CHAPITRE III
PILE A COtJKANT GONSTAHT DE M. DAHIELL.
§ !"• Premières dispositions.
1 46 1 . Les pHncipes exposés précédemment ont montré que pour obtenir des courants constants avec des ap« pareils voltaïques, il était nécessaire de mettre le zinc et le cuivre, chacun, dans une case particulière, de séparer les deux cases par une membrane transmettant le courant, et de mettre dans chacune d'elles un liquide capa«ble d'empêcher les produits secondaires de se former sur les lames, d'où résultent des courants en sens inverse, qui affaiblissent à chaque instant l'action du courant primiti£L
Les choses en étaient là lorsque M. Daniell A reprià la question, qu'il a analysée avec sagacité. Ses recherches (i) l'ont mis à même de doter la science d'une pile construite d'après les principes précédents, et qui est aujourd'hui généralement adoptée dans les expériences dé physique.
Je vais commencer par exposer les premières recherches que ce physicien a faites à ce sujet, parce qu'elles t'ont conduit à des résultats intéressants.
abcd(ûg, 69) représentîe un pied de verre, dans le* quel se trouve une cavité éfgh^ dont la partie supérieure est terminée par un plan d'arrêt gh. Les tiges de
[i) Trans. philos. t8S6.
)g6 PREMIÈRES DISPOSITIONS.
deux plaques ijk, Imn traversent ce plan, f
tie inférieure de la cavtlé est divisée en deux cellule* par la cloison op. Les deux cellules contiennent du mercure, dans lequel plongent les fils respectifs, Cela^ rangement permet de changer facilement les plaques; d'un autre coté, elles peuvent être mises en communication entre elles, ou avec les plaques d'autres cellules semblables, au moyen des fils p(j , passant par des OQ* vertures latérales ta. On adapte au socle de verre ua châssis également en verre vivxyzz, afin d'avoir uue cellule pour recevoir le liquide. Un tube de verre gradue AB peut être suspendu au-dessous de l'une ou l'autre plaque, au moyen d'une pièce de cuivre ajustée coiDOie on le voit dans la fig. 70, qui représente un appareil ci^ culaire de dix cellules semblables à celle dont je viens rie donner lu description. Des coupes de mercure ^At permettent d'établir les communications comme ou le veut.
La fig. 7( représente la section d'une cellule disposée pour le même objet, mais d'une construction moins dispendieuse; cette cellule est supportée par une table perforée t' wjx , et les tiges des plaques passent par rofrturateur, ou instrument d'arrât abcd, pour se rendre dans les coupes extérieures de mercure o^p, au mojea desquelles on peut établir toutes les commuoicalions.
Les plaques employées sont de platine et de zinC amalgamé, ayant chacune 3 pouces de long sur i po. de large; et le liquide interpose est un mélange de 1 00 vol. d'eau et de 2 -^ vol. d'acide sulfurîque, qui est presque sans action sur le zinc amalgamé.
On ajoute à l'eau acidulée une petite quantité d'acide nitrique; la plaque de zinc amalgamé est dissouts en quelques heures sans dégagement d'hydrogène quand le circuit est ferme.
i4*>a. Voyons les principaux résultats obtenus avec cette pile, chargée, comme on vient de le dire, avec de l'eau acidulée par l'acide sulfurique, et une petite quantité d'acide nitrique. La plaque amalgamée prise isolément, comme on le savait déjà, ne donne lieu à aucuQ