CHAPITRE VII. 9S
reflfet a été le même que si elle n'eût pas été interposée. On démontre l'existence du courant dans le conducteur interposé en mettant en communication la spirale électro-magnétique , au moyen de deux fils , avec deux points delà plaque circulaire, comme on leyoitfig. 34- Aii moyen de cette disposition une portion du courant passe dans la spirale. Ce courant était secondaire, et la direction là . même que celle du courant primaire.
i386. Je vais montrer maintenant qiie l'influence dé l'interposition est en quelque sorte produite par l'action neutralisante du courant indirect. On substitue aux plaques la spirale plate n** 3; quand les deux bouts dé celle-ci sont séparés, on reçoit des chocs comme si la spirale n'eût pas été interposée; mais si les deux bouts sont réunis, afin de former un circuit métallique, il est impossible d'obtenir des chocs. La spirale neutralise donc comme la plaque métallique, et peut-être même plus complètement.
Diverses autres expériences prouvent évidemment que la neutralisation a lieu au moyen des courants induits dans les conducteurs interposés ou adjacents.
Ces résultats paraissent à la première vue en désaccord avec le principe établi par Davy , savoir : que les aiguilles peuvent être rendues magnétiques par une décharge électrique, quelle que soit la nature de l'écran interposé. Mais en y réfléchissant bien, on voit, d'une part, que dans le mode d'expérimentation qu'il avait adopté, la plaque de métal était placée entre un conducteur droit et l'aiguille; de l'autre, que cet arrangement a de l'analogie avec le circuit interrompu dans l'expérience avec la plaque coupée, qui ne se comporte pas qomme un écran. L'effet aurait été différent si la plaque avait été courbée en forme de cylindre avec les deux bouts en contact et l'aiguille placée dans l'intérieur.
§ V. Sur la production et les propriétés des courants
induits des 3% 4* ^^ 5" ordres.
1387. Kous venons de voir que l'interposition d'tine
gG SUR LA PHOD. ET LES PROl'. DES COUR. riVD., ETC.
plaque conductrice entre le courant primilifet le courant secondaire fait naître dans cclle-cî un courant secondaire C[ni détruit l'effet du courant primitif; on devait en conclure que si le premier pouvait être écarté ou séparé de l'inlluence de l'autre, on pourrait avoir uu courant induit dans un troisième conducteur. L'expérience » prouvé l'exactitude de cette conclusion. On dispose le* spirales et les hélices couiine l'indique la fig. 35. I^ courant primilifpass^ par la spirales, tandis <jue la spirale £ est placée au-dessus pour recevoir l'iuduction; les ei- Irémilés de cette dernière sont mises en relation avec celles de la spirale c : au moyen de cette disposition le courant secondaire passe dans c; celui-ci étant hors de l'influence du courant primitif, son induction séparée est rendue manifeste par son action sur l'hélice c/; si l'on prend alors les manches m et m',on reçoit une forte commotion qui prouve l'existence d'un courant tertiaii-e. En multipliant les spirales et se conformant aux dispositions précédentes, on obtient des chocs avec des couranlj du 4* et du 5' ordre. Le courant secondaire, qui consiste pour ainsi dire en un flot d'électricité mis en mouvement pendant tin instant, par l'induction du courant . primitif, a te pouvoir d'induire un autre courant, mais d'une énergie un peu moiudre que la sienne; c'estsi-dire qu'il a plus de quantité et moins d'intensité; il produit ainsi des effets en apparence plus grands, proportionuet* icment à la quantité d'électricité en mouvement, que le courant primitif.
i388. On conçoit très-bien la diffcreuce qui existe entre l'action des courants induits et celle des couraiiU inducteurs ou provenant directemeut de ta hatterip. L'une consiste eu une seule impulsion, l'autre en une succession d'impulsions semblables qui constituent une action continue. T)ès lors, ces courants ont des propriélés différentes, qu'il est important de connaître pour bien les iliscinguer, en ayant égard à l'intensité. Le professeur Henry a reconnu qu'avec une petite batterie on peut faire ressentir la commotion à n5 persono]
■ CHAPITRE. VII, Cf]
Hpyen d'un courant du 3" ordre; avec un courant du ^R ordre, les commotions se font sentir dans les hras, et ^■Mit en diminuant à mesure que Ton emploie des cou- ^pnts d'un ordre plus élevé.
