CHAPITRE IV. aay
i4âo. Lorsqu'on dissout dans l'eau plusieurs sels^ sans qu'il y ait décomposition entre eux, on trouve que la conductibilité de cette eau est égale à la somme des différentes conductibilités qui seraient communiquées à la même quantité d eau par ces différents sels pris séparément.
Le principe se vérifie d'autant moins qu'on opère sur des solutions qui sont loin de leur maximum de conductibilité ; ainsi une solution de ~~ de sel ammoniac dans l'eau distillée donne ia°; une solution essayée séparément de ~- de nitrate de potasse donne 8® ; et une solution de ,-Jt ^® sel ammoniac et -~— ^^ nitrate de potasse donne 20°. Lorsqu'on a des solutions qui ont acquis le maximum de conductibilité avec un certain sel, Taugmentation de conductibilité par un autre sel ajouté, est bien moindre qu'elle ne serait, si la solution primitive était loin de ce maximum. Cela explique comment il arrive qu'en cherchant la conductibilité du mélange des sels fondus, on la trouve égale à celle du sel doué de la plus grande conductibilité. C'est ainsi que dans le nitre fondu ^k conductibiHté ne varie pas en ajoutant de l'alun, du sulfate de zinc, de l'acétate de plomb fondu. Dans ce cas, la conductibilité du nitre fondu est à son maximum pour ce sel, et supérieure à celle des autres sels fondus et ajoutés.
l48i. £n étudiant l'influence de la longueur de la couche liquide sur l'intensité du courant qui doit la traverser/M. Matteucci a trouvé, ce qu'on savait déjà, que le courant diminue d'intensité avec l'accroissement en longueur de cette couche; mais il a reconnu en outre
3ue cette augmentation n'est pas proportionnelle h la uniaution delà longueur de la couche ; car elle est d'autant nlus rapide que la diminution s'accroît davantage : il siwSt de ]eter les yeux sur le tableau suivant pour s'en cûiav^'iicre :
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On voit aussi dans ce. tableau que l'augmentation est d'autant plus rapide que le courant est rendu plus intense eu donnant plus de surface aux électrodes.
1482. Si l'on fait varier de plusieurs manières en la^ geur ou en hauteur une même masse de liquide d'uni longueur donnée, l'expérience montre que le volume doué de la plus graude conductibilité est celui llins lequel les différentes parties du courant ont le moins de route à faire pour passer d'un électrode à l'autre. Ce fait explique pourquoi ou gagne en condiictibilifé, lorsqu'on rétrécit , et qu'on augmente en hauteur en même lenip» une certaine masse de liquide donnée en longueur, prise d'abord plus large que haute. — Bien entendu que ce résultats ue s'obtiennent que lorsque la surface desélec- Irodes est bien moindre que la section de la couche 11* quidc. Dans ces cas, on gagne toujours en con(^u^ tibilité en augmentant le volume ; mais on gagne d'autant plus que les nouveaux filets liquides ajoutés sont disposés relativement à la ligne la plus courte qui réunit les deui électrodes , de manière à faire parcourir aux coûtants dérivés la plus petite route po.ssible. Ce même principe explique aussi pourquoi la conductibilité n'est pas égale avec des électrodes constants, suivant qu'ils plongent ou dans les couches du foud, ou dans les couches supérieures , ou dans les couches moyennes. Le ninximuni ilc conductibilité se trouve dans ces deux dernières.