CHAPITRE I
ftotype; car il suHit de laver la poussière à plusieurs reprises, avec (lel'eaudistillée, pour lui enlever la propiiélé de réagir sur les couleurs végétales. Au surplus, si l'on verse quelques gouttes d'acide liyrlro chlorique dans l'eau
Ict que l'on fasse évaporer et cristalliser, on obtieut de fletits crisiaux de chlorure de sodium.
• Le hasalte, le tizidspath et différentes laves qui renferment de la potasse ou de h suude, produisent les «némea effets, quoitju'à un deglé différent; or, comme iai porphyrisation de ces diverses substances est accom- JiBgnée de pliospliorescence, signe indicateur d'effets élfictriques, on peut admettre qUe l'aotiou mécanique HjfRt pour décomposer les coips dans certaines limites, ^^■a Le fer uligiste, plusieurs silicates non alcalins, le ^^Hkrislal de roche, différents quartz, le sulfate de baryte, ^^VMtc.,chaunés préalablement et lavés ensuite avec de l'eau distillée, nedonnent point laréaction après la trituration; ÔD doit donc attribuer la réaction alcaline observée par Vàuqueliii à des corps étrangers adliérenls à la surface idu cristal de roche et contre lesquels il ne s'était pas mis yen garde.
lo3g. La chaleur dégagée dans la porphyrisation
l'ititervient-elle pas pour opérer la décompositioh qUe
jBous venons de signaler? Nous ne le pensons pas. Voici
s raisons : élevons jusqu'au rouge la température d'un
PfiPàgftlent de mésotype, plaçons -le après le reJVoidis-
' sèment sur un papier à réactif, avec une goiilie d'eftu;
L^M t>0 se manifeste aucune, réaction, firoyons-le ensuite, et
ftrès avoir lavé la pondie a plusieurs reprises avec de
■Pau distillée, chauffons-la jusqu'à ce qu'elle commence
glutlner ; elle ne manifestera encore aucune réaction
' Vloafiiie : mais il n'eu sera plus de même en la triturant de
DQUVflau ; elle se compol'tera alors cdmmc il a été dit
ci-dessus.
io4o. On facilite la décomposition des corps par la tporphyrisalion et le frottement, en leur présentant d'au- Itres corps dont les éléments peuvent réagir sur les leurs, l'a la manière des doubles décompositions.
30 DKS CUANG. CUIH. PBOD. DANS LES CORPS, ETC.
lo^i. Lorsque l'on bioîe dans un mortier d'agate, doi la surfece est Irès-sèchf , parties égales de rarboiiate de baryte et de sulfate de potasse chauffé préalablement au rouge pour en chasser l'eau interposée, it y a aussitôt réaction des deux sels l'un sur l'autre, formation de sulfate de baryte d'une part et de carbonate de potasse de l'autre, dont la quantité est suffisante pour rougir le papier de curcuma.
Si Ton irilure ensemble, dans un mortier d'agate, du nitrate de plomb et de l'iodure de potassium, dans les proportionsvouluespOurque les deux sels se décomposent réciproquement, la décomposition s'effectue en quelques instants et l'on a pour résultat, d'une part, de l'iodure de plomb, et, de Tautre, du nitrate de potasse. Le sulfure d'arfjent porpbyrisé avec le mercure est décomposé, 11 y a amalgamation de l'argent et formation de sulfure de mercure.
ro4^- Lorsqu'on passe rapidement un cristal de sulfate de potasse sur une plaque de calcaire, il y a aussitôt un indice de décomposition, d'où résulte formation de sulfate de cbaux et de carbonate de potasse.
Si l'on sounlet à la porpliyrisation un fragment de pyrite de fer (proto-sulfure), du poids de quelques décigrammes, la poussière change immédiatement en vert la couleur bleue de chou rouge. Un la lavant avec de l'eau distillée, celle-ci donne la réaction propre au protosulfate de fer.
Tous les faits que nous venons de rapporter pi'ouvent que lorsqu'une substance se désagrège par une cause quelconque, il y a séparation d'une portion des éléments des moicciïles qui étaient en contact. Celle observation est d'une grande importance pour l'étude de la décomposition des roches sur laquelle les variations de température exercent une grande influence.