaa».

Splitce.

Spbère.

li" +

^8 DU PLAN d'ÉPHEOVE ET DE SES m»K!4*MllPi.

Dans la colonne A se trouve la force communiquée d'abord au plan d'épreuve ; dans la colonne B. la force après les contacts successifs de la plaque et de la sphère; la colonne C conlienl la réaction à la distance primitive de aa".

Ce résultat ntontie donc que la capacitc d'une spliirt est la même que celle d'un pian circulaire d'aire égale dans lequel on la suppose transformée.

i366. Ce fait a encore été vérifié de la manière suivante : JjC9 disques pni de la balance (fig. i8 el 19) étant mis en contact, et l'nue des splièrcs isolées f (fig. aa), mise en communication avec le disque fise/i, on a opéré une charge qui maintenait l'aiguille à la distance de 4*^°; puis on a touché la spbère J- avec la plique circulaire isolée P, et l'on a noté la nouvelle post* tion de l'index à partir de zéro; le disque de l'aiguille a ensuite ét(i touché avec un disque neutre semblable, de manière à réduire à moitié la quantité d'électricilé qui y était contenue et à l'égaliser avec celle du disque fixé, en supposant que la plaque eût enlevé à la sphère une moitié de la charge. On a encore observé la nouvelle distance de l'index depuis o; et les deusc disques ont été mis de nouveau en contact, de manière à égaliser plus complètement la distribution entre les di»" ques , lors même qu'il existerait une difFérence. Les réactions électriques ont été observées à la distance primitive de 48".

Cette opeKition a été répétée en substituant une sphère égale en surface à la plaque circulaire, ainsi qu'une sphère solide de même diamètre. Voici les résultats obtenus :yi/^/5 représentent les réactions ci-dessus meiitioimées, la réaction primitive à la distance de l\%° étant indiquée par f 3. La force de réaction de l'in- Ilueuce est égale à ~rz'i on a

CHAPlTItE Vr.

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