DES LIGNES D’ÉGALE DÉCLINAISON
Après avoir fait connaître la déclinaison de l’aiguille aimantée en divers points du globe, ainsi que les variations séculaires, annuelles, mensuelles et diurnes, que l’on peut considérer comme régulières, et les variations irrégulières ducs à des causes accidentelles, telles que les aurores boréales, pour terminer ce qui concerne la déclinaison , et en vue du but que je me propose dans ce livre, je vais parler des travaux qui ont été faits pour grouper les observations de manière à pouvoir tracer sur le globe les lignes appelées dic'gale déclinaison^ dont on a essayé de tirer parti pour déterminer la position des pôles magnétiques; nous verrons bientôt que ces lignes ne peuvent avoir d’autre importance que de grouper les observations d’une manière méthodique, depuis surtout que M. le capitaine Duperrey, abandonnant les lignes d’égale déclinaison et faisant connaître les motifs qui l’ont engagé ày renoncei’, et qui seront exposés plus loin, a trouvé un moyen graphique à l’aide duquel il a déterminé la véritable figure des méridiens magnétiques, tels qu’ils doivent être considérés dans l’état actuel de la question du magnétisme terrestre.
On a vu que M. Ilansteen publia, en 1787, un atlas magnétique, dans lequel se trouve une carte des déclinaisons renfermant la réunion d’observations la plus complète que l’on ait faite jusque-là. A la simple inspec-