‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 5)Chapitre 64 sur 231 · CHAPITRE PSEMIEB. 2l · texte numérisé non relu

CHAPITRE PSEMIEB. 2l

Sfcomposait aussi un poids de proto-chlorure d'étain qui contenait 3, a grains de métal. Il en a conclu dès lors celte proportion ; 0,^974^ ■ ■^i* ■■ 9 équivalent de l'eau : 57,9 ^'l^ivalent de l'étain ; résultat (jui est sensiblement le même que ci'lui que l'on obtient par les procédés ordinaires de la chimie. C'est en suivant une marche semblable que M. Faraday est parvenu à trouver les équivalents électro-chimiques d'un certain nombre de corps, qui coïncident parfaitement avec les équivalents chimiques ordinaires.

Le procédé employé par M. Faraday indique bien le» moyens de déterminer les équivalents des corps, mai* nullement l'intensité de la force qui agit à chaque instant. C'est cette lacune que nous avons essayé de remplir au moyen des appareils décrits précédemment.

laSS. Quelques développements sur tes rapports qui lient les affmités aux forces électriques sont indispeasables

On a remarqué depuis longtemps que les éléments qui sont combinés avec le plus d'énergie, sont aussi ceux qui sont décomposes avec le plus de force par le courant, et que les éléments qui sont combinés en vertu de faibles affinités, sont ceux qui obéissent le moins à l'action décomposante de rélectricilé en mouvement. Il paraît rcsnller de là que tous les corps composés se séparent sous l'influence d'un courant électrique, en raison de la force de l'affinité qui unit leurs éléments, IVI. Faraday a prouvé en outre, par des expériences décisives, ' qu'un courant qui traverse l'eau en décompose une portiou qui est exaclemrnt pioportionnelle à la quantité d'éleclricité que l'on fait passer, en supposant, bien entendir, que ta source d'électricité soit la même.

Quand cette électricité traverse une solution , elle rend aux éléments qui sont combinés les états électriques. qu'ils possédaient avant ta combinaison, et qui sont précisément ceux qui se sont manifestés quand la combinaison s'est opérée. Or, comme tout porte à croire ^AUe les états électriques sont dépendants des affinités , i\

aa6 cowsiDÉR. scn les rapp. qtji iikst les aff., etc. s'ensuit que, lorsque deux corps ri^agissent ]'uti surfaii- Ire, si Ton pouvait recueillir toute l'électricité qui devient libre, cette électricité servirait à mesurer les aflînilés, puisque la tension paraît eu rapport avec des aOînilés.

D'un autre côté, it est bien établi par les expériences de M. Faraday, i* que les pouvoirs électriques sont définis comme l'action chimique de réleclncité; a° qu'une quaiir lité considérable d'électricilé, sous forme de courant, ne décompose que peu d'élémenls; qu'un grain d'eau acidulée exige, par exemple, pour sa décomposition, uii courant électrique continu, fonctionnant pendant 3 minutes 45", lequel est suffisant pour maintenir à la chaleur rouge dans l'air, pendant le même temps, un (Il dcplaline de Y^^ de pouce de diamètre; i" que l'agent électrique est employé seulement à vaincre les pouvoirs électro-chimiques ; d'oîi l'on peut tirer la conséquence que la quantité qui passe est au moins égaie à celle que possèdent les molécules séparées, e'cst-à-dirc,quesi le pouvoir éleotrique qui tient combinés les éléments d'un grain d'eau pouvait devenir un courant, il serait égal au courant nécessaire pour séparer les éléments du grain d'eau; 4" qu'il existe un accord parfait entre la théorie des proportions définies et celle de l'aflîni té électro-chimique; d'oîi il résulte que Toq peut considérer les parties équïvalenles des corps, comme des volumes qui contiennent d'égales quantités d'électricité, ou qui ont des pouvoirs électriques égaux. Les atomes des corps qui sont équivalents l'un à l'aulrc dans leur action chimique ordinaire, possèdent donc des quantités égales d'électricité unies à eux.

