CHAPITRE yi
Ton a trouvée entre l'alcool et les éthers et d'autres composés, on pouvait s'attendre qu'elle devait également avoir lieu entre l'acide pyroligneux et l'alcool dans leurs rapports yoltaïques, comme dans leur composition et leurs propriétés générales; c'est ce dont nous allons nous occuper.
L'esprit pyroligneux soumis à l'expérience avait une légère teinte jaune; sa pesanteur spécifique était de o,85i à 16°, 67 cent. Traité avec de la chaux étendue, il ne se dégageait point d'ammoniaque, soit à chaud, soit à froid. Par une simple distillation avec de la chaux vive en poudre, il devenait entièrement incolore et transparent. Après une seconde distillation avec de la chaux vive, sa pesanteur spécifique était de 0,808 à 16^, 67 cent.
i499- Avant d'exposer les résultais de l'action d'un courant sur ce composé, je rappellerai les principaux faits qu'on a observés en faisant réagir un courant électrique sur l'alcool.
I® Sous l'influence d'un courant électrique puissant, l'alcool absolu laisse dégager de l'hydrogène au pôle négatif, et aucun gaz au pôle positif;
a° En dissolvant de petites quantités d'acide, d'alcali ou d'un sel, dans de l'alcool absolu, l'action du courant vol* laïque est très-favorisée. ^oôoo ^^ potasse produit déjà un effet marqué ;
y En opérant dans des vases métalliques , il y a dégagement de gaz au pôle positif;-
4** La quantité d'hydrogène obtenue au pôle négatif est la même que celle que l'on recueille avec de l'eau soumise au même courant ;
5® Outre le gaz dégagé, il se forme dans le liquide plusieurs produits, qui sont les mêmes ou analogues à ceux qui résultent de l'oxidation de l'alcool , entre autres une matière résineuse, et de l'acide carbonique qui se combine avec la potasse;
6** Ces divers résultats indiquent que l'eau contenue dans l'alcool est le sujet immédiat de l'agent voltaïque;
a56 DF. l'état DES SELS HAT.OID. DANS LEUR DISS.,ETC.
l'eau le résidu, et le saturant avec de l'acide hydro-chloriquc, on a un précipité abondant de niatière résineuse,
I 5o6. M. Dobereiner f i) a observé aussi la formation cruiie niatière résineuse, en petite quantité à la vérité, dans une solution atcooliciue de potasse, souiniseà l'action d'un courant; mais il n'a point fait mention ttu dégagement de gaz à l'un dfs deux pôles, comme l'indique M. Connell; il se borne seulement à considérer ta formation de cette matière résineuse, comme un efièl de l'oxidalion de l'alcool.
M. Connell, ayant recueilli le gaz dégagé, a trouvé
■ qu'ilétait formé d'Iiydrogène, renfermant environ-j^d'o»
gène venu du pôle positif; il est probable que le reste de
l'oxigène a été employé à produire l'action secondaire,
d'où est résultée la matière résineuse.
tSo^. Tout concourt à prouver que lorsque des solutions alcooliques d'acide, d'alcali et de sels oxacides, sont soumises à des actions voltaïques , l'eau de l'alcool est le sujet de l'action directe du courant, tandis que les corp* dissous, à l'exception des sels oxacides, ne sont pas décomposés. Quant aux solutions alcooliciues des sels lialoïdes, il est permis de croire, d'après la présence de l'flénieDt électro-négatif au pôle positif, du moins avec des iodiires, que c'est léellement le sel lialoïde qui est directement décomposé, et que la quantité définie d'hydrogène, recueillie au pôle négatif, provient de la réaction du métal du sel lialoïde décomposé sur l'eau constituanle de l'alcool. Telle est l'opinion que l'on peut avoir aujourd'hui , concernant l'action des courants sur les solutions alcooliques en général, opinion qu'on peut encoi-e appuyer sur une foule de faits qui ne peuvent trouver place ici.
§ IV. De l'état des sels haloïdes dans leur dissolution dans Veau.
i5o8. On a longtemps agité la question de savoir si
(i) Ann, de poggeiid-, vol. xxiv, pag. 609.
} chlorures et