‹ Traite experimental de l'electricite et du magnetisme, et de leurs rapports avec les phenomenes naturelsChapitre 151 sur 327 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

la bonté de mettre à ma disposition un de ses journaux d’observation.

Les variations diurnes ont été observées avec les appareils de MM. Gambey et Gauss; les observations, avec l’instrument de M. Gauss, ont été faites régulièrement de septembre i838 à avril 183g, le dernier samedi de chaque mois, de cinq en cinq minutes , depuis le samedi midi jusqu’au dimanche midi; le chronomètre réglé sur le temps moyen de Gœttingue.

Pendant ces vingtjquatre heurës, on suivait en même temps l’aiguille de M. Gambey. Ces observations simultanées ont été faites dans le but de trouver le rapport qui existe entre la variation de la déclinaison et celle de l’intensité, ainsi que le rapport entre la direction et l’amplitude des perturbations qu’éprouvent les forces magnétiques lors de l’apparition des aurores boréales.

Les deux appareils de déclinaison étaient distants l’un de l’autre d’environ 200 mètres. Les courbes des variations diurnes obtenues avec chacun d’eux ont présenté la plus grande ressemblance, ce qui doit inspirer une confiance entièrd dans l’exactitude des résultats.

La boussole des variations diurnes a été observée également de deux en deux heures, sans interruption, de septembre i838 à avril 183g, et plus fréquemment encore lors de l’apparition des aurores, et aux environs des maxima et des minima.

On a fait , en outre , des observations de quart d’heure en quart d’heure , du 20 septembre au g octobre, du iq décembre au 8 janvier, et en6n du 16 mars au ^ avril :.on a eu ainsi trois séries de vingt jours chacune.

Voici les conséquences auxquelles conduisent les résultats de ces ti;pis séries ;

Dans la première série, on trouve que l’aiguille est à peu près stationnaire de 1 1 h. du soir à 7 h. du matin; elle commence alors à marcher vers l’ouest jusque vers I h. où elle atteint son maximum d’ecartement , puis elle rétrograde vers l’est jusqu’à ii heures du' soir,

aG'i DES VAR. DI.DRIT. DE l’aIGUILLE AIMANTÉE.

mais en reprenant un^ position qui n’est jamais la même que celle de la veille.

L’amplitude moyenne de cette variation est d’environ o° i5'.

Pendant la durée de cette première série, il y a eu huit aurores boréales ; on a donc dû, en calculant l’amplitude moyenne, rejeter les observations qui indiquaient que l’aiguille avait été influencée par ces aurores ou par des causes quelconques. La déclinaison moyenne a été trouvée de io“ 9' N.-O.

Dans la deuxième série, c’est-à-dire, du 18 décembre au 8 janvier, il y a eu absence de soleil, et la température s’est abaissée jusqu’à %l\ degrés centigrades. On a observé, en outre, 16 aurores boréales qui ont causé dans la marche de l’aiguille des perturbations telles que l’on n’a pu suivre ses variations diurnes; cependant, en examinant avec attention les résultats, on peut en déduire les conséquences suivantes :

Pendant la nuit, l’aiguille n’a jamais été stationnaire; depuis I heure du matin jusqu’à midi, la pointe nord déclinait vers l’ouest ; mais l’amplitude était si faible, qu’on ne pouvait déterminer avec exactitude l’instant précis du maximum. Â trois heures, elle reprenait sa marche vers l’est jusque vers une heure du matin; le maximum d’amplitude était d’environ 5 à 6 minutes, au lieu de i5 minutes, comme dans la première série.

La déclinaison moyenne était de 10“ i5' N.-O.

Ainsi l’absence du soleil sur l’horizon , en modifiant la variation diurne, a augmenté la déclinaison de 6'.

On a remarqué (|ue les déviations de la pointe nord vers l’est ont été plus fréquentes dans cette série que dans la précédente.

Dans la troisième série, du 16 mars au 5 avril, il y a eu quatorze aurores boréales, qui ont troublé presque constamment la marche de l’aiguille.

Le minimum de déclinaison a eu lieu entre 6 et 8 J1. du matin, le maximum vers 1 h. du soir. L’amplitude de la variation diurne était de 1 5 à 16'. Ces résultats

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