‹ Traite experimental de l'electricite et du magnetisme, et de leurs rapports avec les phenomenes naturelsChapitre 108 sur 327 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

vation, le ineilluur paraît être celui qui est en usage ortlinaircment, et dans lequel le plan du cercle coïncide avec le méridien magnétique; mais pour éprouver les axes des aiguilles et le limbe divisé de riustrument, il est à désirer qu’on puisse faire quelques observations dans différents azimuts, par exemple, à chaque 3o degrés du cercle azimutal, commençant avec le méridien magnétique. On en infère ensuite l’inclinaison d’après chaque double résultat correspondant, par la formule :

cot,* 6 = cot.* ^ 4- cot.*C ;

'( et î^' étant les angles d’inclinaison observés dans deux plans à angle droit l’un avec l’auti’c. Là où l’inclinaison est grande (comme à Montréal), cette méthode ne servira qu’à éprouver une partie limitée de la circonférence de l’axe et du limbe. Dans ce cas, la meilleui’e marche paraît être celle indiquée par le major Sabine (i), savoir, de convertir une des aiguilles temporairement en une aiguille modifiée suivant la méthode de Mayer, par un contre-poids de cire à cacheter, et de déduire l’inclinaison d’après les angles de position de l’aiguille équilibrée par la formule connue de Mayer. I^s observations indiquées ici étant faites avec soin^ et les changements d’inclinaison éliminés de la manière ci-dessus expliquée, la différence observée entre la moyenne et le résultat obtenu dans le méridien magnétique devra être appliquée comme une correction pour les erreurs de l’axe et du limbe, dans toutes les observations futures faites dans le méridien.

Ces observations devraient être faites aux mêmes époques que celles de l’intensité horizontale absolue.

(i) Rapports do l’Association britannique, vol. vu, p. 55.

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VARIATIOirS DES ^LEMEITTS.

Variations des éléments. -

« Les variations des éléments magnétiques sont : i° le» variations dont la somme est une fonction de l’angle horaire du soleil ou de sa longitude , et qui retournent à leurs valeurs primitives à la même heure pendant plusieurs jours successifs, ou dans la même saison pendant plusieurs années. Celles-ci , d’après leur analogie avec les inégalités planétaires correspondantes, peuvent s’appeler périodiques. Les variations qui sont ou continuellement progressives , ou qui retournent à leur premières valeurs dans des périodes longues et inconnues; celles-ci peuvent s’appeler séculaires. 3“ Les variations irrégulières, dont la somme change d’un moment à l’autre, et qui (en apparence) ne paraissent suivre aucune loi.

O Les variations périodiques ( à l’exception de celles de déclinaison ) ont été peu étudiées jusqu’ici, et même, dans le cas du seul élément qu’on vient de mentionner, les résultats ont à peine été au delà d’une indication générale des heures de maxima et de minima , et des changements de grandeur avec la saison. Le sujet est néanmoins de la plus haute importance .sous un point de vue théorique. Il est évident que les phénomènes dépendent de l’action de la clialeur solaire opérant probablement au moyen de courants thermo-électriques qui les fait naître à la surface terrestre : au delà de ce premier aperçu , on ne connaît encore rien de leur cause physique. C’est encore une matière de discussion de savoir si l’influence solaire est une cause principale ou seulement subordonnée dans les phénomènes du magnétisme terrestre. Dans le premier cas, les changements périodiques ne doivent être considérés que comme les variations de cette influence ; dans le dernier, ils doivent l’être comme le résultat entier de cette influence, l’action, dans ce cas, ne servant qu’à modifler les phénomènes dus à quelque cause plus puissante.

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