‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 5)Chapitre 168 sur 231 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

■un son très-remarquable. Dans l'oxigène les étincelles mt plus blanches que dans l'air ou dans l'azote, mais m aussi brillantes. Dans l'hydrogène elles présentent pe belle couleur cramoisie, qui n'tst pas due à sa faible msilé, puisque ce caractère s'efface quand l'atmosphère t raréfiée; le son est faible, ce qui est une consétence do sa condition physique. Dans le gaz acide carhtiique, la couleur est semblable à celle de l'étincelle . l'air, mais avec un peu de couleur verte, et les ilncelies sont plus irrégulières. Dans le gaz liydro-chlo- DUe sec, l'étincelle est presque toujours blanche sans irlie obscure.

■'Dans l'oxide de carbone, l'étincelle est quelquefois rte, rouge, et tantôt l'une, tantôt l'autre. Quelquefois aperçoit des parties noires dans la ligne de l'étincelle. 9 variétés de caractère sont dues à un rapport direct I pouvoirs électriques avec les particules du diélecque k travers lequel a lieu la décharge, et ne doivent ( être considérées comme les simples résultats d'une liition accidentelle.

■ L'étincelle peut s'obtenir dans divers liquides, comme pBsence de térébenthine, Ihuile d'olive, la résine, le verre. 1 peut l'obtenir également dans le blanc de baleine, ^u , etc.

} 1427. J'ai étudié, avec mon fils Edmond, le développent de l'étincelle, à mesure que la distance entre les pUles chargées d'électricité contraire augmente. Voicî

' ultat de nos observations :

f Quand on examine avec attention l'étincelle produite pr la décharge de deux conducteurs chargés d'électrillé contraire, qui leur est fournie continuellement, îbmme les conducteurs de la machine de Nairne, on observe les effets suivants : lorsque les deux conducteurs sont terminés par deux boules d'égal diamètre, placées à deux ou trois ligues de distance, l'étincelle est ainsi constituée: du côté négatif, un point lumineux bien prononcé ) du côté positif, également un point lumineux, mais moins ibrt, et entre les deux une partie sombre violacée. Si on

^^brt, et entri

l44 DS l'aigrette KLECTBIQI'E.

vlcntàécarter les conducteurs, la partie lumineuse négative se sépare en deux parties, qui s'éloignent tie plus en plus à mesure <[ue l'on écarte les deux boules. L'étincelle est alors composée de trois parties lumineuses et de deui parties sombres violacées, A mesure que l'on écarte les boules, la partie lumineuse qui s'est détachée du coqducteur négatif se rapprocbc de la lueur positive, et liait par se joindre à elle. Alors il ne l'este plus qu'une trèsfaillie lueur du côté négatif, et une très-forte lueur du côté positif. l'Cs étincelles acc|uièrent ensuite une telle intensité qu'il est difficile d'apercevoir aucune différence entre leurs parties,

§ V. De l'aigrette électrique.

1428. Il y a plusieurs moyens d'obtenir ce nioJe de décharge. Il suHtt pour cela de fixer à angle droit sur le conducteur positif d'une machine électrique une tige métallique de quelques lignes de diamètre, et arrondie par le bout extérieur.

La main , ou toute autre grande surface conductrice, peut être approchée vers l'extrémité pour augmenter la force induclive. L'aigrette obtenue avec une puissante machine au moyen d'une balle d'environ dix - huit millimètres de diamètre , fixée à l'tme des extrémité d'une longue tige de Cuivre, a l'apparence de la forme représentée fig, 56. Une petite partie conique, brillante, paraît au milieu de la balle , laquelle se projette loin d'elle, directement à une petite distance; elle se brise soudainement en une large aigrette de pâles ramifications, ayant un mouvement tremblé, et étant accompagnée en même temps d'un claquement sourd et faible. L'aigrette paraît continue;maisM. Wheastone a montré que tout le phénomène consiste en décharges successives et intermittentes.

