CHAPITRE VI
autres sels analogues ; niposés par elle , c'est -
'lit cKss
existent en solution à l'élat de chlorure ou d'Iiydrochloiatc ; mais aujourd'hui les chimistes sont généralement d'accord que la première explication doit être la seule adoptée, en raison des propriétés du chlore.
M. Connell a fait nue série d'expéiiences électrochiniic|UfS dont les résultats lui paraissent propres à faire adopter l'opinion opposée. Comme ces expéiiences ont donné des faits, je dois les faire connaître. 3e ne rappellerai pas tous les arguments qui ont été mis en avant pour soutenir l'existence des chlorures dans les solutions aqueuses, attendu que cette discussion n'est pas de mon ressort; je me bornerai seulement à exposer les expériences principales qui ont été mises en avant par M, Connell pour combattre cette doctrine.
îSog. Ue l'alcool absolu contenant -^ d'iodure de potassium en solution a été mis dans un tube de verre, communiquant de chaque côté an moyen de mèches d'asbeste, humectées d'alcool, avec une coupe de verre coDtenaot de l'eau; une de ces coupes était en relation avec le pôle négatif, et l'autre avec le pôle positif d'une pile de 5o plaques de a pouces. L'appareil est représenté 6g. 80. B est le tube qui renferme la solution alcoolique ; A et C les coupes remplies d'eau. En huit minutes, l'iode a commencé à paraître en C autour du pôle positif avec dégagement de gaz aux deux pôles. Quarante minutes après, on n'a pu découvrir aucune trace d'acide ou d'alcali dans la dissolution alcoolique en B, attendu que les deux éléments du sel avaient été enlevés. D'un autre côté, on a trouvé de l'alcali dans toute l'étendue du pôle négatif en A, tandis que l'on n'a observé nulle part de réaction acide. A la fin de l'expérience, l'îode était à l'état libre en C, sans qu'il y en eût aucune trace en B ou en A.
Avec une batterie de yi couples, de 4 pouces, et 3 tubes, l'iode a commencé à paraître en C au bout d'environ 4 minutes; 18 minutes après, on n'a pu decouvriini acide ni alcali dans la solttlion alcoolique eu H; V . 2' ptirfif. I 7
aSd DR l'état des sels HA.L. D&SS LECRDISS. ,ÈTC.
mais on a remarqué des li'aces d'acide sur l'asbeste B muiiiqiiaiilavec la surface (le l'eau positive en C,ell'alcill I s'est montré d'abord au pôlenrgatif. Au bout de Squrli d'heure, il n'y avait encore ni acide ni alcali en B, tandis que la réaction acide était bien marquée à l'éiidroil ' où elle s'était d'abord montrée. Il y avait en mémclemp) l>eaucoup d'iode libre en C
i5io. Mettons en regard ces résultats avec ceuxjpii ont été obtenus dans une solution aqueuse rentêraiaol j4 d'iodure de potassium, toutes clioscs restant l« mêmes comme dans rex]>érience précédente. On a ù\h serré d'abord une rraclioii acide sur le coté positif de 11 solution en B, avec de l'alcali sur l'asbeste entre A et Bi et dégagement de gaz aux deux pôles, et cela danst'M* pacëde i5 minutes. Pendant /(O minutes on ae voyait qaï de légères traces d'acide au pôleposilif et sur l'asbesleeotn B et C, tandis qu'une sorte de réaction acide continiMit dans le liquide en B, et une réaction alcaline au polt négatif et surl'asbeateen A et B, Une légère d écolo ratiou de l'eau avait commencé au bout de ce temps en C, sauf aucun cbangement de teinte en A ou en B.
Cette expérience a été répétée avec une forte soIutioB aqueuse d'iodure de potassium ; l'eau contenait un tien de son poids de ce sel : en 5 minutes, on a obtenu J^ traces d'acide sui- l'asbeste entre Bet C, avec de l'alcili au pôle négatif. £n i5 miuutes il y avait aussi une trace d'acide au coté positif de lu solution en B, tandisqil'tu pôle positif il n'y avait pas d'acide; En 4^ minutes, Il réaction acide du côlé positif de B était très-marqu», tandis que toutes les autres réactions acides l'étaient poi- Ou a observé aussi de l'alcali sur le coté négatif de fl el au pôle négatif. £n employant une batterie de 'ji paiitl de plaques de quatre pouces, on a eu un peu d'acide m pôle positif en 5 minutes, et une forte quantité d'acideio côté positif de B, en ]â minutes, avec de l'alcali au pôle négatif et sur l'asbeste voisiu. Pendant /|o minutes ht réaction en B a continué à croître et est devenue trèsforte, tandis qu'elle a continué à être très-léger les endroits où on l'avait observée auparavant.
