CHAPITRE IV
é ii'iiugiticiitrt pas par un plus grnnd nombre de fcuples. J^e reiiiplaceincnt dus diapliragiiies luélalliques \t des couches licjuide^ |)1us cundttctriccs a bien de inpoi'tancc, parce qu'il établit qu'une des causes de la Jrle produite par les diaphragmes, est le cliaugemeiit de ■uducteur, et non les polarités secondaires qui se dé- Uoppentj car comment a(hnettre,.dil M. MaLlencci, 6e ces polarités se développent dans les liquides? Cepenpnt d'anciennes expériences de M, Vanbeck tendent à t>uver que les liquides peuvent également se polariser. I 11 ne me reste plus maintenant à exposer que les résulils auxquels M. Matteucci est parvenu , en étudiant les podifications qu'éprouve la propagation du courant, uand ou opère des c|iangements dans les conducteurs, Mt au pôle positif, soit au pôle négatif. On connaît déjà Js expériences qui ont été faîtes à ce sujet par Porret, tr moi, par M. Marianiui et par M. Delarive. M. Mat- (ucci a fait, à cet efï'et, usage d'un appareil (fig. y-j) i se compose d'un galvanomètre G à fi! double, d'une ■le P de 20 à 3o couples et faiblement chargée, et de feux boîtes égales en bois, AB, CD, séparées au milieu !ne membrane. En suivant la direction des flèches, i voit que le courant de la pile passant dans les deux Eodets de mercure S et S', se partage entre les deux boî- :s , tandis que les deux courants traversent les deux fils galvanomètre dans deux directions inverses. La difreiice de conductibilité des deux systèmes A B et G 1) ht toujoui's indiquée par le galvanomètre; dans le prcpier cas, on rend positif l'électrode A, et négatif l'élecfode D. Ces deux électrodes ont des dimensions égales; 1 deux autres, qui sont aussi égaux, sont l'uu D négatif et l'autre C positif; mais les deux premiers plus larges que les deux autres. Ou trouve, en général, que le système CD est plus couducleurque le système AB, c'està-<lire, celui qui a l'électrode positif plus étroit que l'électrode négatif. Ces différences sont d'autant plus grandes que la distance entre les électi'odes est plus grande, et le ^quideplus mauvais conducteur; en outre, queladiffé-
a3i^ DELAPHOPAG. DES COUR. KLKC. DANS LES LIQllIDH. 1
rence entre la surface des deux électrodes , pom- produire 1a ))Iii9 gifliido différence de propagation, doit varier avi'C cette dislAnce, et en raison inverse de la conductibilité du lic[iiide.
On observe encore d'autres différences; il faut pour cela employer des séparations en iiiembrajies dans les boîtes : A est rempli à moitit" de liquide, B l'est critièrcinwl; D est également rempli à inoilié,etC entièrement. D'aprJi cette disposition dans la boîte A B, le couraut va d'une moindre masse ttqnide à une plus grande, tandis que dans l'autre, CD, le courant va de ia plus grande masse liquide à la moindre. On trouve alors que dans la bo'Hi A B In conductibilité est meilleure que dans la boîte CD. Si l'on met en A Un liquide conducteur, et en B un mtiins bon conducteur, dans C le moins bon , et dans D le meilleur, on trouve CD meilleur conducteur que AB. Les liquides sont choisis de manière à ne pas exercer l'un sur l'autre d'action chimique; dans les expérience on a pris de l'eau distillée et de l'eau à peine salée. M. Matteucci a découvert encore une autre diftïrence en opérant avec deux masses. liquides assez longues et plaçant un diapbragnic métallique, dans l'une pris du pôle positif, et dans l'auti'eprès du pôle négatif. On dispose l'appareil pour que le. courant de la pile se distribue dans les deux niasses liquides et parcoure les deux fils du galvanomètre en sens inverse : cette disposition est indiquée fig. "^7.
Dans le liquide AB le diaphragme M est près du pôle positif; dans le liquide C D, le diaphragme M est près du pôle négatif. On trouve dans ce cas que A B est meilleur conducteur que C D.
On peut résumer de la manière suivante ces différences de propagation : En comparant des systèmes de conducteurs égaux avecune conductibilité inégalement distribuée, relativement aux deux lames qui ti-ansmetlentle courant, on trouve une différence dans la conductibilité; le meilleur conducteur est celui dont la partie qui conduit mal est près du pôle +, et dont la partie qui conduit bien est près du pôle — .