En faisant usage d'une balle plus petite, l'aigrette est plus faible , et le son , quoique moins marqué , est plus continu. En se servant d'un fil à bout arrondi , l'aigreite est encore plus faible, mais séparable. Le soa, quoi-

ft CHAPITRE X. 145

^Hie plus faible, est plus ôlevé en hauteur et rend une Kjte musicale distincte. Le son est dû en réalité aux Hécharges successives qui, arrivant chacune à des ^Btervalles presque égaux , font entendre une note HUînie , dont le ton monte avec l'accroissement de ^ppidité et| la régularité des décharges intermittentes. Uèb ton donne une mesure facile et exacte des intervalles. B Ainsi, lorsquen approchant la main d'une baguette ou Hnine halle avancée, la hauteur du ton produit par la ^Bcharge d'une aigrette s'accroît, l'effet nous avertit que ^pius avons augmenté l'induction , et par suite Ja rapidité H^ alternatives de charge et de décharge. Kn général, si Hjn fait usage de fîls avec des extrémités plus Ënes, on Hbtient des aigrettes plus petites, et le son est à peine HIerceptible. Lorsque le sou cesse, la lumière devient H|)iitinue comme une lueur.

B- 1429- L'atgrette peut être considérée comme une dé- ^nerge entre un corps mauvais conducteur et un corps ^BTi conducteur, ou bien entre uu corps conducteur et ^B corps qui ne l'est pas. Duns des circonstances ordi- ^■tîres, l'aigrette est une décharge entre un conducteur ^fe l'air.

H[^Tout porte à croire, suivant M, Faraday, que l'ai- ^pette est une étincelle de l'air, une diffusion de la force Hjectrique dans la matière,' non par conduction, mais Hkr une décharge de rupture.

^k L'aigrette et l'étincelle se confondent graduellement

^pine dans l'autre. En rendant une pelite balle positive au

H^yen d'une boune machine électrique, et approchant

Bb cette balle une autre balle plus forte, non isolée, on

Hteiitsuivre facilement le passage de l'étincelle à l'aigrette.

' Quand une aigretteélectrique d'un pouce àsix pouces,

ou plus, jaillit dans l'air, elle alaforniefig. 56;maissil'on

approche la main ou un autre corps, elle prend les formes

B^. 57, 5S, Sg. On remarque dans ces figures la fonnc

bourbe des lignes de force inductive existant avant la

Bccharge.

■> Dans l'air raréfié , les apparences de l'aigrette varient I V, 1'^ partie. 10

DE L AIGBETTE ELECTRrQUE.

beaucoup, selon les circonstances. Quelquefois line ^ grette peul être composée de six à sept branches^ Wgei, très-lu [Dîneuses, d'une couleur -pourpre, eo que^Utt partifs clistaDles de plusieurs centimètres.

li^3o. L'aigrette peut être obtenue noii-seulemeAt daus Tair et les gaz. mais aussi dans des milieux plus denses. M. Faraday Ta obtenue dans de l'Iiuile de(^ rébeiilhine, en plongeant le bout d'un fil de métal pissant à travers un tube de verre dans le liquide conleau dans un vase de niéial. L'aigrette était petite et trôdJfBcile à obtenir ; les rainlCcations étaient simples et évergeaient beaucoup les unes des autres. La lumière était très-faible, et il fallait une cbarabre bien obsi-uK pour l'observer. L'aigrelle a, dans différents gaz, des caractères spécifiques qui indiquent un rapport avec lei particules de ces corps, inème à un degré plus fort que l'étincelle. Cet effet contraste fortement avec la uon variation obtenue dans l'aigrette avec diverses subatanca, telles que le bois, le carton, le charbon, te nitre, l'acide citrique, l'acide oxalique, le carbonate de potasse, b potasse fondue, une forte solution de potasse, de Tacidc sulfurique, du sulfure d'antimoine et de l'hématite. On n'a dans ces corps d'autre variation, dans le caractère de l'aigrette, que celle qui dépend de leur conductibilité plus ou moius parfaite. Voici les effets observés dans plusieuis gaz, à différentes pressions, avec des surfaces chargée) positivement :

i43i. L'effet général de la raréFactioa est le BiêiRC pour tous les gaz. 11 passe d'abord des étincelles; cellesci se convertissent graduellement en aigrettes, qui de* viennent plus grandes et plus distinctes dans leurs raoïifications, jusqu'à ce que, dans une raréfaction plus granile, ces dernièies commencent à se fondre l'une dans l'autM et finissent par donner un rayon de conducteur à condtic* teur. Des rayons latéraux se dirigent ensuite des conducteurs sur le verre du vase, et sont remplacés par une luear constante qui couvre le iil de décharge. Les phénomèoes varient avec les dimensions du vase, le degré de

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