‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 5)Chapitre 172 sur 231 · DÉCHARGE LUMINEUSE · texte numérisé non relu

DÉCHARGE LUMINEUSE

lorsqu'elle fut parvenue à ce point que la déperditioa commi!n(^ à s'opérer lentement.

Ces résultats, t]ui ont étâ confirmés encore par d'autres expériences , viennent à l'appui des consé()ueiiceiauxquelles M, Belli avait été conduit d'abord.

Au lieu d'adapter la pointe métallique au conduclei lui-même, on le plaça vis-à-vis de son extrémité sur^ pied non isolé. Le résultat prouva (encore la différence tp existe entre le pouvoir absorbant et émissif des poiol pour chacune des deux éleclricîtcs.

M. Belli a déduit enfin des faits qu'il a observés î' que la force ordinairement moindre que poM ' l'éleclricilé négative, comparée à celle] de lelcclricilé silivc, fournie pat* la même machine, ne dépend pj seulement de la disposition moinsavaotageusedes conuuf leurs destinés à recueillir la première électiici té, maisa de la déperdition plus facile qu'elle éprouve; a" que frâ ne peut admettre le principe mis en avant par M. Trémery pour expliquer le phénomène de la carte percée au moyen d'une étincelle électi'ique , principe d'après lequel l'électricité positive se propagerait dans l'air plui facilement que l'électricité négative, puisque les Tiits observés effectivement par M. Belli tendent à prouver que l'électricité négative se propage plus facilement que 1 électricité positive.

§ VU. Décharge lumineuse.

i44'- Cotte décharge, qui se montre sous la forme de lueur souvent très-belle, semble dépendre d'une charge rapide et presque continue de l'air qui entoure le conducteur. La diminution de la surface éleclrisée produit cet effet. A mesure que la boule ou la tige arrondie qui est électrisée positivement diminue, les aigrettes disparaissent et sont remplacées par une lueur phosphorescente continue qui couvre tout le bout du Gl; avec des tiges très-petites, et aussi avec des pointes coniques émoussées, les lueurs ont lieu plus rapidement; avec

ÇHAPITBE X. iSg

fine pointe très^fine, on ne peut obtenir l'aigrette à l'air libre, mais seulement la lueur.

L'augmentation de pouvoir dans la machiné tend à produire là lumière. La raréfaction de l'air favorise meryeilleusement les phénomènes de la décharge lumirieuâe.

Il est très-difficile d'obtenir une lumière négative dans l'air à des pre$sion3 ordinaires: M. Faraday n'a pu l'avoir avec une tige de o, 3 p. de diamètre , ni dans des tiges plus petites. La lueur se présente dans tous les gaz qu'il a observés : l'air, l'azote, l'oxigène, l'hydrogène, le gaz oxide de carbone, l'acide carbonique, l'acide hydro-chlorique, l'acide sulfureux et l'ammoniaque. Il pense l'avoir obtenue dans l'huile de térébenthine, mais elle est très-faible et très-peu -visible. La lueur est toujours accompagnée d'un souffle venant soit directement de la partie lurtiineuse^ ou se portant directement vers elle. Le preltiier t^as est le plus général; il a lieu même quand la lueur se présente aiftour d'une boule de dimensions considérables.

Les diverses circonstances qui favorisent sa production sont faciles à étudier; ainsi je n'en fais pas mantiqn ici.

Voyons maintenant le l'apport qui lie la lueur à l'aigrette et à l'étiqcelle, selon que les surfaces électrisées sont positives ou négatives. Si l'on commence par l'étincelle, elle devient aigrette plus rapidement quand la surface oti commence la dét^harge est négative que lorsqu'elle est positive.

L'aigrette positive devient une lueur bien avant que l'aigrette négative ait lieu.

M. Faraday pense qu'il est probable qu'en examinant avec attention le passage d'un ordre de décharge à un autre, on trouvera que chaque gaz présente des résultats particuliers dépendant du mode dont les particules prennent la condition électrique polaire.

Tous les effets observés tendent à montrer que la lueur est due à une charge ou à une décharge continue d^ i'çtir, laquelle çst açct^mpagnée, dans le prepiier cas,

DECHARGE OBSCnKE.

d'un courant venant de ia lueur, et dans le second d'un contant qui se dirige vers elle.

Dès l'instant que l'air environnant vient sur le conducteur clectris^ et atteint le point où la tension rA élevée à un degré suffisant, il se charge et se meut ensuite sons l'intluence des forces auxquelles il est soumii Pendant ce même temps, il ouvre la route à d'autres pai^ licules qui se chargent à leur tour, et ainsi de suite; d'où résulte un courant.

§ VIII. Décharge oùscure.

i^fli. L'expérience suivante et les effets qui en résultent, suffisent pour montrer ce que l'on entend par décharge obscure.

Soient deux tiges de enivre de 8 milltin. de diamètnv entrant dans une cloche de verre par une de leurs extrémités et mises ensuite en contact; ou raréfie l'air dans l'intérieur de la cloche, puis on fait passer une décharge de ta machine entre les tiges, et pendant qu'elle continue les extrémités sont séparées l'uue de l'autre; au moment de la séparation, une lueur continue) lieu sur le hout de la tige négative, tandis que l'extrémité positive reste tout à fait obscure. A mesure (jue la distance augmente, une traînée de lumière pourpre, ou blanche paraît à l'extrémité de la tige positive et s'avance directement vers lii tige négative, elle s'allonge à mesure que l'intervalle s'élargit, mais ue se joint jamais à la lueur négative; de sorte qu'il y a toujours entre elles un petit espace obscur. Cet espace, d'environ uu millimètre et plus, est invariable en apparence daw son étendue et sa position relativement à la tige négative. Le même effet se produit , que le bout négatif soil inducteur ou induit.

Avec deux balles dans le récipient, où l'air était niréfié, les résultats ont été les mêmes; mais toutes les fuis que le rayon lumineux qui se montrait après l'étinccile et l'aigrette avait cessé, il se changeait en lueur sur l«

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