‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 5)Chapitre 69 sur 231 · CHAPITRE lY · texte numérisé non relu

CHAPITRE lY

Pl^pCÉDË POUR. RECpXSAITRE S'IL Y A ^pL^ITiqjf MU CUnSIN'.VISO.V CIIPIIQUE DANS LE CpSTApf D'CN SEL ET DE L'EAU, ET DESCRIPTION ^ L'HVCROHÈTRë TRERM0-ÉL£CTR{QU£.

la^i. M, Peltikh, pour lésourlre cette (|uestion, cjuî

ifaît déjà ('té abordée par nous (2Ç),etc.))Pni(jloie Ifscoii-

iflts élpctriqties produits dans les léactjoiis ctiiiuiqiiei

'les change meiils de leni péi'a t ure.

On sait que lorsque l^-s acides se coiiiliinent avec le)

lis, li'S eftits élei'lriqiies sont tels, en gi'néral, que

L'Iridié positive va ùi: l'alcali à l'acide, et lelectricité

iliye de l'acide à l'alrali.

,1 en est de mt^me dans lu combinaison de deux corps, liiï qui joue le rôle d'uelde prenant en gcnéral à l'antie ilectricité positive. Quand 11 y ashiipleinent solutioii.on n'observe rien de semblable , comme nous l'avons pronv^ il y a (|uator/e ans. Pour reconiiuîlre s'il y a coipliioaison ou solution, au moyen des effets électriques, on opèie de la manière suivante :

On attaclie deux capsules eu platine aux extrémiléf du fil d'un niultipliraleur de3,ooo tours, puis on établit la coniLiiniiication entre elles au moyen d'une mèche d'asbeste, d'un siphon en verre, ou bien en les rapprochant suffisamment pour qu'il n'y ait entre elles qu'un intervalle capillaire, qu'on remplit avec une goutte d'eaii. Dans l'une des capsules on verse de l'eau distillée, et ^iUds l'autre la solution qu'on veut examiner; si le corps

est solide et qu'on veuille reconnaître ce qui se passe au moment même de la désagrégation des particules, on remplace une des capsults par une pince en platine, entre les branches de laquelle on place ce corps, doot on plonge une pailie dans l'eau de l'aulre capsule. Les courants élcctn([ues indiquent alors s'il y a combinaison ou non; mais comme il y a en même temps élévation ou abaissement de température, M. Peltler a mis à proGt ces effets pour décider l'alternative.

1 272. Pour mesurer la température , ce physicien fait usage d'un appareil qui, en raison de sa grande sensibilité, remplit les fonctions d'un bon hygromètre. Il secompose d'un support de plusieurs couples tbermo-élec triques bismuth et antimoine, dont le nombre est au inoins de trois, afin de former un trépied , dont les extrémités supérieures touchent la capsule ([u'on pose dessus. On peut augmenter ce nombre jusqu'à huit ou dix; mais la difficulté de mettre en contact immédiat chacun des couples avec la capsule, en rend l'exéculion très-difficile; la capsule ellemême n'étant pas bien sphérique, laisse des intervalles entre sa paroi extérieure et certains couples qui, alors n'^ tant plus actifs, ne font plus qu'altérer 1» conductibilité du circuit total. Les éléments de ces couples ne se placent

F as comme dans les piles ordinaires ; ils doivent être mis un à côté de l'autre en forme de couronne , afin de faciliter le contact de chacun d'eux avec la capsule. Cette petite pile est en relation avec un multiplicateur dont les proportions varient comme lescouples qui la composent. Avec trois couples on emploie un multiplicateur de 38 tours, formé d'un fil de cuivre ayant 2"''',6 du section; pour les piles de cinq couples , un autre de 80 tours d'un fil de moindre diamètre, et enfin de 1 5o tours pour celles de dix couples. Cette pile, soutenue à quclcjues centimètres de hauteur par une tige vissée dans un socle, est parfaitement abritée des rayonnements calorifiques des corps voisins et des courants d'air qui pourraient iniluer inégalement sur la température des soudures. On les entoure de deux tubes en carton ou ea ivoire, laissant un vide

CHAPITBE IV.

