CHAPITRE PREMIER
tion de cette carte , on reconnaît le défaut de symétrie des courbes de déclinaison; on doit en conclure que les causes dont dépend le magnétisme terrestre sont réparties inégalement. On voit encore qu’il existe deux lignes sans déclinaison, l’une situe'e dans l’occan Atlantique, entre l’ancien et le nouveau monde, laquelle commence sous le 60° de latit., à l’ouest de la baie d’Hudson , s’avance, dans la direction sud-est, à travers les lacs de l’Amérique du Nord , traverse les Antilles et le cap St- Rocli, jusqu’à ce qu’elle atteigne l’océan Atlantique du sud , où elle coupe le méridien de Greenwich par 65“ latit. sud. Cette ligne est presque droite jusque près de la partie orientale de l’Amérique du Sud, où elle se courbe un peu au-dessus de l’équateur,
La seconde ligne sans déclinaison qui est remplie d’inflexions, commence au 60“ de latit. sud, au-dessous de la Nouvelle-Hollande , traverse cette île, s’étend dans l’archipel Indien, en se partageant en deux branches qui coupent trois fois l’équateur. Elle passe d’abord au nord de ce dernier, à l’est de Bornéo; elle revient eusuitc, et passe au sud entre Sumatra et Bornéo, et, tra* versant de nouveau l’équateur au-dessous deCeylan, d’où elle passe à l’est au milieu de la mer Jaune, elle se di* lige ensuite le long de la côte de la Chine, puis atteint la latitude de 71”, redescend de nouveau au nord en faisant un grand cercle semi-circulaire qui se termine à la mer Blanche.
Cook avança aussi qu’il existe encore une troisième lignesans déclinaison vers le point delà plus grande inflexion magnétique; mais elle n’a pas été suivie dans le nord; de sorte que l’on ne connaît pas son cours. Les voyageurs ont cherché aussi la série des pointsoùils pensaient que la déclinaison était lapins grande; Cook a trouvé une ligne de ce genre dans l’hémisphère austral, à 60° de latit. et t)'i" 45' de longit. occid., comptés du méridien de Paris.
Outre les lignes de non-déclinaison, M. Hansteen en a tracé d’autres qui les suivent et dont la déclinaison est
38o DES LIGNES ü’ÉGALE DÉCLINAISON.
de 5“, io“, i5°, etc. Ces dernières présentant une courbure sur elles-mêmes à leurs extrémités, il en a tiré la conséquence qu’il existe deux pôles magnétiques dans chaque hémisphère, dont l’un a une intensité plus grande que l’autre, et que ces quatre pôles ont un mouvement régulier autour des pôles terrestres , les deux pôles du nord allant de l’ouest à l’est dans une direction oblique, et les deux autres de l’est à l’ouest aussi obliquement.
Il assigne à ces révolutions, d’après les observations faites antérieurement à 1817, les durées suivantes;
. Au nord, pôle dont l’intens. est la plus forte, 1740311s.
Au sud, idem, la plus forte j 4^09
Au nord, idem, la plus faible, 860
, Au sud, idem, la plus faible, i3o4
En s’appuyant sur ces dates, M. Hansteen a déterminé par le calcul la position de ces pôles de 1800 à i85o; les résultats se trouvent dans le tableau suivant :
Ll FLDt VOAT rdLS HOID.
L< FLtS vo»
T fOlx son.
Longitude ouest*
Latlt. nord.
Longitude est.
Latit. sud.