‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 5)Chapitre 159 sur 231 · CHAPITRE VIII. lai · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. lai

Nous ajouterons encore que l'induction n'exige pas d'épaisseur sensible dans les corps conducteurs dont on fait usage pour limiter son étendue, puisqu'une feuille d'or non isolée peut être rendue positive sur une surface, et fortement négative sur l'autre, pendant que l'induction continue, tandis que dans les diélectriques leur épaisseur a une influence immédiate et importante sur le degré d'induction.

L'induction paraît donc consister comme je l'ai déjà dit, eu un certain état de polarisation des particules des diélectriques, produit par le corps électrisé qui maintient l'action ; état qui doit être forcé, parce qu'il n'est produit et maintenu que par la force, et qui cesse dès l'instant que la cause qui lui a donné naissance n'existe plus. J'ajouterai que lorsque cette force est supérieure à la force d'agrégation ou aux affinités, les molécules sont alors séparées ou décomposées.

Le principe qui produit l'induction , comme j'ai déjà eu l'occasion de le faire remarquer, manifeste son action dans tous les phénomènes électriques : c'est lui qui constitue la charge, qui préside au dégagement de l'électricité et à la production des courants, etc. On voit donc qu'on ne saurait donner trop d'attention à l'étude des phénomènes d'induction qui peuvent nous faire connaître leur influence sur les phénomènes électriques en général.

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