CHAPITRE XIII
mensions que celui de l’instrument de déclinaison. Le collimateur , au moyen duquel on observe ses changements de position, est attaché à l’étrier et possède un mouvement azlinutal. Le fil de suspension passe autour d’une petite poulie, sur l’axe de laquelle repose l’étrier au moyen des Y renversés ; et l’instrument est muni d’une série de poulies semblables, dont les diamètres augmentent en progression arithmétique] (la différence ordinaire étant d’environ ^ de pouce), afin de faire varier l’intervalle des fils. Les intervalles exacts correspondants à chaque poulie à part ont été déterminés par l’artiste au moyen de mesures micrométriques trèsexactes ; on les a donnés dans le tableau III. Le même intervalle est changé à l’extrémité supérieure, au moyen de deux vis , l’une à droite et l’autre à gauche , les fils métalliques étant placés dans les intervalles des pas de ces vis, et leur distance réglée par la tête du micromètre. L’intervalle des pas de ces vis ( qui est précisément le même pour tous les instruments) est ^ , ou 0,02597 de pouce. La tête du micromètre est divisée en 100 parties; et comme une révolution de la tête correspond à deux pas de la vis, une seule division équivaut à 0,0006194 ou de pouce environ. La tète du micromètre a été ajustée avec soin par l’artiste, de sorte que l’index est à zéro lorsque l’intervalle des fils est exactement d’un demi-pouce.
« Dans cet instrument le collimateur est renfermé dans un tube léger attaché à l’étrier. L’ouverture de la lentille est d’environ •— de pouce, et sa longueur focale est d’environ 8 pouces. Les divisions de l’échelle sont les mêmes que dans le collimateur du magnétomètre de déclinaison; les valeurs des arcs correspondants ont été appréciées pour chaque instrument par une expérience exacte, et sont données dans le tableau II.
O Les principales parties de cet appareil, la boîte, le châssis et le support , sont précisément* semblaliles à celles du magnétomètre de déclinaison. Outre les parties déjà décrites, l’instrument est muni d’un aimant de
1 88 MAGjyiÎTOMKTRlî POUR LA FORCE HORKONTALE.
réserve , d’un poids de cuivre nécessaire pour déterminer le plan de détorsion des fils relativement au méridien magnétique, d’un thermomètre dont la houle est dans la boîte, afin de s’assurer de la température intérieure; et d’uu anneau de cuivre pour arrêter les oscillations.
« Ajustements. L’instrument étant placé sur son support , la base doit être mise de nouveau et tout l’appareil fixé. Ayant ensuite choisi une des petites poulies, et l’ayant assujettie temporairement avec son axe horizontal, le fil doit être enroulé autour; aux extrémités libres du ül passant à travers les trous correspondants dans le rouleau de suspension placé au-dessous, on doit attacher des poids, alors les deux portions du fil prennent leur position naturelle; les extrémités peuvent ■ être attachées au cylindre, en introduisant de petites chevilles de bois dans les trous. Les parties doivent alors être renversées et mises à leurs places; l’appareil de suspension reposant sur le cercle divisé , et le fil suspendu le long du tube.
a Le collimateur {son échelle ayant été d’abord ajustée au foyer ; cet ajustement a déjà été fait par l’artiste ) doit être vissé sur l’étrier, et ce dernier attaché h l’axe de la poulie au moyen de ses Y. L’aimant est ensuite introduit dans l’étrier et mis de niveau , et les fils enroulés sur la poulie jusqu’à ce que le collirnateunoxX. à la hauteur voulue.
« Ces préparatifs terminés, on devra opérer de la manière suivante :
a 1° Déterminer expérimentalement l’angle dont il est nécessaire de tourner l’alidade du cercle de torsion , afin de dévier l’aimant du méridien magnétique jusqu’à une position qui lui soit à angle droit, les deux positions étant simplement appréciées. Le cosinus de cet angle est approximativement le rapport de la force magnétique à la force de torsion , ou la valeur F
de la fraction Plus ce rapport est près de l’unité, plus l’instrument doit être délicat; dans la pratique, on