CHAPITRE IX
Tandeh fil négatif touche le pôle positif; l'autre ayant été lîlis d'abord en jonction avec le p6\e négatif- la feuille d'or revient à sa position pritilltive; tandis que l'kiltre jffole fcohserve sa tension:
Eti répétant \â même etpérience , Sans chàngier là pôèitibh du savon , le phénomène ne se présente plus une Héconde fois; mais en renversant de nouveau le âavon, "tifa pieùt lé t^epradûlre, et ainsi de suite. Il faut seulement avoir l'attentiôtî de ne rien changer à là manière dont les fils sotlt enfoncés dans lé savon, car pour péu cju'oh les dérange, les effets n'ont plus lieu.
Ces phénomènes et d'autres analogues, que je ne rap- |)orte pas ici, montrent bien que la caus^ des phénomènes unipolaires ri'ejcîste pas primitivement dans le savon, liiais s'y développe après la fermeture du circuit; car le sayoh, c[Uoiqué toujours en rapport avec la terre, n'a pas, à l'instant même de la fermeture, le pouvoir de maintenir lé pôle positif dans sa plus grande tension; il ne l'acquiert qu'après un certain temps. Une fois qu'il là possède, il montre dans sa position retournée une force opposée relativement au pôle négatif.
Nous voyons donc qu'il s'opère dans le savon par l'àctiôh du courant un changement qui a un rapport déterminé avec la position de ce corps dans le circuit; au moyen dé quoi le savon devient un corps unipolaire négatif, et un corps unipolaire positif quand on intervertit le sens dii courant.
Il est évident d'après cela que l'on ne doit pas Rechercher la cause dé ces phénomènes ni dans Un pouvoir conducteur inégal du savon et des autres cdrps analogues pour les deux électricités, ni dans une résistance inégale qu'éprouve le courant en pàssadt du àavbn dans le métal ou du métal dans le savon, itiais bien dans le produit qui se forme au pôle positif sous l'influence dû courant ; toute la question est là.
Pour compléter l'explication , il ne reste plus maiiitenant qu'à trouver la nature du composé qui se forme sur le fil positif; mais ce coniposé est tout simplement
aSa DESCAiJSESQOi déter.l'uitip. danscert.coxd.
tance parliculière, qu'on peut prendre aussi, au lieudti conducteur liumide, certains métaux, sans nuire |)0<ir cela à la force du courant. Si du fil de laiton cuminuin-
3uant au pôle positif, on conduit dans l'acide dn m 'or ou de platine, le courant qni était d'abord arrêiê se montre avec une grande force, et toute tension ail pôle disparaît. T.'etain et le plondî produisent des efFelS S(;inblat)les , mais non pas tout à fait au tnême degré (jU l'or et le platine.
l5a8. Au lieu des Bis de laiton, on petit prendre dès fils de zinc, et même de cuivre et d'argent ; les effth sont tes mêmes.
On voit donc ^'il y a des métaux, tels que le ISiloD, lézinc, le cuivre et rarecnl,qui donnentàl'acidesulfuriqUe des qualités unipolaires; et d'autres, tels qiie lof, le platine, le plomb et l'étain , qui ne jouissent pas de cette propriété. Les premiers se recduvt-ent, par l'action des couraiits, décomposas non conducteurs, qiii ne A dissolvent pas ou se dissolvent difficilement dans l'âdilê, taudis (^ue les autres ne doiinent lieu à àticuu effet de ce genre.
iS-ig. M. Ohm a fait une série de recherches pour analyser les phénomènes produits avec de l'acide sulfiirique, en employant une pile de aS couples et un multiplicateur dont le fil formait 80 circonvolutions.
Les expériences ont été faites de la manière suivante: l'un des bouts du fil du multiplicateur a été soude à la plaque inférieure de la pile, et à sa plaque supérieure a été soudé un gros fil recourbé, en communication immédiate avec une plaque de cuivre horizontale. A côté de celte plaque on a mis le vase de verre destiné a recevoir l'acide sulfurique, elde l'autre côté une plaque de cuivre semblable à la précédente et soudée à l'aiitre bout dumilitiplicateui'. Des arcs de platine, d'or, d'argent, de cuivre, de laiton, etc., étaient préparés pour les expériences. La communication entre les deux plaques et l'acide a toujours été établie avec deux arcs tte même métal ; puis la déviation de l'aiguille aimantée notée de deux minutes eo