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L'appareil ayant fonctionné pendant une heure, le circuit fut interrompu pendant une minute et la solution agitée avec les lames qu'elle renfermait, puis, la communication rétablie; l'aiguille, après quelques oscillations, 8*est arrêtée à 47°> c'est-à-dire que le courant a repris son intensité première.
J^e circuit étant resté fermé pendant une heure, l'aiguille était encore déviée de 4^^^? siu .bout de la troisième heure, la déviation n'était pas changée. Je dois ajouter qu'un dégagement considérable d'hydrogène avait eu lieu sur la surface de platine pendant le premier quart d'heure.
Ces résultats sont bien différents de ceux que M. Sturgeon avait obtenus en opérant avec une solution d'acide nitreux, puisqu'ils montrent que les variations de l'intensité du courant finissent par être nulles au bout de
40 minutes.
• 1454* Continuons J'examen que M. Faraday a fait des propriétés du zinc amalgamé.
Dans une solution formée d'une portion d'acide sulfurique et de 3o parties d'eau , une plaque de zinc ordinaire est attaquée énergiquement. Dans les mêmes circonstances le zinc pur ne reçoit en comparaison qu'une action bien faible. On est porté à croire que, -dans le premier cas, toute l'action provient de petits couples voltaïques formés de zinc et de fer. En opérant avec le zinc amalgamé, l'action est nulle ou à peine sensible, comme on l'a vu (i45i), et elle ne se développe qu'en le touchant avec un métal non oxidable. Pour savoir ce qui se passait dans les deux cas, M. Faraday a pris deux
(8i DF,s rnopRiÉTÉs de zihc amalgamé,
plnqufs (le zinc amalgamé, séchées et pesées avec soin, i et iint: solution semblable à la précédente. Une de ces lames fut introduite avec une aulre de platine, en communication avec elle, dans une éprouvette remplie deli solution. La seconde plaque fut mise en même temps dans une autre éprouvette remplie du même liquide, hon de tout contact métallique. Dans la i™ épronvclte, il y eut un fort dégagement de gaz autour du platine, et aucune bulle sur le zinc amalgamé de la seconde éprouvette. Au bout de ài\ minutes, les plaques furent lavé», sëcliëes et pesées de nouveau; la seconde plaque pesait auliint qu'avant l'expérience, tandis que la première avait perdu de son poids, comme cela devait être. I^ gaz liydi'ogène dégagé ayant été mesuré, on trouva que, pour un équivalent de zinc oxidé, un équivalent d'eau avait été décomposé.
Helativement à l'observation de M. Oelarive sur It KÏDc pur, il faut remarquer que lorsque l'acide agit sur du zinc ordinaire, des portions de cuivre, de plomb, de cadmium, ou d'autres métaux, sont mises en liberté i la surface et constituent, par leur contact avec le zinc, des paires découplés voltaïques très-petits, mais très-actifs.
Il résulte de cette multiplicité d'actions, qu'il y a beaucoup de zinc détruit, et que l'hydrogène se dégage en apparence sur la surface du zinc, tandis que ce d^ gagement n'a lieu réellement qu'à la surface des parlicules mélalliqiies étrangères. Ces particules servent en même temps à décharger l'électricité du zinc, ou à l'y ramener, en diminuant ainsi le pouvoir qu'a ce métal de produire un courant électrique, qui s'étendrait aune plus grande distance à travers l'acide; il en résulte que l'inteusité du courant qui passe parle circuit métallique entier se trouve bien diminuée.
On évite tous ces inconvénients au moyen des lames de zinc amalgamé.
Bien que le zinc amalgamé, quoique impur, ne décompose pas sensiblement l'eau acidulée, il conserve néanmoins une telle affinité pour l'oûgène qu'il suffit
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du plus léger contact avec un métal pour faire naîtreûne vive effervescence, M. Faraday pense aue, dans cette circonstance, le mercure agit en amenant la surface dans une ISoildition uniforme,' qui détruit l'action de ces petits bduples voltaïques. Toute la surface du zinc étant recouverte, on conçoit qù'Uiie partie ne puisse agir comme déchargeur vis-à-vis d'une autre; il en résulte que tout lé pouvoir chimique dé l'eau, à la surface, est dans cette lH3ndition d'égalité qui , quoique tendant à produire un tidUrant électritjue à travers le liquide sur une autre plaquiâ de métal, ne présente pas d'irrégularités au moyen desquelles une partie ayant des affinités plus faibles pour Foxigèiie , puisse agir comme déchargeur vis-à-vis d'utlfe autre.
