SCR LES RAPPORTS MAGNÉTIQUES GÉNÉRAUX DES MÉTAUX
lagg. M, Faradat a publié quelques considcralîons, que nous devons faire ronnaîlre, sur le rapport magnétique des métaux, en s'appuyaut sur une idée assez généralement reçue en pliysique, savoir: que tous les métaux sont magnétiques comme le fer, mais à des températures très-différentes.
Ayant suspendu à des fils très-fins de platine des morceaux de plusieurs métaux dont il avait abaissé considérablement la température , il présenta ces derniei-s à 1 une des extrémités d'une aiguille astatique très-sensible, afin de voir s'ils étaient magnétiques ou non. Les expériences furent faites dans une atmosphère d'environ 23 degrés Farenheith. Les métaux suivants, soumis à des températures inférieures à la congélation du mercure, ne don- •Jièrent aucune trace de magnétisme.
L'arsenic. Le piomb.
L'antimoine. Le mercure.
' Le bismuth. Le palladium.
' Le cadmium. Le platine.
' Le cobalt. L'argent.
' Le chrome, L'élain.
t 1« cuivre. Le zinc.
f-L'or.
298 Sun LES RAPP. MAGNÉT. G^Pf^B. DES MÉTAUX.
M. Faraday a reconnu que le cobalt et le chrome, dans un Irès-grand ctat de pureté, ne sont pas magnétiques, et que, toutes les fois qu'ils possèdent celle propriété, ils ne la doivent qu'à des traces de fer ou de nickel que l'analyse indique.
i3oo. Cet habile pbysicien, après avoir vérifié les expériences de M. Barlowsurles conditions magnétiques du fer chaud , a cherché si le nickel se comportait comme le fer; il a trouvé que la température où il perd ses propriétés magnétiques est beaucoup plus basse que dans le fer, mais qu'elle est également définie et distincte. Chauffé et ensuite refroidi, ce métal reste no» magnétique longtemps après que sa température est descendue audessous de la chaleur visible dans l'ombre. Quelqun expériences lui ont indiqué que la température propre à enlever au nickel son magnétisme est d'environ d3q degrés. Il suflit d'un léger changement dans cette limite pour lui donner ou enlever cette propriété.
i3oi . Suivant lui, bien qu'on n'ait pas observé encore le magnétisme dans tous les métaux, parce qu'on n'a pu obtenir une température assez basse, tous les métaux cependant doivent avoir des rapports magnétiques semblables tels, qu'il y a pour chacun d'eux une certaine température au-dessous de laquelle ils sont magnétiques à la manière du fer et du nickel, tandis que lorsqu'ils la dépassent , ils ne peuvent développer cette propriété; U paraîtrait donc que cette capacité pour le magnétisme dépendrait, comme la volatilité et la fusibilité, d'une relation particulière entre les molécules des corps.
i3oa, M. Faraday désirant connaître la relation entre la température qui enlèverait à un aimant son pouvoir sur le fer doux, avec celle qui priverait ce dernier de sa faculté d'agir sur l'aimant, a élevé graduellement la température de ce dernier. Il a trouvé qu'à peine au point d'ébullition de l'huile d'amande, il perdait sa polarité presque soudainement, et agissait ensuite avec un aimant comme du fer doux refroidi; qu'il fallait ensuite l'élever tout à coup à la chaleur orange pour qu'il peidit