‹ Traite experimental de l'electricite et du magnetisme, et de leurs rapports avec les phenomenes naturelsChapitre 167 sur 327 · JANVIER · texte numérisé non relu

JANVIER

Hi

f SI ^

Païenne

Messine. «...

Pour les trois derniers ternies, la valeur des parties de l’échelle et le rapport d’après lequel ils ont été tracés sur le dessin, se trouvent auprès des chiffres d’observation.

Les courbes ont été dessinées approximativement d’après le temps moyen de GœttingUe indiqué en haut de chaque feuille, de manière que les mouvements simul- , tanés se trouvent toujours dans la même ligne verticale. On s’est arrangé pour faire entrer les courbes les unes dans les autres.

Quelques remarques particulières auxquelles donnent lieu plusieurs des termes auront de l’intérêt pour le lecteur.

IjC 28 novembre i835 et la nuit suivante, les observations à Palerme furent fortement troublées par le siroco; on fut même obligé de les interrompre pendant une heure et demie, et on n’obtint que des déterminations incertaines : il est probable que la plupart des oscillations ne furent pas dues aux influences magnétiques; cependant , on n’a pas voulu exclure cette courbe , attendu que dans la dernière partie de la matinée du 29 , où la

CnAPITRE II.

tempête était apaisée, on a trouvé une harmonie tout à fait satisfaisante avec les résultats obtenus dans des lieux situés plus au nord.

En général , les vents les plus violents restent sans influence sur l’aiguille aimantée; très-souvent on observe, à Gœttingue, pendant le plus violent ouragan, un état extraordinairement tranquille de l’aiguille. Il en est de même des orages, qui, non-seulement à Gœttingue, mais encore en d’autres lieux, ont une influence peu visible sur l’aiguille aimantée.

Je rapporterai encore quelques observations relatives aux mouvements qui ont eu lieu dans six termes. Dans les trois premiers termes d’été, on peut voir au milieu de toutes les grandes anomalies , apparaître le mouvement régulier de chaque jour, en ceci seulement, que les courbes montent dans les heures de l’après-midi, et descendent dans celles de la matinée. Dans les trois termes d’hiver, on peut à peine en apercevoir quelque chose; le tracé régulier est envahi par le tracé irrégulier où il se perd entièrement. Dans les années i834 et i835, il y a eu quelques termes où la marche régulière n’a été troublée par aucune anomalie considérable, tandià que les petites anomalies n’ont jamais manqué.

Mais ce qui rend les mouvements anormaux si remarquables, c’est le grand accord que l’on trouve jusqu’aux plus faibles nuanees , en différents endroits; accord qui se montre même dans tous les lieux d’observation, seulement avec des valeurs différentes. MM. Gauss et Weber n’ont pas clierché à expliquer ces divers effets, qu’ils appellent des hiéroglyphes de la nature; ils se bornent pour l’instant à observer des faits : voici quelques réflexions qu’ils ont présentées, à cet égard.

Les anomalies ne sont que de légers changements dans la grande force magnétique terrestre, dus probablement à des effets magnétiques du globe, ou qui ont lieu peut-être en dehors de notre atmosphère.

Il ne faut pas pour cela abandonner l’ancienne idée, que la force magnétique principale a son siège dans la

Page 1