CHAPITRE II
P OU l' jusqu'à ce que la température fût portée à l ebgllition. Dans ce cas, il y avait une légère effervescence en P, et un faible dégagement de gaz sur I'. Avec l'étain les phénomènes se présentent avec l'acide froid comme avec le fer et le zinc. En élevant l(i tenipérature, il se dégage en inême temps du gaz sur l'étain isolé et sqf 1^ platine. En chauffant l'étain uni et le platine dans un tube séparé, la quantité de gaz P devient très -considérable, mais beaucoup moindre que celle qu'on obtient auparavant sur la lame isolée.
Le bismuth ne donne pas de gaz dans l'acide froid. " En chauffant, la surface du bismuth isolé se recouvre d'une pellicule de gaz, et bientôt après celle du bismuth uni. En continuant à chauffer, il se dégage du gaz du platine du bismuth isole, mais en plus grande quantité sur ce dernier. Le bismuth uni n'en donne presque pas.
L'antimoine se comporte de même.
L'argent ne donne point de gaz à froid, mais en chauffant , l'argent isolé et l'argent utii s'obscurcissent presque en même temps. Dès l'instant que la chaleur s'élève, le gaz se dégage abondamment de l'argent isolé, et en plus petite quantité de l'argent uni et du platine.
Avec l'arsenic et le mercure, nulle action à froid. En chauffant l'acide, le dégagement de l'acide sulfqrique parait à peine diminuer, si toutefois il Test, par l'union de ces métaux avec le platine. La quantité de gaz dégagé à la surface de platine est très-faible.
En résumé, nous voyons que le dégagement de Thy- ' drogène ne se présente, par l'immersion dans l'acide froid, qu'avec le zinc, le fer et l'étain. Les effets qu'on obtient avec un couple platine et zinc nous fournissent un exemple remarquable de la cessation d'actions chimiques par suite de l'état de polarisation qu'acquiert dans cette circronstance la lame de zinc. On ne peut s'empêcher de reconnaître dans ces phénomènes une analogie avec l'action de l'acide nitrique concentré sur le fer.
Avec le fer et le zinc , le dégagement de gaz est entière-
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