CHAPITRE IX
DES ClflCONSTlKCES QUI ACCOMPIGKBNT Ll bÊCUAIia éLECTtllqlJE KNTRB BEVX COITDUCTECBS.
i4c^' M. Marris a fait une ^mde [iarticulîèr* tlw dr* ooiistanc'ps qui nccompagnetit la transmission de iVlt** tricité, entre deux corps (ronducteurs, sous la forme de décharge; je vais rapporter les faits pnncipatis qu'il I obiierves (i) et dont nous aurons besoin plus loin pour l'inlftrprétatiou de divers phénomènes. Deux sphèr^i. étant en contact, en des points déterminés de posftîon," si on les sépare à des distances données, on trouve que les quanlilés d'électricité respectives, qui sont nécessaires pour produire une décharge, varient en raison directe des distances. Voici comment on le prouve : url électromètre de décharge (fig. 49) «st disposé de manière à pouvoir obtenir facilement des distances données entre les points les plus rapprochés des sphères c et c, au moyen d'une vis micrométrique s. Cet appareil est fixéà une bouteille de Leyde D, ayant une armure de 5 pieds. On peut évaluer très-exactement, au moyen dii mesureur u (précédemment décrit), la quantité d'électricité nécessaire pour opérer une décharge à une distance donnée entre les boules c et c'. En opérant ainsi, on trouve que le nombre de mesures indiquées par la bouteille «, varie exactement avec les distances entre les points les plus
(1) Trans. phil. i834.
CHAVITRE IX. laî
pprochés des boules c et c'. Il en est encore de inÊme : la décharge de deux conducteurs chargés dîfféretn-< ■ent, que l'on met en présence; or, si l'on compare ces ^ultats avec ceux que j'ai donnés dans les chap. V et VI ^ ce livre, on voit que, tandis que les distances de délarge entre deux points augmentent dans le simple jpport de la quantité, les forces attractives augmen- ^t comme le carré de cette quantité.
j M. Harris a trouve qu'en général la distance de dé- ^rge est dans un rapport simple avec la quantité (i'éetficité contenue sur une surface de communication li est toujours la même, Dès lors , la distance à laquelle e l'électricité accumulée peut se décharger dans l'air e densité donnée, peut servir à mesurer exactement k quantité comparative d'électricité accumulée sur une jrface, ou sa tension.
PSi l'on prend pour unité la force développée entre is deux points c et c', au moment de la décharge, Lque l'on place les boules avec la même accumulation Lane dislance double, la force est réduite au quart, |tisqu'clle varie en raison inverse du carré de la dis^ (nce. La décliarge ne saurait donc avoir lieu à cette distance; mais des accumulations doubles, triples, etc.^ développent des quantités libres ou des intensités qui sont comme les carrés de toute la quantité accumulée; on a donc, avec des quantités accumulées doubles, tnples, etc., des forces attractives qui compensent exactement le décroissemenl de la force, en raison de l'accroissement de distance. Ainsi, avec des accumulations doubles, triples, la force est précisément la même; elle est donc suffisante dans chaque cas pour vaincre la pression atmosphérique, à chaque distance donnée.
1409. M. Harris infère de ses recherches, que la résistance de l'atmosphère, au passage de l'électricité, n'est pas réellement plus grande à travers une distance de décharge qu'à travers une autre, et n'est jamais plus forte que la pression de l'air.
1 4 1 1>. Pour connaître l'influence qu'exercent sur k dé^
Ia4 DES CinC. QUI ACCOMP. la D^CHAR. lÎLEC, ETC.
cliargc les variations dedeiisitéet de température de l'aîr, on opère comme il suit : on met en rapport im électn> tliermomèlre avec l'clectromètre c)e décharge (fig. 5o); l'élcctro-lhermomètre se compose d'une petite sphère de verre N, traversée par le fil de décharge, et en coiiimunicalion directe avec un thermomètre T. I^es effets de quantités d'électricité déchargées à travers le RI sont observés avec soin, comme il a été dit précédemment. Le circuit m k j r i d c n varie avec l'étendue et la nature de la substance dans la portion i d. Quelques essais ont montré que l'effet dans le fil décroît dans un rapport inverse de la résistance à !a transmission de l'électricité accumulée; ainsi l'effet est moindre a.vec un long circuit qu'avec un circuit plus court, et quand le circuit est composé de conducteurs imparfaits, comme le hois ou l'eau contenue dans un tube de verre, l'instrument est à peine affecté.
Eo employant de longs circuits de fils métalliques, l'effet varie dans un rapport inverse de la longueur. Ainsi avec un fil de cuivre isolé, de 3oo pieds, la transniiasion d'une quantité donnée à travers l'électroinètrc N, élevé la température de lo degrés; avec un circuit de Goo pieds, la résistance est telle, qu'elle ne s'élève que de 5 à 6°; avec goo pieds, de 3" seulement,
\!\\ i.l'our déterminer le genre de résistance que fait éprouver un milieu non conducteur, comme l'air, on dispose l'appareil comme il suit ; une bouteille de Leydc E (fig, 5o bis) est mise en rapport avec les boules de décharge ce', placées dans le ballon R; ladistanceentreces boules est mesurée au moyen d'un micromètre p. Le vide peut être fait dans le ballon qui est muni d'un thermomètre R et d'une éprouvette g. Une enveloppe (fig. 5i), munie d'une lampe D, permet d'élever à volonté la température, Ayant chargé d'une quantité donnée la bouteille E, on opère la décharge entre c et c'. Voici les résultats que M. Harris a obtenus :
i" Les quantités respectives, nécessaires pour traverser un intervalle donné, varient dans un simple rai