M. Faraday mesure l'électricité qui passe dans une solution, au moyen de l'action chimique qu'elle produiL 11 emploie à cet effet ua appareil qui , placé sur la route du courant, peut servir à volonté d'étalon comparatif ou de mesureur absolu de réiectricilé. Cet appareil lui a servi à faire voir que l'action chimique décomposante d'un courant est constante pour une même quantité d'électricité, malgré les variations qui peuvent avoir

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lieu dans son Intensité, duns les dimensions des fîls ou plaques eni[>lnyés, rt la nature des corps condueteui'sau travers desquels elle pusse.

La forme des appaieîls décomposants varie suivant

nature des expériences que l'on a en vue. S'agil-il recueillir des substances gazeuses? il se sert de

bes droits gradués contenant cliaciui une lame de platine et un fil de même métal soudé avec de l'or et fixé par la fusion à l'extrémité feiméc du tube. Ces tubes sont lemplis d'une solution quelconque, par exemple, d'une solution d'acide sulfuiique dans l'eau; après en avoir rempli ces tubes, on les renverse dans un vase renfermant le même liquide. Quand il veut connaître l'influence qu'exercent les dimensions des plaques, il met tous ces appareils en communication les uns avec les autres et avec l'appareil voltaïque, afin que tout lé système soit traversé en même temps par le courant électrique. C'est en opérant de cette manière qu'il S. trouvé que la quantité de gaz: était sensiblement la même, ']uellc3 que fussent les dimensions des plaques et la 'Iture des liquides contenus dans les différents appaiils.

M. Faraday a disposé aussi trois appareils de manière que le courant, après avoir traversé l'un d'eux, se divisait en deux autres qui se réunissaient ensuite. 11 a trouva dans ce cas que la somme des décompositions dans le!> deux deruieis appareils était toujours égale à la décomposition dans le premier.

Il résulte enfin de toutes les expériences de M, Faraday, qu'un courant qui traverse l'eau en décompose una portion qui est exactement proport ioinicl le à la quantité d'électricité qui est passée, indépendamment des nombreuses différences de variation que celte électricité éprouve, pourvu cependant que la source ne cliange pas. Ainsi donc, en se garantissant de certains effirts secondaires, tels que des dissolutions ou l'econibiuaisons de gaz dans les liquides, les produits de la décoinpoéîtion peuvent servir à mesurer t'éleclricilé employée.

aa8 CONSIDÉR. SUR LES RAPP. QUI tIEHT LES AFE., ETC. 1

1 259. On voit parfaitement que, clans les expériences dé M. Faraday, il est inutile d'avoir un courant conslaot, puisque tons les appareils décomposants se trouvant liés ensemble, éprouvent tous en même temps les effels^es variations du courant; dès lors les résultats sont les mêmes que si ce courant primitif avait une intensité invariable. Néanmoins il n'est pas sans intérêt pour la science d'établir les rapports qui peuvent exister entre les effets produits et l'intensité de la force mise en mouvement par l'appareil à courant constant. La solution de cette question, si l'on veut remonter jusqu'à la force strictement nécessaire pour vaincre les affinités, présente des difficultés; mais nous ne la croyons pas impossible. Voici le résultat des premières recherches que nous avons faites à ce sujet, en faisant toujours marcher de front la lialance électro-magnétique et le multiplicateur à fil court:

Lorsque l'on fait passer un courant invariable dans deux solutions de nitrate de cuivre à différents degrés de saturation et communiquant entre elles, d'une part avec un fil de cuivre, de l'autre avec deux fds de même métal en relation avec l'appareil décomposant, la quautilé de sel décomposée est absolument la même clans les deux. On a pris a^'.S de nitrate de cuivre sec que l'on a fait dissoudre dans iq^'',3 d'eau ; moitié de la solution a été augmentée de son volume d'eau distillée. I^s deux fils de cuivre qui plongeaient dans les deux branches négatives pesaient chacun o^'',3385. Après 48 heures d'expérience, ces fils pesaient chacun o^,36; ils avaient donc gagné en poids o^''-,02i5. L'intensité du courant exprimée en poids était représentée par o^'^ooS.

La déviation de l'aiguille aimantée était égale à 66°; l'intensité du courant ayant été diminuée de moitié, ta déviation n'a plus été que de 45". La quantité de cuivre réduite dans l'espace de 48 heures a été trouvée égale à o^'',oi, c'est-à-dire, moitié de ce qu'elle était dans l'expérience précédente.

On a soumis le même fil et les mêmes solutions à rac^iqfi d'un courant faisant équilibre à o''",op4„B

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