‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 5)Chapitre 68 sur 231 · COURANTS INTERROMPUS · texte numérisé non relu

COURANTS INTERROMPUS

1270. M, Massow, professeur de physique au collège deCaen, a étudié plus complètement qu'on ne l'avait fait eucoi'ft, les effets pliysiologiques des secousses frëquemmeut répétées. Ce pliysicieu s'est servi à cet effet d'une roue dentée, d'un ruyon assez grand, à laquelle on imprime un mouvement de rolatiou à l'aide de la corde sans fin d'un rouet. Cette roue est métallique, ainsi que son axe , ses tourillons et les coussinets sur lesquels ils reposent. L'un des coussinets comuiuiiique avec l'ua des pôles de la pile, l'autre avec une inain de la personne soumise à l'expérience. De l'aulre main on saisit fortement l'un des bouts d'une liélice enroulée sur un cylindre de fer doux, et en communication par l'autre bout avec le second pôle de l'appareil voltaïque. D'après cette disposition, le circuit est formé de l'appareil voltaïque, de l'hélice, du corps de l'expérimentateur et de l'axe de la roue dentée. Le courant ne s'y manifeste pas quand l'hélice est composée de 4 ou 5oo mètres de fil; il n'en est plus de même quand le corps humain cesse de faire partie du circuit, c'esl-à-diie lorsque celui-ci est tout métallique. Cette condiliou est remplie quand le premier bout de l'Iiélice que l'expérimentateur lient a poignée est teiiuiné par une lame de ressort aplati qui, maintenue à sa naissance par un appui Gtlb, va presser

iài ÊF2- EHTSIQl» FBOO. Pi8 Res popç. mTEBRO^RSpar son extix'iiiîté libre une dent de la roue de métal. Aussitôt que Id roue commence à toiji'iier, ce circuit, qui est tout métallique, se trouve iuterrotnpu à l'instauloù la (lent pressre écliappe au rcssoitqui la touche; aloi's le premier circuit, celui dunt rexpéntuentatfiir fait partie, subsiste seul vl donne uaissanct; à unenve secousse. La roue continuant à tourner, une nouvelle dent vient toucher le ressort, et à l'instanl ou elle s'échappe, on éprouve une secousse aussi vive que Is prfr e fois. On conçoit parfaitement que la roue tournant d'une manière unifoi'uii', le même pliénomène se reproduit d'une manitre péiiudique au passage de chaque dent.

Toutes les fois que 1*3 mouvement de la roue est peu rapide et que les conlacis dea dents avec le ressQft H succèdent lentement, ou éprouve de très-vives secousscf. Quand le mouvement est sufllsamtnent accéléré, la !teii< sâtiou devient continue et se cliunjje eu une cotilractioD douloureuse, en une torsion des bras qui ne permet pM ^ l'expénmeutaleur d'abandonner les conducteurs métal? liques.

Ou est parvenu à luer un chat, en 4 ou 5 minutes, en le soumettant aux. décharges inpidement répétées d une pile composée <le quelques éléniciits seulemeiil; l<s musclei de l'animal se Irouvaienl alors dans un état téunique qui se manifeste toujours quand les effets électrir ques sont exaltés.

M. Maison a reconnu que, si le mouvement dç ta roue est très-rapide, la sqnsatioa diiniiiue par degrés et finit par disparaître entièieinent; dans ce cas les choseï se passent comme si le circuit était métallique, c'est-î,* dire, comme s'il n'était pas ioteri-ompu.

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