GUA.P1TRE Vi. 35g
i5ii. Résumons les faits observés pour en tirer des conséquences relatives à la question qui nous occupe.
I^ Quand 6n opère sur des soliitions alcooliques de chloruré et d'iddure dans lés circonstances précédëm^ ment itidiquées, on n'a pas observé qu'il y eût de 1 acide produit, â"" Quand on emploie des solutions aqueUses de ces substances, les hydracidës correspondants sont produits dans les solutions. 3° Quand on fait usage dé^ solutions alcooliques^ les hydracides correspondants sont produits au point de contact des solutions alcooliques et de Teau aveb laquelle ils sont en communication. 4^ Les hydracides provenant de ces deux opérations sont transportés au pôle positif qui se trouve dans l'eau. Voyons maintenant les conséquences que M. Connell tire de ces faits :
Supposons, dit-il, que l'eau soit seulement décomposée directement dans la solution aqueuse, par une série de décompositions et de recompositions , suivant les idées reçues , jusqu'à ce que ses éléments soient transportés à leurs pôles respectifs; dans ce cas, on ne peut expliquer la production de l'acide dans la solution aqueuse, dans les circonstances décrites; si l'on suppose que le chlohure ou l'iodure seul soit décomposé directement, et que ses éléments se dirigent de la même manière vers leurs pôles respectifs, on peut faire la même objection. Si l'on admet, enfin, que l'eau et le chlorure du l'iodure éprouvent la décomposition électro-chimique, et que leurs élë^ ments qui se dirigent sur le même pôle,^ s'unissent dans leur route, ou bien que l'élément électro-négatif de l'eau s'unisse avec l'élément électro-positif du sel, et c|ue les deux autres éléments se combinent aussi ensemble, la première de ces alternatives se trouve en opposîtibn aVec le fait observé^ savoir ^ que l'acide en passant au' {iqle {)ositil' est l'hydracide et lion l'oxaeidë; La seconde ii'téÈt pas seulement en désaclH>rd avec les idées géliéralëm^ht reçues , que les éléments sont trabsportés par le cdurant k leurs pôles respectifs^ par une série de décompositions ^t de reedropositiotts) mais elle nâ ^'aeeeëde pm non plus
KU. OAltS UEtTB UISS. , y.TC.
"■ ' * ilïeot (Je l'eau, qm
; aiof donc, une
solution aqueiiK,
mr pour iioe double dpcom-
annbUble peut i-écllfmnl
paniîj4.sent doncsiiiïsnl
l'idée que tes clilorura
tels dans l'eau.
», «Tcwèi bn , peuvent être expliqua
hsWMlssoDt à IVlat dlivdro-dilu-
sel.
compose
è d acide
sTcan, ses principes Cûnsti-
1 Tollaîque, à leurs pôle
s bs etpnwncvs précédmles, l'acide diiit
B h pJbIïiiii , dn côté positif, et s'y accu-
■H^, s'A «9t fÊmàmÊl fhet npidrment que transporté
^■•riMap«iitf«e,ce qae dénnatre l'expcrieace.
PlMtf- liiiinadhi mi. i3 Emt se rappeler que ion-
^ ioat Àas Li solution , l'acide doit d'aboni
•! positif et se répandre dans le liquidf
f: irijiï quand les pôles sont au dïlà
. -.e doit cbemiuer de la solution
j... . - i.at interposée, et s'il u'est pas
Ermjportif j traTers l'eau aussi %-ite qu'il se forme, il «ikHt ^At-vtnnukr dans la solution. Je ne poursuivi-aî pas plte loin la dîsexission que M. Coaueil a soulevée, con- IratrwErtil à TopiaioD générale; je me bornerai à <iir« q-y<^ rvsume . ses expériences tendeut à mettze en évi- (WtKY l^ taits suivants : que dans une solution alcooiiqw d'jh-îAfS- d'alcalis et de sels baloïdes, l'eau de I alcool *#uleuwnl est décomposée.
Les plienoQièiies électro-chimiques ne prouvent pasque l'éther contienne de l'eau, attendu que lorsqu'on soumet à l'action d'une batterie de 5o piles de a pouces des solutions de potasse, d'acide chromique dans l'éther, il d')' a aucune apparence de décomposition, et le multiplicateur n'est pas affecté; taudis que daos les solutions