‹ Traite experimental de l'electricite et du magnetisme, et de leurs rapports avec les phenomenes naturelsChapitre 14 sur 327 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

et W. Bailly, qui accompagnaient le capitaine Cook , l’ont quelquefois exécutée. Le capitaine Duperi-ey emploie encore une autre méthode que je .vais indiquer. Elle consiste à déduire rinelinaison magnétique des forces qui agissent sur l’aiguille aimantée, avant et après le rcnvei"scment des pôles , d’abord dans le plan du méridien magnétique , puis dans un plan perpendiculaire à ce méridien.

Si l’on représente par N le nombre d’oscillations faites par l’aiguille d’inclinaison dans le plan du méridien pendant le temps T ; par N' le nombre d’oscillations faites pendant le même temps dans un plan perpendiculaire; ^ et g l’intensité des forces magnétiques qui sollicitent l’aiguille .à prendre la direction de l’inclinaison dans le premier plan, et une direction verticale dans le second, on aura, d’après la formule du pendule,

d’où l’on tire N* : N'* -'g • g-

. Mais comme g est une composante de la force g qui agit dans la direction de l’inclinaison 1 , on a : g = g sin. 1, et par conséquent

Les résultats suivants montrent le degré d’exactitude que comporte cette méthode; nous l’appliquerons à trois e.xpérienees de l’intensité de l’aiguille d’inclinaison, qui ont été faites par le capitaine Duperrey dans sa campagne sur Iti Coquille.

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BOUSSOLE DES INTENSITES.

§ I®^ Description de Vappnrcil,

Cet appareil, Planche IV, fig. 5, est une boussole de déclinaison disposée pour compter avec facilité et exactitude les oscillations de ruignille aimantée, même les plus faibles.

Il se compose d’une boîte cylindric|ue en bois DD, recouverte d’une glace, au centre de laquelle s’élève un tube de verre B; dans la boîte se trouve l’aiguille aimantée F.

A l’extrémité supérieure de ce tube est adapté un petit appareil A, destiné à enrouler le fd de suspension. Cet appareil se compose d’une vis horizontale passant dans deux petites traverses verticales.

Dans l’intérieur de la boîte est fixé à demeure un arc de cercle en ivoire, ayant une amplitude de 6o®, et divisé en degrés.

La surface cylindrique est percée de deux' ouvertures E, E, diamétralement opposées et correspondantes au O de l’arc. Ces deux ouvertures, qui sont fermées par deux plaques de verre, servent h observer les oscillations de l’aiguille, au moyen d’un microscope K ou d’une lunette. Ce microscope glisse dans un cylindre horizontal , et peut être rapproche ou éloigné, de manière à le placer au point de vue de l’observateur.

A l’extrémité opposée au microscope est une vis de

CH.VPITRE V, 3l

rappel H, destinée à faire coïncider le (Centre des Qscillations avec le croisé des fils du microscope.

Dans l’intérieur de la boîte se trouve un double levier G, destine à faire dévier l’aiguille d’un angle donné. Ce levier est muni aux deux extrémités de deux petits cylindres verticaux, au moyen desquels on entraîne l’aiguille. Ce levier se meut an moyen d’un bras 1, placé au-dessous.

L’appareil repose sur un trépied muni de trois vis calantes L L L.

Il n’y a pas de niveau dans cet appareil , parce qu’au moyen des trois vis on peut déplacer le point de suspension du fil , de sorte qu’il se trouve au centre de l’arc de cercle de suspension.

§ II. Manière de se servir de V appareil.

On commence par desserrer deux petites pinces .i vis, situées sur la boîte, lesquelles permettent d’enlever le couvercle et le tube. On attacbe à la place de l’aiguille aimantée, au fil de suspension, (|ui porte un petit crochet, une plaque de laiton exactement du poids de l’aiguille, afin de détruire la torsion du fil, et on remet ensuite l’aiguille à la place de la plaque.

On se sert ensuite du bras de levier pour dévier l’aiguille d’uu nombre donné de degrés. Ou compte les oscillations à l’œil quand elles sont grandes, ou en l’armant d’une lunette si l’on craint que la chaleur du corps n’influe, ou bien on emploie le microscope si elles sont petites.

On a vu précédemment que lorsqu’une aiguille aimantée, horizontale, est dans sa position naturelle d’équilibre, si on l’en écarte, elle y revient en effectuant une suite d’oscillations , dont la durée dépend de la résultante des forces magnétiques terrestres dans le lieu où l’on opère, et du degré de magnétisme de l'aiguille. On se sert du temps employé par cette aiguille pour effectuer une oscillation , quand son magnétisme ne change pas , pour déter-

3a MANlfeRE DE SE SERVIR DE l’aPPAREIL.

miner l’intensité de cette résultante. A cet effet, on fait usage de la foi mule du pendule, attendu que l’aiguille qui oscille sous rinfluenco du magnétisme terrestre, se trouve dans les mêmes conditions qu’un pendule oscillant sous l’action de la pesanteur.

Si l’on représente par N et N' le nombre d’oscillations exécuté par la même aiguille dans le même temps T, et dans deux lieux ou l’intensité des forces magnétiques est g et g , on a , comme on l’a vu précédemment , d’après la formule du pendule ,

Les trois premiers fermes de cette proportion étant connus, le quatrième s’en déduit. C’est à l’aide de cette formule que l’on a trouvé que l’intensité du magnétisme va en augmentant de l’équateur aux pôles.

Cette fornfuile n’est point applicable à la force qui fait osciller la même aiguille lorsqu’elle est verticale, comme dans le cas où elle se trouve dans un plan perpendiculaire au précédent, attendu que dans ce cas , comme dans celui d’une aiguille qui se meut horizontalement, la force qui pi oduit les oscillations n’est qu’une partie des forces magnétiques du globe. Mais si l’on représente par N, N', îi” le nombre d’oscillations infiniment petites qu’exécute une aiguille pendant le temps T, lorsqu’on l’observe dans la direction de l’inclinaison , dans la direction verticale et dans la direction horizontale, on a, en représentant par les forces magnétiques qui agissent chacune dans ces directions ,

d’où = — r^, N’ = — ^ .

Mais comme g' ci g" sont les composantes de la force .^qui agit dans la direction de l’inclinaison , on a :

^'=g-sin, I, ■ g^zgcoi.l.

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