: la pile et le c

■ tube,

1 centimètre entre 1, pareil vide entre ce tube et te second, chacun d'eux bien clos dans la partie inférieure avec une bande de papier collé; le second tube est ferme à sa partie supérieure pai' un disque en papier percé d'un trou assez grand pour laisser toucber la pile par la capsule, et en m^me temps pour clore l'intérieur en circonscrivant la capsule par son milieu. La fig. lo donne une idée de l'appareil :

A, Disque en bois pour soutenir les couples, et au-

quel on visse la tige qui le supporte et le fixe au socle.

B, B, B. Trois couples bismuth et antimoine, formant le

support thermoscopique.

C, ■ Multiplicateur.

D, D. Capsule en platine remplie d'eau distillée, qui

doit être placée sur les couples.

E, E. Cylindre de carton.

, F. Récipient.

Lorsqu'on veut employer cet appareil comme hygrolètre, on recouvre le tout d'un récipient à douille, afin âe laisser un libre accès à l'air, tout en interceptant les courants qui augmenteraient l'évaporation en dehors. Ce récipient est lui-même entouré d'une chemise en papier afin d'arrêter les effets du rayonnement. On met de l'eau distillée dans la capsule, et la seule évaporation spontanée produit un abaissement de température qui varie ordinairement de ^o à 60°. Cet hygromètre est fondé sur le même principe que celui de Leslie, c'est-à-dire, sur le refroidissement produit par l'évaporation spontanée d'un liquide. L'eau du vase s'évapore moins dans les temps secs que dans les temps humides, il s'ensuit que les soudures supérieures de la pile sur lesquelles repose la capsule se refroidissent moins dans le premier cas que dans l'autre; l'intensité du courant thermo-électrique peut servir alors à apprécier la diffé- ;uce de l'évaporation.

4^6 PROC. POUR BECÔ*, S'rt T A SOL. ou COMB., ETC.

Ces appareils étarit fort si^nsibles, l'aiguille tlii mitltil plicilteiir drHve t'apiiletiiéni à ()o°; pour parer à cet tn> fconvénieiil, nii* jjlace dans le circtiil des coiidueteun supplémentaires qui dimliiiient liiitcnsite du courant cl ramènent rHigiiille v'c.ra les vingt preniiers degrés; on fôhne rnstiite des lalilés ((iiî doiiiient les ràppoi'ls enti% lés déviations àe l'aiguille aîmanlée, les iiilensUés 'àa courant et lès différeiibes de température qui leut- donnent naissance; on a ainsi une éclielle fort étendue, qui peut commencer à i So" ^u-dessus de zéro, et s'abaisser d'une manière indéfinie. Pour comparer cet inslrnmeiit, on n'a besoin que de connaître l'exlrèine sécliei-esse qu'on produit avec du cld^rure de cuit;! uni, placé sous un récipient Lien clos; quand la saturation de l'air ne jirdduil plus de vaporisalioli, la capsule reste à la lemp^ f;alurc ambiaule et l'aiguille à zéro. I)ès lors lor.'^qu'orii déterminé la force con'csporidanle au uoiiilire de degi-es donnés par l'exli'ême .'iéclieressiî, on divise cette fop'ceea cent parties correspond an tes aiix reni tiegrés dés liygro^ mètres ordinaires, et l'on [)eut ainsi toujours leur coln^ ■pAïeb les dt-grés que l'on a trouvés.

L'àppah-il qilè Hoiis venons de décrire peut servir aiK âvarilage pbiir étudier les cliangeinents dfe teinpéi^lutt qui ont lieu dans les actions cliiiiiique-;; mais il faut pour bêla que la capsule qui repose sur la pile lliermo-élcctpîqtié soit ime des d'eux qui se trouveiit dans le rlrcuît éleclfo-cliimique précédbmmeiit décrit. Au moyen de c*l àrraugèrneiit l'appareil l'enlerme deux mulliplieatpurs.

