CHAPITRE V
solidifier, quand il est réduit à l'état d'acétate tribasique. En soumettant l'acétate neutre anhydre à l'action d'un courant provenant d'une pile de 60 couples, lequel courant passe en même temps dans l'eau acidulée d'un voltaîmètre, on observe les effets suivants : du gaz se dégage QMr la lame positive en même temps qu'une couche brunrougeâtre deperoxidede plomb est déposée sur cette même ]ame; au pôle négatif, on obtient du plomb. En recueillant les produits, on a trouvé dans une expérience : dans le voltaïmètre 6 cent. c. de gaz mêlés, qui correspondent à 3,2216 millig. d'eau décomposée , et 37 niillig. de plomb au pôle négatif. Ce résultat donne 1287 pour l'équivalent du plomb, nombre qui diffère très-peu de celui qui a été adopté par les chimistes.
Si l'on fait passer le courant dans une solution aqueuse d'acétate de plomb ^ on obtient la même quantité de
{)lomb pour la même quantité d'eau décomposée dans e voltaïmètre; il en est encore de même avec des solutions plus ou moins concentrées, il se dépose, comme dans l'acétate fondu, du gaz et une couche de peroxide de plomb. Le gaz est de l'oxigène pur et sa quantité est à peu près le -^ du mélange gazeux du voltaïmètre. La quantité de peroxide paraît être la même dans le sel fondu que dans le sel dissous.
i494- En opérant avec le nitrate d'argent fondu, il y a un grand dégagement de gaz nitreu}^ au pôle positif, et un dépôt d'argent au pôle négatif. Pour 6 cent cub. de mélange gazeux dans le voltaïmètre, on a 30 millig. d'argent. Ce nombre donne pour l'équivalent de ce dernier métal i356, nombre sensiblement le même que celui qui est adopté par les chimistes. On obtient encore un résultat semblable quand on fait passer le courant dans une solution de nitrate d'argent.
Les borates neutres de plomb et de zinc se comportent de même.
On voit donc que le courant électrique exerce la même action sur une combinaison binaire, soit qu'elle se trouve à l'état de combinaison binaire du premier ordre, ou
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n IVlat de combinaison binaire du second ordre; c'est à-dire qu'un oxide fondu est décomposé par le courant, comme cet oxide l'est tjuand il est coinbiDéavu ttii acide; de sorte que l'on peut admettre que les produits obtenus dans les solutions aqueuses de ce$ seit ne sont pas nécessairement des produits secondai
§ IV. Du rapport qui existe entre l'action du courant et le nombre relatif des équivalents chimiques iim entrent dans la combinaison décomposée.
i4g5. La détermination du rapport entre l'action cliiniique du courant et le nombre relatif des éqiiivalenl! chimiques qui entrent dans une combinaison soumise i la décomposition ëlectro-cliimique, est d'une très-granie importance, puisqu'elle peut nous donner quelques n» lions sur les rapports qui existent entre les afEiiités en vertu desquelles plusieuis combinaisons sont forinwi Malheureusement la chimie ne peut nous fournir pour les expériences qu'un petit nombre d^ combinaison!, qui ne renferment qu'un atome d'une espèce, combiné avec I, a ou 3 atomes d'iuie autre espèce; et encore psnnk celles que l'on possède il y en a peu qui soient fusibles, anhydres et donnant des produits qui n'attaquent pas la substance des électrodes.
M. Faraday est le pi'cmier qui ait fait des iTcbcfclitt à ce sujet : c'est lui qui a montré que toutes les combinaisons binaires, à l'état de fusion, sont décomposéfS par le passage du courant, lorsqu'elles contiennent un équivalent d'un corps combiné avec l'équivalent d'ini auli*. Il a avancé, en outre, que lorsque ces combinaisons sont formées d'un plus grand nombre d'équivalents, d'un équivalent avec deux équivalents, la décomposition cess< d'avoir lieu. M, Matteucci, comme on va le voii-, amodifiéun peu cette loi.
Le protochlorure d'antimoine , soumis à l'expérieDM, à l'état de fusion, a fourni des quantités de gaz et d'sih