chapitre VI
Règle cC arrêt. — Il est De'cessaire, pour faire promptement et avec exactitude les observations, de pouvoir modérer à volonté les oscillations ; on y parvient au moyen de la règle d’arrêt. Cette règle est tout simplement un barreau aimanté, de même longueur et de même largeur que le barreau principal, mais d’un poids quatre fois moindre. Lorsque l’observateur est placé derrière le théodolite, à une distance d’environ 5 mètres et du magnétomèfre, et qu’il tient ce barreau horizontalement et à angle droit par rapport au méridien magnétique, ' on observe, dans le cas où elle est fortement aimantée, une déviation d’environ i' vers l’ouest, si le pôle boréal . est tenu dans la direction de l’est, et vice versa; sa déviation diminue au fur et à mesure que la lame se rapproche de la position verticale. M. Gauss recommande aux observateurs de s’habituer à l’usage de ce barreau.
§ III. Usage du nmgnétornètre et marche à suivre dans les observations.
Le magnétomètre dont je viens de donner la description, est destine à mesurer la déclinaison absolue, l’intensité du barreau aimanté et les variations diurnes.
L’aiguille ou le barreau aimanté, qui en forme la partie principale, étant très-rarement en repos, il est presque impossible de déterminer immédiatement sa position dans l’état de repos, comme on le fait avec les aiguilles de nos boussoles, qui n’ont pas, à beaucoup près, autant de sensibilité. Ou ne <loit donc pas s’attacher .à chercher la position que le barreau occupe au moment de l’expérience, mais bien celle qu’il aurait s’il se trouvait exactement dans le méridien magnétique. On ne peut y parvenir qu’eu remplaçant les observations immédiates par des observations indirectes' qui n’exigent pas un repos complet.
I^ première méthode consiste à observer l’aiguille aimantée ou le barreau quand elle oscille, de manière à remarquer sur l’échelle deux positions successives et
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extrêmes, un inaximuin et un miniinuin ; puis à prendre la moyenne, qui donne la position clierchée. Ce procédé néanmoins a besoin d’être modifié lorsque les oscillations ont une étendue considérable , attendu que dans ce cas l’aiguille n’oscille pas également de chaque côté du méridien magnétique; il ne peut être admis non plus qu’avec certaine restriction lorsque les oscillations sont petites. .
Dans le premier cas, la diminution successive de l’arc d’oscillation devenant perceptible d'une oscillation à une autre, la déviation du méridien réel sera moindre du côte du maximum, qu’elle ne l’avait été du côté mini- , mum précédent; dans ce cas, le terme moyen sera beaucoup trop petit. Par le même motif, le terme moyen qui lui succédera donnera un résultat trop grand; mais, comme la diminution de l’arc d’oscillation sera à peu près uniforme pendant quelques oscillations, on pourra considérer la moyenne des deux termes moyens comme étant d’une exactitude suffisante et pouvant représenter la valeur des trois élongations. Si nous représentons par a , b , c, (l, les valeurs des trois élongations qui se sont succédé sans interruption, J (^<7 i b + c) représentera la position du méridien magnétique au moment de l’oscillation.
On peut se servir de cette méthode toutes les fois que les oscillations ont peu d étendue , et que 1(!S variations de la déclinaison ne sont pas sensibles à de petits intervalles.
I.Æ .second procédé pour déterminer la position exacte de l’aiguille , quand elle n’est j)as en repos, est fondé sur ce principe, que le milieu des deux positions de l’aigtdlle correspondant toutes deux exactement à deux instants «jui diffèreiit entre eux d’une durée d’oscillation , coïticide avec le méridien magnétique dont la position aura été admise comme terme moyen entre ces deux instants , quelles que soient les périodes d’oscillation dans lesquelles ces instants puis.scnt tomber. Ce principe serait vrai, si des causes extérieures, telles que la résis-