CHAPITRE VII
BE I/tVBUertON B'UÀ GOURAiit SUR tUI-ïlâlttB, 06 A
DliSTAKCB.
§ I*^. drconsiances qui exercent une influence sut* Fin" duction duti courant sur lui-même.
, iSyS. Depuis l'époque où M, Faraday a fait sa belle découverte de Tactioa înductive qu'exerce ùa courant ëiectrique sur un fil ou un barreau de métal , situé à une certaine distance, tous les physiciens se sont livrés à une foule de recherches pour étuuier cette nouvelle propriété des courants. Le lecteur a pu voir dans cet ouvrage (i) une analyse des travaux qui ont été exécutés à ce siyet dans, l'espace de quelques années. Récemment encore M. Henry, professeur de philosophie naturelle à Newr- Jersey, a étendu le domaine de cette partie de la physique; les résultats auxquels il est parvenu sont d'une telle importance y particulièrement en raison de l'intensité des effets obtenus, que je crois devoir les exposer ici avec
Quelques détails. Les divers appareils dont il a fait usage ans» ses expériences consistent en spirales plates, formées « d*un ruban de cuivre recouvert de soie , et auxquelles il donne le nom de spirale n° i , n** 2 , etc. , et en liélipes composées de fils longs qu'il appelle hélice n^ i , n*' 2 , etc. , pour les distinguer entre elles.
(i) Tom. II; pag. 469 et suivantes.
s CONB. QUI INFL. L IHDtICT. D ON COUH. SUR LUl-MEItt
I^ spirate n" i est composée d'une lame de cuivre, du poids de i4 kilograiiimes, de 3o mètres de longueur et de 4.'ïeuliinètres de largeur. Sa forme est représenta en tt (flg. 3o). La spirale u" a n'a que lo mètresde long et a la forme 6; cette spirale est ouverte à son centre afin de pouvoir y introduire une hélice. Les autres spirales ont ù peu près la même longueiii-, la même épai^ seur, mais elles ont moitié moins de largeur.
L'hélice n" i est formré d'un fil de cuivre de 6o3 mètres de long et d'un demi-millimètre de diamètre; l'hélice n' 3 , d'un fil de 904 mètres de long , et la troisième d'un fil de 319 mètres. La figure 3i représente cesb^ lices qui peuvent se mettre l'une dans l'autre , quand on veut u'eo former qu'une seule. Le fil dont elles sontfor nuVs est recouvert de coton enduit de cire d'abeilles, li'hélice n" 4 a ^46 mètres de long et le même diamètre que les précédentes; l'hélice n" 5, iS^i mètres de long et environ un demî-millimètre de diamètre; le fil de cette hélice est de cuivre argenté , recouvert de coton. On a Elit usage, en outre, d'une grande roue formée d'un fil de cuivre enroulé en hélice, recouvert de coton, et de 4S70 mètres de long. Cette roue tourne sur un petit axe dewp.
La direction des courants induits est déterminée m moyeu d'une spirale électro-magnétique, formée de 3o spires, dans l'intérieur de laquelle ou peut introduire une aiguille à coudre.
On s'est servi encore d'un petit fer à cheval, en fer doux , dont chaque branche est entourée d'un fil de laiton; d'une batterie formée de trois cylindres de cuivreet de deux cylindres de zinc interposés; elle présente une surface d'un décimètre carré en cuivre, et de tJ'ois quarts de décimètre en zinc. Arrivons aux expériences :
i374' Lorsque Télectricité a une faible intensité, comme dans le cas où l'on emploie une pile thermoélectrique, ou un seul grand couplevoltaïque, faiblement excité avec une dissolution acide, on obtient avec la spirale n° 1 , les déllagrations les plus brillantes, tan^ riue les commotions sont très-faibles. "^^