CHAPITRE V. a
encore davantage le fil , l'hélice se réchatiffe de nouveau, et revient à 82° quand on lui a donné une longueur de 12 mètres.
De ces résultats et d'autres analogues, que nous ne rapportons pas, M. Delarive pn a tiré les deux principes suivants, i" qu'un courant dirigé dans le même sens qu'un autre peut ou augmenter ou diminuer l'intensité du second , suivant les rapports qui existent entre les chemins qu'ils ont parcourus l'un et l'autre, quand, en partant de la même source, ils arrivent au même point; a" que pour produire les mêmes effets sur un courant qui parcourt toujours le même chemin, le chemin parcouru par l'autre doit être d'autant plus long qu'il est plus conducteur. On aperçoit facilement que les phénomènes que nous venons de décrire, s'ils sont bien constatés, seraient de véritables phénomènes d'interférences, qui conduiraient nécessairement à admettre que le courant électrique se propagerait au moyen d'ondulations très-longues, et dont la longueur serait d'autant plus considérable que le milieu, où la propagation a lieu,. serait meilleur conducteur.
On n'observe rien de semblable dans les courants voltaîques, parce que les sources d'où ils émanent ont une telle intensité que, si l'on ajoute un second conducteur, au lieu de déterminer la répartition de la même quantité d'électricité entre ce conducteui' et le premier, il s'écoule alors une plus grande quantité de cet agent.
M, Delarive a observé des phénomènes particuliers sur les suifuces des métaux qui transmettent les courants magnéto-électriques dans un liquide conducteur. Si l'on soumet à l'expérience de l'eau acidulée et que les courants y entrent à l'aide de deux fils de platine, le dégagement de gaz qui avait d'abord été considérable, diminue et cesse ensuite tout à fait. Les courants cependant n'ont
[)oiul perdu de leur intensité , comme on peut le voir par es effets produits sur le thermomètre métallique. Les fils de platine, dans ce cas, se recouvrent d'une couche noire épaisse de platine métallique très-divisé , qui pos-
a54 PfiOPR. G^NÉR.DESCOnn. iia.ghéto-^lecthiqtji:s, sède la facilité Je déterminer la combipaison des gas quand on iiitioduit le (il qui en est recoiivei't dans un mélange explosif. L'or et le palladium présentent d« effets absolument semblables, mais plus l'apidemeiit en* core. Il en est de même des métnuic qui sont attaqué) par les solutions, tels que l'urgenl , le cuivre et \c. plomb. L'Iiydiogèue et l'oxlgène recueillis étaient dans les pioportions voulues pour former de IVau. Ce résultat prouve bien que la poudre mctalliquu déposée sur les fils n'était pas mélangée d'oxide.
A mesure que le volume des gaz dégagés diminue, la tempéiatnre de l'Iii'lii'e introduite daiis le circuit s'élève et atteint iion maximum dès qu'il ae se dégage plus de gaz. C'est alors que le courant atteint son maximutq d'intensité.
M. Delarive, qui a clierclié à analyser li-s effets que nous venons d'indiqnei', s'est demandé si l'absence de réaction cliimiqnc qui a lieu quand les fils sont recouverts d'une couche de niéial Irès-di visée, ou bien lorsqn'oa fait usage de lames de grande surface, provient ou de ce qu'il n'y a pas réellement de décomposition, ou bien de ce que l'oxigène et l'hydrogène provenant de la décomposition, arriviint piesqu'cn même temps iiur les suc* faces métalliques, se recombinent par leur influence. Sans décider la question, il pense que plusieurs faiu qu'il a observes semblent appuyer la seconde ûpinion, qui cependant ne peut è're applicable au\ lames.
Relativement au dépôt d'une poussière métallique sur les fîlsen lames qui transmettent le courant, il se demande si cet effet ne doit pas être attribué à ce que i'oxigiiK et riiydrogène se dégageant alternativement sur la sBfr face des métaux, ceux-ci éprouvent une succession tellement multipliée d'oxidations et de réductions fj\i'd doit ea résulter une désagrégation totale du métal.
ÇH4PITRS yi-
iP POUVOIR cpiîDrçT^yB D^s cpRPS pqi;^
L^ÉLECTRICITÉ, ET DB LA. H£SUR£ DE LflK? TENSITÉ DES COURA^TS.
Y l**' O" pouvoir conducteur des métaux et âès* " liquides pour l'èlectriciiê émanant d'une source quelconque.
1377. I^o^t? nom sommes déjà occupé, tlang cpt ouvrage (1), du pouvoir roiidiirtcur des mélaux pour le fluide é!eclii(]iie; mais dt-puis la ptimicalion des di-iix preniier's voluiui'S, M. Pouillct ;iy;uit fait di- nouvelles recluTi'lics sur li' mûue suji^t, qui avail altiré éjjaiftneiit l'attention de Ohm il V a dix ans (s), nous allons faipe connaître les priticipauiL résullats auxqiiils ces deux pliysieieiis sont parvenus; reiis(.'mble des faits est piésenté d'une niiinièie si analytique par M. Pouiilet, que nous avonscru devoir faire un cliapitreà part de son travail.
Davy est le premier aifi ail aiuipncé que le pouvoir conducteur des fils ou baires de métal est en raison invei'se de leur longueur et en raison directe de leur section; mais il a plutôt eutreyu cette loi qu'il ne l'a
■5) Tomepl. page jS.
s) Jburu. (le Schweîer, a* série, t. Ziv, etc.
2 56 eu POtJV. CONDUCT. DES uix. ET DES LIQ., ETC. |
démontrée. Nous en prouvâmes immédiatement i
l'exactitude dans des portions détachées d'un circuit voltaîque; la marche que nous avons suivie pour cela est à l'abri de toute objection.
MM. Ohm et Pouillet ont envisagé la question d'une manière plus générale; ils ont déterminé le pouvoir conducteur dans un circuit complet, parcouru par de l'électricité émanant d'une source quelconque, la source faisant partie elle-même du circuit; leurs recherches oot montré qu'une source thermo-électrique restant la même, l'intensité du courant quelle produit est en raison directe de ^la section et de la conductibilité du Bl de métal qoi forme ce circuit et en raison inverse de la longueur du fil , la résistance de la source étant exprimée en fonction d'une certaine longueur du fil. La loi est donc la même que poui' une portion du circuit.
Rien n'est plus facile que d'établir les formules qui représentent celte loi dans des circuits homogènes, ensuite dans des circuits hétérogènes.
Supposons que l'on présente successivement à une même source thermo-électrique deux circuits différenti, dont le premier a une longueur A, une section Si«t une conductibilité C; l'autre, ayant une longueur L', une section S', et une conductibilité C, et que l'oQ désigne par T l'intensité du courant qui se développe dans te pi'emier circuit, et par X celle du courant qui st développe dans le second, on aura
Si l'on veut avoir l'intensité du courant produit par p^^ source thermo-électrique quelconque, lorsque le circuit est composé de divers conducteurs, de longueur, (le section et de conductibilité diflcrentes, on peut trè»facilement établir les formules des intensités. Conaidérons d'abord deux circuits différents, l'un homogène, ayant une longueur L, une section S, et une conduc-