Pour savoir s'il y a combinaison oii simplement solution h l'instant où deux liquides, doni l'un est de l'eaii distillée, sbnt t-u contact, M. Peitîcra fait un ^l-aiid noiiibre d'tspériencés, dont les l'ésullats sont consignés dans le tableau qu'on troirvera ci-après: nous rappellerons tju'il y a solnllon quand il y a produclion ,de froid, fet fcbfllbinaison (jiiand il y a dégagement de clialeilr. , 1273. Pour ret-oiinaîti'è les effets électriques qui tb îHanifeslent quand bu élève ou qu'on abaisse la temp^ ratuie d'un liquide, on verse de l'eau distillée dans les

fcMipirril; i*. 347

E MpstilS îrlinies par l'un dés iroîs în^ens în(!îqtt^ i haut tïten relation égnli'uierilavec un inulliplieattitir jflro-cliiniiqiie, puis 011 cliaufTe l'urir d'ellifs. On Irbuvè epetidant tout le lemps que lu leinpéralin-e s'élève, il * a iin courant positif inâidiaut de l'eau rliaude à l'eau froide, et que pendant le temps nue lé rerrbidissebienl s'opère le courant suit une ilireclion inverse. Cet effet du renversement du courant a Heu avec les alcalis et avec loua les corps qui se comporleiit comme tels. Les subslances, au contraire, qui se comportent comme les acides, ne présentent pas celle inversion dans le sens du courant ; l'acide froid joue toirjourti le rôle d'alcali, et râcicle t;liau(l te rôle d'acide.

Cet effet produit dans la réaction de deux substances liqmogènos ne différanl que par leur température, est-il du h une combinaison cliiinique ou à une action lliermbélèttrique? Pour décider l'allernativej il faut se rappeler que les courants thi'nnoélecirrquès étant produits par de leleclrieilé à faible tension et la molmlrc résistance les affaiblissant, pour conslaler leur existence il faut employer les multiplicateurs à fils les pliis courts. Dans les expériences ci-dessus, les deux capsules reth-

Elies d'eau distillée étaient réunies par une mèche d'asesle humectée de la même eau, et le multiplicateur était composé d'un fil fin de 3,0(jo tours, ce qui forme un circuit nullement favorable aux courants tliermoélectriqiies : mais pour ne point laisser de doutes sur la cause du phénoEnène, on a nniplacé le long multiplicateur par lui autre de i5o tours, et le courant est louibé de /lo à 3", résultat contraire aîix effets lliermo-élëclriques.

Ces effets, et d'antres que nous né rapporterons pas icî^ montrent bien que le phénomène électrique qui à Irëu dans le mélange de l'eau cli^iude avec l'eau froide a bien une origine cliimiqtre; mais quelle est la iiaiure de l'aci ion produite dans cette circonstàdcè ? C'est ce que nous i^noiOQS.

a48 PROC. pouK BECOîT- s'il t a, sol. ou comb., etc.

°sV2^ll2»ll = "=^l°-^32-|g=°S^fe=à=feV-Si

f ++++++++++++++ III I I 1 I [ I I I M I I 1

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CHAPITKE IV. 3^9

Les résultats consignés dans ce tableau montrent le l'on peut diviser les corps en trois sections: la pre- "ïre comprend les corps qui ne donnent aucun signe, des signes faibles d electricilé , soit dans leur désagréition, soitdans leur dilution : ce sont ceux qui donnent plus d'abaissement de température, en ayant égard à leur ;gré de solubilité; ta deuxième, les corps qui donnent des courants suffisants pour avoir une élévation de température qui diminue ou neutralise le refroidissement de leur liquélaction; et enfin k troisième renferme les corps dont nls indiquent une combinaison assez intense lour élever la température du liquide : ainsi le nitrate -d'ammoniaque fait partie de la première section; la solution d'iode et le chlorure de plomb font partie de la seconde; les acides sulfurique, nitrique. , . , les alcalis, font partie de ta troisième. La seconde et la troisième section peuvent être divisées en deu:i classes : l'une contenant tes corps qui se comportent comme les acides servant de tyles , et l'autre contenant les corps se comportant comme les alcalis types.

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