Deux conséquences importantes résultent de l'amalga- Tiiationdu zinc : la première est que l'équivalent complet d'électricité s'obtient par l'oxidation d'une certaine quantité de zinc; la seconde, qu'une batterie construite avec du zinc ainsi préparé, et chargée avec une dissolution d'acide sulfurique, n'est pas altérée, du moins le zinc, tant que les électrodes ne sont pas unis.
Avec une batterie composée comme il vient d'être dit , l'action sur le zinc amalgamé est en proportion avec là décomposition dans la cellule expérimentale. Quand le courant est retardé, il est aussi retardé dans la batterie; il résulte de là que l'acide des cellules reste actif pendant plus de temps que d'habitude; de là une action constante qu'on ne peut obtenir avec le zinc ordinaire, en opérant comme on le fait ordinairement.
On conçoit que l'action ne soit pas régulière dans les couples ordinaires, attendu que la perturbation apportée dans le liquide par le gaz, amène à chaque instant sUr la surface du zinc des quantités inégales d'acide qui ne décapent pas de la même manière les surfaces. On aiirait pu croire que le zinc amalgamé était très -inférieur pour la force au zinc commun, à cause du mercure qui, recouvrant toute la surface, ne permet pas un contact aussi immédiat entre le zinc et l'acide; mais il n'en est
l84 TPKT. FAITES POUR EXPL. l'iXACT. DC ZISC AMIL.
pas «in&i. En cHet, lorsque l'on soumet à l'espmence, tlaiiï lus mêmes circonstances, deux couples égaux de zîu et ilf plutine, et qui ne diflèrcnt l'un de fautre qu'en n qu'une des lames de zinc est amalgamée et l'autre ne lest ]>as, on reconnaît que le courant de zinc amalgamé eat ti'ès-pttissant, relativement à l'autre.
Pour rendre compte de celte difTérence, qui est ea faveur du zinc amalgamé, on peut dire que le zîncnaB prépai-^ agit directement et seul sur le liquide, q nue ne fait pas le zinc amalgamé; le premier, pfl loxide qu'-il produit, neutralise rapidement l'acide ■"^ contact avec sa surface, de manière à retarder les pi grès <lt> l'oxidation; tandis qu'à la surface du zinc anistJ gamé, l'oxide formé est à l'instant enlevé par le noufd acide, et la surface polie du métal est toujours prèle' Hgir Nur l'eau , avec d'autant plus de force que le courani électrique a plus d'énergie.
§ II. Tentatives j ai tes pour expliquer l'inactivité àt zinc amalgamé.
i/lSS.M.Groveafaitquelqucsexpériencessurl'inaclioQ 1 du zinc amalgamé dans l'eau acidulée, dans le but d'expliquer aussi cette singulière propriété ; les rt^sultats auxquels il est parvenu ne sont pas sans intérêt pour le lecteur.
Lorsqu'on décompose, au moyen de la pile, de l'eau acidulée, si l'on met quelques globules de mercureau food du vase où se trouvent les électrodes de platine , on remarque que lorsque l'électrode négatif touclje le mercure, il est toujours amalgamé; si l'on touche l'électrode négatif avec l'électrode positif, celui-ci est de même aussitôt amalgamé. '
De même, le mercure qui a fonctionné dans l'eau acidulée comme électrode négatif d'un appareil vtJtaîque, jouit de la propriété d'amalgamer le platine et le fer; des lames de ces deux métaux qui ont servi d'électrodes négatifs, peuvent aussi s'amalgamer par simple contact avec le mercure.
M. Grove , qui a étudié ces effets avec soin , a reconnu