^L L'action à distance est également plus forte qu'on ne Hpuvaitle supposer, puisque l'on a ressenti distinctement WJk la langue des chocs avec un courant tertiaire , lors- Hj)e l'hélice h° i était à la distance de i8 pouces, au- Btosiis delà spirale qui transmettait le courant secondaire. ^V Les m^mes effets d'écrans ont lieu au moyen des plaines de métal interposées entre les conducteurs de diffé- ^KDts ordres, comme ceux qui out été obtenus avec des ^nurants primaires et secondaires
■ Si l'on passe la grande hélice sur une spirale traversée ^Mir un courant secondaire, qui est un courant de quan- Bté comme on l'a vu, il se produit un courant terliaire ^Ht d'intensité. On obtient encore un courant de quantité ^uand on fait passer le courant d'intensité de la der- ^uère expérience à travers une seconde hélice et qu'on ■ttace dessus une autre spirale. On voit donc qu'avec Hbe courants, comme avec le courant primitif, un courant Hp quantité peut être induit par un courant d'intensité, ^k.vice versa. L'appareil (fîg. 36) indique la disposition Hue l'on doit adopter poui' obtenii' ces différents résul- KitB. L'induction de la spirale c dans l'hélice li ptoduit B^ courant d'intensité, et l'induction de l'hélice (? un cou- ^nnt de quantité sur la spirale/i
Bfc Si les bouts de la spirale ù (^g. 35) sont unis à l'hélice K, au lieu de la spirale c , on n'obtient pas de cliocs; ^Bans ce cas, le courant de quantité de la spirale b ne Ku-aît pas avoir une intensité siufBsante pour traverser Hft, fil de la grande hélice.
H.. Ces exemples suffisent pour montrer les circonstances Hmns lesquelles se produiseut les courants d'intensité et ~es courants de quantité.
iSSij. Les expériences de M, Faraday ont rendu probable qu'au commencement et à la fin du courant secon- Iftire, son induction sur un fil adjacent est dans des direc- V. 2' partie. 7
gS StJR LA PROD, ET tES PBOPR. DES COtIH. IND., ETC.
tions coiitrairos, comme cela a lieu à l'égard du courant primHire, relativement au courant secondaire; mais l'action d'un courant secondaire est tellement instantaoïlt que les effets d'induction au commencement et à la fin M peuvent être distingués l'un de l'autre. On n'observe qu'une seule impulsion, qui peut être coiisidt-rée commis ia différence de deu:i impulsions dans deux direction opposées. Pour acquérir quelque lumière à ce sujet, DP peut faire l'expérience suivante dans laquelle on empliw UQ courant du 4" ordre. La spirale tnagnétisaute î; (fig. 36) ■ est attachée aux bouts de la spirale f. La polarité de f<rdiguille prouve que te courant fourni pary*est dirige L dans le même sens que les courants secondaire et pii* I maire. Il semble résulter de là que les courfints de fous p'ies ordres devraient avoir la même direction que le courant de la batterie; mais il n'en est pas ainsi, comme cri va le voir :
1390. M, Henry, à la suite d'un grand nombre d'ef périences, a été conduit à ce fait important, que les Courants des différents ordres changent alternativement A direction à partir du courant secondaire ; il a étudié M mode d'action avec l'appareil décomposant et le galvaoO* mètre. Là direction des courants est établiecommeilsnitl
Courant primaire. . .
Courant secondaire. .
Courant de 3° ordre, Courant de If' ordre.
Courant de 5° ordre, .
' Voici comment ce fait important a été observé : la spirale magnétisante (fig. 36), étant attachée aux eitréini' lés de la spirale /, on a trouvé, d'après le sens de la polarité de l'aiguille, qUe ce courant était dans la inêtirt dircctioH (|iie les courants secondaire et primaire, taudis que la spirale magnétisante, placée à la suili' Je In 3* et de la 5", a donné un courant en sCUs inverse. Il reste k expli((ucr pourquoi la loi de l'alternative fait dé-