‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 5)Chapitre 63 sur 231 · FORCE · texte numérisé non relu

FORCE

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D'après ces observations, pour obtenir des décompo sitious chimiques avec le courant provenant d'un seu couple, il faut disposer les choses pour que les lames de composantes ne soient pas polarisées; c'est ce qui arrive par exemple, quand elles sont en cuivre, et que le liquid soumis à leur action est du nitrate de même métal : 1 cuivre qui se dépose sur la lame négative ne réagit pa sur la solution de nitrate, et l'acide nitriquequise rend su la lame positive en se combinant avec le cuivre, acero'

aaa de i^ pile a coerant constant.

rintt;iisité du courant. Il en est (te rri^me pour toutnlei dissolu lions tnctallitjitfs lioiit les oxldes sont réduits jin* médtalemenl, pourvu t|ue l'on emploie des lames d'une nature convell:ll)lt^

laôG.Lesfiîelsdepolarisalion des lames déromposanlej sont d'une telle inipurlaiice pour t'élude des plicnom^ties eleclro-tliiniifjues, que nous croyons devoir entrer dam de nouveaux détails à cet égard.

'I^ courant à intensité conslatite éprouve des varialions, connue on vient de le voir, quand les lames de platine décomposantes plongent dans des dissolutions lalines dont les bases ne peuvent èlre réduites îrnméJiatenient. Ces variations no .sont pas dues entièrciueiit h II polarisaliun : une pailie doit être rapportée à la reaclioa des dis^olulions sur les corps étrangers adliércnts aux kuips de platine, comme on la dt-jà dit, et romme lu prouve encore l'expérience suivante :

Ayanï placé daus le circuit de l'acide suirnri(]iie eoif centré, on plongeaient deux lames de platine, l'aiguilll Aimantée fut déviée de 'iG" ; cinq nniiutes après elle u'é" tait plus que de 29"; elle descendit à aS" et resta longtemps dans celle position. Nul doule que la réaclrou iM l'acide sur les corps éliangcra adhérents an platine M fût la cause de cette diminution rapide dans l'intrmilé du courant. Nous avons avance depuis Ipiigleuip.s le prin> Cipe que la polarisation des lames décomposantes devait être altiibuée à la réaction, sur le li([uide environuant) des éléments déposés par le courant sur ces mêmes lainet, tnéme lorsqirc ce courant provenait du couple lé nroÎM actif, Ce principe peut èlre démontré à l'aide de rtiH^ tifs propres à conslaler la présence de quantités eitceïsi- Vcnienl Faibles {facide et d'alcali. On pniid un tube itcourbé en tl, dans lequel on verse une solution de set tnariu, colorée par l'infusioii de rbou rouge, et Ion met en communication les deux branches avec un seulcotl' pli' de l'appairil à courant constant, puis l'on inIl'oJuit dans le circuit [m multiplicaleui' à fil lourl. La dévialioa de faiguille eimaâlée est d'abord de 4S*j e'Ie àii^mi

CHAPITKE PSEUrER.

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:cpssivefneiit jusqu'à ileveiilr iiulti^. £n même lumps le buide contenu dans la branche jjosilive prend une teinte luge, et celui qui se trouve dans la branche négative i teinte verte. Ces deux réactions nous accusent la nîseni^ d'itn acide et d'un alcah dans les deux parties t licfuide soumis à l'action du couple. L'expérience suinte tend encore à prouver que la polarisation provient Lien du transport des éléments :

Prenons l'élément de la pile à intensité constante, et faisons conmiuniquer la l'aine de platine qui se trouve dans l'acide avec le pôle négatif d'une pile de 3o éléments, clinrgt^ comme à l'ordinaire, et la lame de platine qui plonge dans la dissolution alcaline avec le pôle positif 1 la manie pile; les deux laines vont se polariser pat nte du tinnsport de l'alcali sur la lame négative et de Ktde sur la lame positive. Si, avant cette expérience, n a mesuré l'inlensité du courant produit par l'élément ■land les den\ fils de platine extrêmes sont mis en tettion avec le multiplicateur, et si on ta mesure de nouf*au après qiie le même élément a été mis en communication pendant lo minutes avec la pile, on trouve que dans l'un et l'autre cas l'intensité est la même. Cependant il y a eu transport d'éléments sur les lames de platine. Mais celte absence de polarisation vient de ce que l'alcali s'est combiné immédiatement avec l'acide, au fur et à meure qu'il arrivait sur la lame de platine qui plongeait s l'alcali; tandis que l'acide entrait immédiatement en mbinaiaou à l'instant où il se déposait sur la lame hli plongeait dans l'alcali.

(m. Considérations sur les rapports qui lient les affinités aux forces électriques.

^llS'J- La mesure des affinités est une des grandes fBeslïons qui occupent depuis longtemps les philosophes. La théorie atomique a bien jeté quelque jour sur leur mode d'action ; jnais elle n'a pu parvenir encore à comrer ensemble les intensités des forces en vei'tu d«*-

aa4 coNSiDÉR. sdrleshapp. Qtii lietit les aff., etc. quelles une même substance se combine séparément avec deux autres.

L'affinité chimique des corps est la faculté qu'ils possèdent de se combiner les uns avec les autres, jusqu'à ce qu'ils se trouvent unis dans Ja proportion qui constitue leur état de saturation , c'est-à-dire, jusqu'à ce qu'ils pwdent leur affinité mutuelle et rentrent dans un repos parfait.

On a pris pour le rapport des affinités d'un corps pour deux autres, celui des quantités pondérables de ceux-ci que le premier peut saturer. Cette méthode, qui est rationnelle, ne donne pas néanmoins une idée exacte de la force qui mesure les aflinilés ; il faut recourir pour cela à l'électricité. On conçoit effectivement qu'un courant électrique, qui opère la séparation des éléments d'une combinaison, peut représenter la force qui maintient cette combinaison, et par suite servir de mesure à leur affinité réciproque; mais ta difficulté est de déterminer rigoureusement l'intensité du courant nécessaire pour opérer la séparation des éléments. Toute la question est là.

Depuis les belles découvertes de M. Faraday sur la nature définie et l'extension de la décorapositiou éleclrfr chimique, nous savons que le pouvoir chimique d'un courant électrique est en proportion directe avec la quantité absolue d'électricité qui passe. Ce principe aété vérifié pour la première fois sur le proto-chlorure d'élain, qui ne renferme pas d'eau. L'appareil était tellement disposé, que le chlore développé sur la lame positive formait du bi-chlornre d'étaiu qui se volatilisait, tandis que i "étain se déposait sur la lame négative. Voici les résultats d'une des expériences que nous lui devons:

La lame négative pesait 20 grains, et après que le dépôt eut été effectué, a3 grains 2. I>'étain tran.sporlé pesait donc 3 grains 2. D'un autre côté , la quantité d'oxygène et d'hydrogène provenant de l'eau décomposée par le même courant pesait 0,^9742 grains. 11 résulte de là que le même courant qui décomposait ce poids d'fi

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