‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 5)Chapitre 186 sur 231 · CHAPITRE U. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE U. l

qu'ils étaient dus à la production du potassium et de sodium qui se déposent sur les lames décomposantes.

Quand effectivement le mercure renferme quelques métaux électro-positifs, et qu'on plonge dedans un fil de platine, si Ton verse sur le mercure de Teau acidulée par l'acide sulfurique , l'eau est immédiatement décomposée et il se dégage abondamment de l'hydrogène sur le fil de platine. Le mercure combiné avec un métal électropositif est donc l'élément positif du couple voltaïque. Davy est le premier qui ait remarqué que du mercure

aui renferme des traces légères de potassium ou du soîum est extrêmement électro-positif. '

M. Grove, guidé par ces observations, a émis l'opinion , que l'inaction du zinc amalgamé était l'effet d'une . polarisation qui diffère des autres cas de polarisation , •en ce que l'élément transporté, au Jieu d'être précipité sur le métal négatif, entre en combinaison avec lui , et rend ainsi ce métal tellement positif, que le courant est anéanti, tandis que , dans les autres cas, il est seulement diminué d'intensité. Voici les expériences sur lesquelles ce .jeune physicien fonde son opinion :

1° Ayant amalgamé à moitié une lame de cuivre, il la plongea avec line lame' de zinc amalgamé dans de l'eau renfermant un septième d'acide sulfurique ou phosphorique; aussitôt que le contact fut établi , il y eut un fort dégagement de .gaz sur la partie non amalgamée de la lame de cuivre, tandis qu'il n'y eut seulement que quelques bulles isolées sur la partie amalgamée.

a° Ayant mis un gros globule de mercure dans un vase rempli d'eau acidulée, il le fit communiquer, au moyen d'une lame de cuivre amalgamée, avec un des bouts du fil du multiplicateur, et il plongea dans le même liquide une lame de zinc amalgamé en relation avec l'autre bout du multiplicateur; il se produisit aussitôt un courant énergique de peu de durée, car au bout de quelques minutes l'aiguille était revenue à zéro.

3" En substituant au globule de mercure une lame de platine bien amalgamé , le courant devint prompte-

|86 TFTfT. FAITES POna ÊXPL. l'iNACT. DU ZINC A MAL.

nient nul ou à peu près , tandis qu'en remplaçant Icsloc par une lami^ tîe platine non amalgamée, celte (lerDièn dégageait abondamment de l'Iiydrogène , et l'aiguillt accusait un fort courant en sens inverse du premier.

4° Les choses élant disposées comme dans la deuxième expérience, on substitua à l'eau acidtilée une solution dï sulfale de cuivre; le courant fut énergique et constant, et le mercure s'amalgama avec le cuivre réduit.

1456. Voyons maintenant les conséquences qne l'oà peut tirer de cPs qUôtre expériences : bien que le melcufï n'agisse pas, dit M- Grove, comme un métal positif, il rte peut cependant, dans plusieurs cas,coustituei rélêmeot négatif d'un couple vollaîque, à cause de la propriété qu'il possède de se combiner avec les éléments positifs der éiccirolytes, lesquels éléments le rendent positif au tnémt degré que le métal avec lequel il est combiné. Mais si, Comme dans la quatrième expérience, l'élément éleclropositif de l'électiolyte est d'Uiie n<<ture telle, qu'en se comblnanl avec le mercure 11 ne te rende pas forleirient positif, alors le courant n'est pas arrêté.

Quant à reffel généra! du zinc amalgamé, t>n petit l« Concevoir de la manière suivante i tous les petits couples zinc et mercure étant positifs au iiiême degt^ que le zinc. Il faut la présence d'un autre métal pour compléter le circuit; car il n'y a pas de motif pour (]ue le zinc amalgamé agissant seul, l'hydrogène se porte d'un côté ou de l'autre; c'est pour ce motif que l'action chimique est suspendue.

Le fait que le zinc amalgamé est positif par rapport au zinc ordinaire, et qu'il précipite le cuivre d'une solution de sulfate de cuivre, peut être expliqué de la même manière.

Dans la polarisation du mercUre sous l'influence d'un courant, il se dépose sur ce métal non-seulement du potassium, du sodium ou auti'e métal électro-positif, mais encore de l'hydrogène. M. Grove a cherché si ce gaz, en se combinant seul en petite quantité avec le mercure, pouvait lui donner les mêmes propriétés.

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